Aurore Bui

FONDATRICE DE SOFTWEB

Aurore Bui est la créatrice et la directrice de Softweb, une entreprise sociale dont le but est de favoriser la réalisation de projets sociaux, et qui conseille les ONGs et entreprises sur l'évaluation de leur stratégie et la mise en place de nouveaux programmes. Elle est formatrice et intervient dans des conférences sur le thème de l'innovation sociale, la responsabilité sociale des entreprises et l'autonomisation économique des femmes. Aurore a 15 années d’expérience dans le conseil stratégique, la gestion de projets informatiques et le management des organisations à but non lucratif. Elle possède un diplôme d’ingénieurs d’une grande école française, un master du Kings’ College London et un MBA en gestion des Organisations Internationales (IOMBA) de l’Université de Genève. Elle est membre du comité suisse de l'ONU Femmes.

Un weekend pour passer de l’œuf au jeune poussin

Startup weekend est une initiative soutenue par la fondation Kaufmann dont le but est de faire émerger de nouveaux projets entrepreneuriaux. Organisée sur des formats atypiques de 54 heures intenses, ils permettent de développer des projets de création d’entreprise, notamment dans les domaines du web et du mobile.

Startup weekend est une initiative soutenue par la fondation Kaufmann dont le but est de faire émerger de nouveaux projets entrepreneuriaux. Organisée sur des formats atypiques de 54 heures intenses, ils permettent de développer des projets de création d’entreprise, notamment dans les domaines du web et du mobile.

Décliné dans différents éditions locales (Startup weekend Genève*, Neuchâtel, etc.), Startup Weekend a déjà fait naître de nombreuses entreprises. L’évènement rassemble des personnes aux profils variés et complémentaires, étudiants ou professionnels, par exemple développeurs, graphistes, marketeurs, juristes,… Une manière ludique de « tester son idée » auprès d’experts variés et d’un jury qualifié.

Depuis sa création en Suisse, Startup weekend a notamment vu émerger des projets à vocation sociale, qui ont trouvé dans ce format une nouvelle solution.

Alexis Moeckli, instigateur des Startup Weekend en Suisse Romande, nous répond.

 
Parlez-moi de votre parcours en quelques mots ?

J’ai étudié à HEC Genève et à l’Université de Grenoble l’économie et la gestion d’entreprise. J’ai ensuite participé au lancement de la Muse, le premier espace de coworking à Genève. Cela m’a vraiment donné le goût d’entreprendre. Je suis aujourd’hui responsable des Startup Weekend en Suisse romande et co-fondateur avec Mazala Tajmouati de cRAZY bRAINSTORM, une agence de conseil en créativité.


Startup Weekend, ça sert à quoi ?

Startup Weekend est un événement présent dans plus de 500 villes dans le monde qui permet de passer d’une idée à un projet en 54 heures. L’objectif est d’éduquer les jeunes à l’entrepreneuriat par la pratique. Les participants vivent en accéléré toutes les phases de création d’une entreprise (choix d’une idée, formation d’une équipe, modélisation du business model, réflexion sur les aspects stratégiques, financiers, marketing et finalement défense de son projet face à un investisseur). Il s’agit d’une véritable expérience mêlant coaching, team building,  leadership et networking.
 
Qu’est-ce qui vous motive à soutenir d’autres entrepreneurs ?

La passion ainsi que la satisfaction de voir éclore de très beaux projets portés par des gens formidables.


Au cours des dernières éditions, quels types de projets avez-vous vu émerger ? Pensez-vous que cela représente les tendances du futur ?

Les projets issus de Startup Weekend sont très variés et donnent un bon aperçu des tendances actuelles voire de celles à venir. Les trois dernières startups créées issues de Startup Weekend sont:  ClickDivorce, un site pour divorcer en ligne facilement; TawiPay, un comparateur de prix sur les transferts internationaux d’argent; et Becorpo, une plateforme proposant un large choix d’activités fun et originales de team bulding pour les sorties d’entreprise.


On dit souvent que les créateurs d’entreprises innovantes au niveau technologique sont en majorité de jeunes hommes dans la trentaine, issus de filières scientifiques. Quel est selon vous le profil de l’entrepreneur social ?

On ne peut pas parler de profil type de l’entrepreneur social en s’appuyant sur les critères d’âge, de sexe, de niveau de vie, etc. Cependant, il y a des caractéristiques communes que sont l’altruisme et le souhait de donner un sens à sa vie et celle des autres. A travers mes diverses rencontres avec des entrepreneurs sociaux j’ai constaté qu’ils ont tous une histoire personnelle qui les invite à quitter la voie classique pour créer des entreprises au service de l’homme et non l’inverse, au service de la société et de l’environnement. Et pour finir, cela va sans dire, les entrepreneurs sociaux se mettent également des objectifs de performance et financiers.

Si vous aviez un souhait pour le futur ?

En tant qu’organisateur des Startup Weekend, je vois de plus en plus de jeunes et d’adolescents parmi les participants. Ils ont des idées, une soif d’apprendre, de concrétiser, de se réaliser. Je souhaite que ces idées « made in génération Y et Z » puissent trouver un écho favorable en Suisse, que des structures adaptées puissent leur ouvrir leurs portes et apporter l’accompagnement et les moyens nécessaires à leur réalisation.

La Suisse ce n’est pas seulement du chocolat, des montres et des banques. L’entrepreneuriat est un réel enjeu pour notre pays et doit être considéré comme un vrai choix de carrière.

 

* Dates des prochains événements

Startup Weekend Neuchâtel du 25 au 27 octobre 2013

Startup Weekend Genève du 15 au 17 novembre 2013

 

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