Aurore Bui

FONDATRICE DE SOFTWEB

Aurore Bui est la créatrice et la directrice de Softweb, une entreprise sociale dont le but est de favoriser la réalisation de projets sociaux, et qui conseille les ONGs et entreprises sur l'évaluation de leur stratégie et la mise en place de nouveaux programmes. Elle est formatrice et intervient dans des conférences sur le thème de l'innovation sociale, la responsabilité sociale des entreprises et l'autonomisation économique des femmes. Aurore a 15 années d’expérience dans le conseil stratégique, la gestion de projets informatiques et le management des organisations à but non lucratif. Elle possède un diplôme d’ingénieurs d’une grande école française, un master du Kings’ College London et un MBA en gestion des Organisations Internationales (IOMBA) de l’Université de Genève. Elle est membre du comité suisse de l'ONU Femmes.

Méditer en entreprise : Pour retrouver du sens et créer le monde (du travail) de demain

La méditation est tendance ces jours. On en entend parler dans différents contextes, différents médias, parfois avec des sens incorrects. Car après tout la méditation, c’est quoi ? Au niveau de l’entreprise, différentes études ont montré l’impact des pratiques méditatives : des leaders ou des collaborateurs et collaboratrices.

La méditation est tendance ces jours. On en entend parler dans différents contextes, différents médias, parfois avec des sens incorrects. Car après tout la méditation, c’est quoi ?

A un niveau individuel, méditer, c’est faire attention à ce qui est présent au moment présent : dans nos têtes (çà, généralement, nous savons le faire), mais aussi/surtout : dans nos corps et au niveau de nos émotions. Pris dans les tempêtes de nos vies agitées, la méditation nous invite donc à nous tourner vers nous-même un court instant : pour nous sentir mieux et éviter nos modes automatiques habituelles. Réapprendre qui nous sommes en quelque sorte. Les programmes MBSR (Meditation Based Stress Reduction) et MBCT (Mindfulness-Based Cognitive Therapy) s’intéressent à notre stress voir à des symptômes dépressifs et nous apprennent à les apprivoiser.

Cette démarche individuelle est désormais promue ou facilitée par différentes entreprises, qui y voient a minima une manière de protéger leurs collaborateurs et collaboratrices, et dans certains cas, l’intègrent dans une véritable démarche d’entreprise. Car la méditation a aussi un fort impact collectif.

Au niveau de l’entreprise, différentes études ont montré l’impact des pratiques méditatives : des leaders ou des collaborateurs et collaboratrices. Sébastien Henry décrit dans son livre « Ces décideurs qui méditent et s’engagent »[1] cette nouvelle tendance et l’impact des pratiques méditatives sur les choix effectués par les leaders. En dehors des clichés habituels, la méditation n’est pas du temps pris au temps, mais une démarche, un outil pour créer de la valeur ajoutée. A Chambéry en France, l’entreprise Guichon Valves[2], spécialisée dans les vannes industrielles, propose à ses employés un moment méditation et pilote son entreprise par les valeurs. Surprenant à première vue dans un contexte industrielle, ce management atypique a montré des vrais succès au fil du temps.

Ces démarches peuvent se résumer au motto Otto Scharmer et Katrin Kaufer et leur équipe du MIT qui travaille sur ces thèmes depuis près de dix ans « de l’EGO- à l’ECO- système »[3] : comment créer un écosystème collaboratif utilisant les forces de chacun et chacune pour développer nos entreprises, créer des solutions au niveau sociétal, etc. en sortant des égo individuels. Basées sur la Théorie U et la notion de Presencing (contraction des mots anglais "presence" qui se traduit à l'identique et "sensing", la perception), elles incitent plutôt qu’à chercher à anticiper le futur à partir des énergies individuelles et collectives pour faire évoluer les sociétés, institutions, et économies.

Plus près de nous en Suisse, la plateforme Connexion[4] basée à Genève propose depuis 2016 différents entretiens en ligne avec des leaders, méditants et personnalités qui peuvent être des sources d’inspiration pour le bien-être personnel et l’action collective. On y trouve par exemple un entretien de Tho Ha Vinh, qui dirige les programmes de l’ONG Centre du Bonheur National Brut et propose à des entreprises ou villes de s’approprier ce concept. Le 21 Octobre à Genève, Connexion accueille Sébastien Henry mais aussi Michel-Maxime Egger, promoteur de la transition intérieure pour l’action collective, et qui a notamment participé à la création d’un groupe dédié à la transition avec Pain pour le Prochain. Une occasion de s’inspirer pour améliorer son quotidien et développer des projets hors normes au sein de nos entreprises et organisations.

 

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