Alimentation: qui paie?

Initiatives  Souveraineté alimentaire d’un côté et aliments équitables de l’autre, les deux initiatives populaires du 23 septembre ont attiré ma sympathie. Oui, moi aussi, je souhaite protéger l’environnement et la production indigène en consommant de bons aliments de saison, cultivés de manière durable et équitable. J’ai d’ailleurs commencé à le faire, en lançant mon propre potager. 

L’agriculture est un secteur à part dans le paysage politique suisse. De nombreuses lois ont déjà été votées pour maintenir l’agriculture indigène. Que dit la loi? La LAgr (la loi sur l’agriculture) détaille en 72 pages les aides directes qu’elle apporte au monde paysan et les exigences écologiques qui rejoignent complètement celles des deux initiatives. Comme préserver la biodiversité, la sécurité alimentaire, protéger l’environnement avec de sévères exigences en termes d’écologie et de détention des animaux. 

Des obligations à la hauteur des aides directes que la Confédération octroie aux paysans chaque année: 3,8 milliards de francs de paiements directs. Un chiffre qui serait largement sous-estimé, selon le laboratoire d’idées Avenir Suisse, qui estime le coût total de l’agriculture en Suisse à 20 milliards annuels (rapport publié le 7 septembre 2018) dont près de la moitié (47%) représentent les coûts supportés par les consommateurs qui paient leurs aliments 78% plus chers que dans les pays de l’UE.

Si nous renforçons les aides fédérales à la filière agricole et imposons encore plus de taxes douanières, qui paiera l’addition à l’arrivée? Le protectionnisme a toujours coûté cher au porte-monnaie du consommateur.

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."