Alex Franck

AMBASSADEUR HUMANISTE INDIGNÉ

Alex Frank fut Ambassadeur Humaniste auprès de Chefs d’États et Dirigeants. Il est le dernier représentant d’une lignée qui opère dans l’ombre depuis 2500 ans et est à l’origine des moments les plus éclairés de l’Humanité. Les membres de cette lignée sont les personnages les plus secrets de l’Histoire. Aucune encyclopédie ne relate leur existence, même s’ils l'ont rédigée. Vous ne les trouverez pas sur Wikipédia, bien qu’ils l’aient fondé. Seuls quelques gouvernants, artistes et scientifiques les connaissent.

Aujourd'hui retraité et sans influence, Alex Frank vit en Suisse, pays fondé par la lignée. Il sort aujourd'hui de l'ombre pour lancer un appel à la raison et interpeler directement l'opinion.

Retrouvez Alex Frank dans l'essai qui retrace l'histoire secrète de la lignée de Socrate à nos jours sur amzn.to/2kJrjzt

et sur Facebook @LeManifesteAlexFrank ou Twitter @AlexFrank1751

La liberté de la presse est-elle encore un combat?

Et si l'avenir de la liberté d'information et de la liberté de la presse se jouait en ce moment à Londres?

Crédits: Affiche Assange Amnesty Suisse 2020

Je me demande bien ce que dirait Edward Murrow en ce moment à propos du procès de Julian Assange, le journaliste et fondateur de la plate-forme d'information WikiLeaks.

Julian Assange a apporté une contribution historique au journalisme
(Reporters Sans Frontières, 20 février 2020, Paris)

La première partie du procès en extradition de Julian Assange vient de s'achever vendredi à Londres. Le procès reprendra en mai. 

Si l’Angleterre accède à la demande d’extradition des États-Unis, Julian Assange y risque 175 ans de prison en vertu de la loi sur l'espionnage qui lui ôterait d'ailleurs de très nombreux moyens de défense. 

Pour des crimes d'espionnage? Non, pour avoir informé sur des vérités contraires aux Droits de l’Homme en Irak, Afghanistan et Guantánamo et pour défendre une information libre dans une société libre.

Pourtant, le silence des journalistes est assourdissant.

La semaine dernière durant le procès, on a vu poindre plusieurs articles, reportages et interviews radio. Mais cela était-il dû au simple traitement de l'actualité du moment, ou à une véritable levée de bouclier, au-delà de la participation au buzz de la semaine, un instinct de survie de la part d'une profession qui se sentirait menacée dans sa mission d'intérêt public?

A noter toutefois cette conférence de presse de Reporters sans Frontières, lundi dernier à Paris, qui rappelle la "contribution historique d'Assange au journalisme", demande sa libération et l'asile par des États européens:

L'extradition de Julian Assange vers les États-Unis serait une atteinte au travail de tous les journalistes.
Aimer ou ne pas aimer Julian Assange, ce n’est pas la question. Accepter ou pas qu’une contribution au journalisme soit assimilée à de l’espionnage, c’est la question.

Si des journalistes pensent encore que le cas Assange ne les touche pas, ne crée pas un précédent dangereux, alors que dire du cas de Glenn Greenwald?

Glenn Greenwald est un journaliste américain, prix Pulitzer pour son travail sur les révélations d'Edward Snowden concernant les écoutes de la NSA.

Ce même Glenn Greenwald vient d'être mis en accusation le 21 janvier par le gouvernement de Bolsonaro pour "cyber-crimes", pour avoir révélé des faits de corruption au Brésil l'année dernière.

Les journalistes qui révèlent les vérités qui dérangent ne peuvent en théorie pas être attaqués. Alors, plus subtilement, on les attaque sur la manière dont ils ont obtenu leurs informations.

Ce qui est en jeu, c’est ni plus ni moins la liberté d’information, la liberté de la presse et la défense des Droits de l’Homme.

Dans ce combat pour la liberté, Julian Assange a déjà perdu la sienne. Entre 2012 et 2019, il a vécu reclus au sein de l’ambassade d’Équateur. Depuis 10 mois, il est emprisonné sous haute sécurité en Angleterre en attendant son procès.

Le rapporteur spécial sur la torture auprès des Nations-Unies, Niels Melzer, a dénoncé les conditions dans lesquelles Julian Assange est emprisonné, contraires aux Droits de l’Homme et qui s’assimilent à de la torture psychologique.

Julian Assange subit, comme Glenn Greenwald, ou comme les lanceurs d’alerte, la vengeance et l'intimidation de la part de ceux dont il a osé révéler les secrets.

L'objectif de ceux qui exercent cette pression est double: détourner les regards des vrais crimes qui, eux, restent impunis, et dissuader de toute nouvelle révélation. Quel type de régime agit ainsi ?

La démocratie ne peut reposer que sur une information juste et libre.

Le procès de cette liberté se joue en ce moment à Londres.

Pour conclure, je rappelle ces mots d’Edward Murrow, journaliste iconique de CBS, défenseur des droits civiques à qui l’on doit notamment la dénonciation et la fin du maccarthysme:

Nous sommes engagés dans une grande expérience
pour découvrir si une opinion publique libre
peut concevoir et diriger les affaires de la nation

C’était il y a 60 ans.

Comme disait Edward Murrow pour conclure ses émissions : « Good night… and Good luck »

>> À lire aussi: Bonne nuit et bonne chance

Du même auteur

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."