Alex Franck

AMBASSADEUR HUMANISTE INDIGNÉ

Alex Frank fut Ambassadeur Humaniste auprès de Chefs d’États et Dirigeants. Avec sa lignée, ils opèrent dans l’ombre depuis 2500 ans et sont à l’origine des moments les plus éclairés de l’Humanité. Ce sont les personnages les plus secrets de l’Histoire. Aucune encyclopédie ne relate leur existence, même s’ils l'ont rédigée. Vous ne les trouverez pas sur Wikipédia, bien qu’ils l’aient fondé. Seuls quelques gouvernants, artistes et scientifiques les connaissent.

Aujourd'hui retraité et sans influence, Alex Frank vit en Suisse, pays fondé par la lignée. Il sort aujourd'hui de l'ombre pour lancer un appel à la raison et interpeler directement l'opinion.

Retrouvez également Alex Frank sur Facebook @LeManifesteAlexFrank et Twitter @AlexFrank1751

« Nous ne reconnaissons pas le processus électoral, sauf si vous gagnez… »

Une élection, ou un gouvernement, serait-elle jugée plus ou moins démocratique selon qui la gagne ?

Pour qui veut exercer son sens critique sur les enjeux au Venezuela... voire même sur la Démocratie en général et près de nous.

Les élections au Venezuela viennent de se clore sur la reconduction contestée du Président sortant.

J'avais écrit un billet sur ce sujet il y a quelques mois.

Encore une fois, seuls m'importent la Démocratie et le peuple Vénézuélien qui doit pouvoir décider lui-même de son destin sans ingérence étrangère quand elle n’est pas légitimée par l’ONU et qu'elle n'est qu'à visée politique et/ou économique.

J'avais conclu:

Je sais reconnaître les injustices crasses que nos valeurs humanistes réprouvent.  Nous les avons refusées chez nous. Nous avons érigé un système plus juste. Mais c’est un défi quotidien que de le maintenir.

Si nous acceptons le travail de sape contre un gouvernement démocratique qui tente de réduire ces injustices là-bas, combien de temps faudra-t-il pour qu’on le tolère ici ?

De nombreuses voix s'élèvent aujourd'hui pour mettre en question la légitimité du processus démocratique de l'élection qui vient de se dérouler. Rappelons que l'opposition réclamait le départ du Président démocratiquement élu Nicolas Maduro (lire à ce sujet l'avis de la fondation Carter sur le processus démocratique au Venezuela [1]). En réponse, les élections présidentielles initialement prévues en décembre 2018 ont été avancées de quelques mois. L'opposition, soutenue par plusieurs pays étrangers, juge cela illégitime et propose de boycotter l'élection.

La participation fut plutôt faible alors qu'il y avait tant de monde dans la rue il n'y a que quelques mois et que l'on était au bord de la guerre civile. Malheureusement, ni l'ONU, ni la fondation Carter [1] n'ont accepté l'invitation du Venezuela de venir contrôler les élections.

C'est donc surprenant et inquiétant pour la suite, pour la stabilité et la santé économique du pays qui a tant besoin de réconciliation nationale et de travail bi-partisan. Quoi de mieux qu'une élection propre et légitime pour y arriver ?

Le résultat ne se fait d'ailleurs pas attendre. De nombreux pays, tout en disant vouloir aider le Venezuela, vont demander de renforcer les sanctions financières, ce qui ne fera que prolonger le chaos.

Pour qui veut comprendre les enjeux sous un autre angle, et sans apporter d'opinion tranchée, je saisis l'occasion de rapporter des faits, juste des faits.

Ils sont issus d'une interview du principal candidat de l'opposition Henri Falcòn sur CNN Espagnol le 4 mai dernier.

J'invite les curieux et ceux qui veulent exercer leur sens critique à aller jusqu'à la 11ème minute et 15 secondes de l'interview. En voici une traduction.

Lien vers l'interview sur CNN: https://youtu.be/Z1vab0argUk?t=11m17s

- Le journaliste : Le processus électoral n’est pas reconnu. Donc si vous gagnez, vous n’allez pas reconnaître le résultat. Comment allez-vous gérer cette situation ? 

- Henri Falcòn : Je vais te rapporter une discussion avec des fonctionnaires distingués d’un pays important dans le monde. Ils m’ont dit:

« Nous ne reconnaissons pas le processus électoral au Venezuela. Sauf si vous gagnez… »

 - Le Journaliste: De qui cela vient-il ? Les Etats-Unis, l'Espagne ?

- H.F. : Cela importe importe peu. Nous nous sommes réunis avec des ambassadeurs de l'Union Européenne, avec des pays importants du Monde, y compris le groupe de Lima [2].

 La question du journaliste est judicieuse. De nombreuses voix s'élèvent contre l'irrégularité de l'élection, mais cette déclaration de l'opposant vaincu est troublante.

La régularité de l'élection dépendrait donc du vainqueur ?...

 Good night and Good luck!

comme disait Edward Murrow à la fin de son journal télévisé sur CBS dans les années 50.

 

[1] Carter Center sur la démocratie au Venezuela : https://www.cartercenter.org/countries/venezuela.html. Le Carter Center a notamment oeuvré pour réduire la polarisation de la société et renforcer un journalisme professionnel non politisé.

Carter en 2012: « En réalité, sur les 92 élections dont nous avons surveillé le déroulement, je dirais que le processus électoral du Venezuela est le meilleur du monde ». http://bfmbusiness.bfmtv.com/bourse/carter-affirme-processus-electoral-venezuela-est-meilleur-monde-341476.html.

[2] Le Groupe de Lima se présente comme un médiateur dans la crise que connaît le Venezuela et comprend notamment Argentine, Brésil, Canada, Chili, Colombie, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Mexique, Panama, Paraguay et Perou

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