Jerome Gygax

DOCTEUR EN RELATIONS INTERNATIONALES DE L’IHEID

Docteur en relations internationales de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID, Genève), Jérôme Gygax est historien, chercheur associé à la fondation Pierre du Bois pour l’histoire du temps présent. Ses travaux portent sur l’histoire des idées, les nouvelles formes de diplomatie, l’utilisation des médias dans la naissance du soft power. Il s’intéresse aux relations entre le secteur public et privé, au rôle des réseaux et leur impact dans la politique internationale.

Publications récentes : Jérôme Gygax et Nancy Snow, « 9/11 and the Advent of Total Diplomacy : Strategic Communications as a primary Weapon of War » ds Journal of 9/11 Studies, Vol 38, July 2013 ; J. Gygax, Olympisme et Guerre froide culturelle, le prix de la victoire américaine, Paris, L’Harmattan, 2012.

Albert Einstein: génie politique?

On connaît le génie de l’homme qui a établi la théorie de la relativité générale et qui a eu l’intuition de l’existence des ondes gravitationnelles, validées à près d’un siècle d’intervalle[1]. On ignore en revanche souvent les positions d’Einstein, en tant qu’homme engagé dans les causes politiques et sociales de son époque. De son espoir d’entente entre les juifs et les arabes de Palestine, à son abhorration pour le fascisme et le militarisme et leur retour possible, en passant par sa lutte pour les droits civiques des noirs et autres minorités. De ses postures et de ses écrits qui lui ont valut d’être qualifié de « naïf » ou d’idéaliste quand il n’était pas l’objet des attaques des anti-communistes et des services du FBI, lui attribuant les conspirations les plus fantaisistes, on ne sait presque rien[2]. Il faut relire cet Einstein-là pour mesurer combien sa pensée sur l’éthique était aussi brillante sans doute que sa science physique[3].  Comment a-t-on pu séparer les deux hommes, le scientifique et le penseur, sans trahir sa conception de l’universel humain ? Sommes-nous capables d’un regard nouveau sur le contenu de son œuvre, portant sur l’éthique et les sources de la violence qui contredisent aujourd’hui comme hier les discours sécuritaires de ceux qui, armés d’une pseudo-science géopolitique, prétendent scinder des « types » de violence et qui la légitiment lorsqu’elle paraît servir leurs intérêts et la condamnent avec vigueur quand elle s’y oppose ?

Einstein avait exprimé son refus de l’uniforme et de la conscription sous l’Empire de Guillaume II ; après la Première Guerre mondiale, il avait déjà atteint un niveau de notoriété pour ses théories scientifiques qui lui permirent d’émigrer aux Etats-Unis en 1933, après avoir acquis la citoyenneté helvétique[4]. Au moment où l’Allemagne hitlérienne plongeait l’Europe dans la guerre, c’est Einstein qui avait écrit, avec Léo Szilard à F.D.Roosevelt pour lui faire part de sa crainte de la possibilité de création d’une super-arme atomique. En dépit de cette initiative, il allait être écarté par les responsables militaires américains dès 1941, eux qui voyaient en lui une menace potentielle pour le contrôle de la bombe en considérant ses affiliations politiques passées comme une entrave et un risque pour ce projet secret[5].

Le secrétaire d’Etat de l’époque, Cordell Hull voyait l’Allemagne comme le meilleur moyen de lutter contre le communisme et avait résisté pendant longtemps à toute condamnation de l’antisémitisme. Sans parler des industriels américains, de Fred Koch à Henry Ford, en passant par Gérard Swope (General Electric) qui avaient entretenu à divers degrés des relations avec le parti nazi d’Hitler[6]. Einstein, qui souhaitait venir en aide aux immigrés juifs aux Etats-Unis, ne pouvait contourner les dispositions du département d’Etat qui prévoyait de refouler tout réfugié fiché par la Gestapo (police politique nazie) pour ses « sympathies communistes ». Le scientifique juif avait écrit à Frank Kingdom en septembre 1942 qu’il pensait que le « gouvernement des Etats-Unis était influencé par le monde de la finance dont la mentalité était proche des fascistes. » Si tous les membres du gouvernement ne peuvent être accusés de telles sympathies, le directeur du FBI, J.E. Hoover entretenait une correspondance avec de nombreux officiels de la Gestapo et ne tarderait pas à tenter de faire passer Einstein pour un espion en l’associant au projet de vol des secrets nucléaires américains par Klaus Fuchs, une piste erronée bientôt abandonnée[7].

Bien qu’accusé d’être un communiste, Einstein n’en fut jamais un, il avait exprimé des sympathies pour l’effort de guerre de Staline (allié des Etats-Unis) mais avait aussitôt pris ses distances de toute approche totalitaire du pouvoir qui niait la liberté intrinsèque de l’homme. Dans l’entre-deux guerres sa posture non-violente et d’appelle à la désobéissance civile s’inspirait de M.K.Gandhi pour qui il avait une grande admiration et dont les discours contre la violence du capital étaient proches de ses idées[8]. « Ce que tu gagneras par la violence, une violence plus grande te la fera perdre » avait dit le Mahatma indien. Einstein s’était aussi rapproché de l’acteur Charlie Chaplin dont la taille du dossier, contenu dans les archives du FBI, avoisine les deux-milles pages[9].

Il ne joua ainsi personnellement aucun rôle dans l’élaboration de la bombe et ne pris pas part à la décision de tester cette arme de destruction massive sur le Japon. C’est à partir de ce moment précis, alors que les Etats-Unis décidaient de son usage, en dépit de son inutilité relative et contrairement aux objectifs initiaux prévoyant de l’employer contre l’Allemagne, qu’Einstein allait s’attacher à démontrer les inconséquences de la posture américaine et les retombées potentielles pour l’humanité entière[10]. Il entreprenait dès 1946 une activité de financement des groupes anti-nucléaire, par l’intermédiaire du Comité d’urgence des scientifiques de l’Atome (Emergency Committee of Atomic Scientists – ECAS). La guerre froide était engagée et poussait les opposants du nucléaire dans une dissidence difficile et parfois risquée, étant sans autre raison taxés d’anti-américanisme[11].

Albert Einstein n’était pas seulement courtisé par tous ceux qui voyaient en lui un espoir pour la paix d’après-guerre, il était aussi sollicité par les utopistes derrière le projet de « gouvernement mondial » après avoir envisagé comment l’Europe pourrait se muer en « Etats-Unis d’Europe ». Il avait assisté à la naissance de l’état d’Israël, qu’il avait tant souhaité, mais dans ce processus il avait déploré les compromis des travaillistes israéliens qui avaient admis les groupes d’extrême droite de l’Irgoun et du Stern, résolus  à employer la violence et le terrorisme contre les populations arabes[12]. Il mettait en garde les sionistes américains contre des compromis lourds de conséquences au moment où l’Amérique sombrait dans la paranoïa de la conspiration communiste qui menaçait selon eux de « gagner la planète ».

Jusqu’à l’été 1947, il avait prôné un état binational en Palestine. Après l’indépendance du 14 mai 1948, il continua de critiquer les dirigeants sionistes[13] et jusqu’à la fin de sa vie il répéta que : « L’aspect le plus important de la politique d’Israël devait être le désir manifeste et permanent d’instituer une égalité complète avec les citoyens arabes vivant parmi eux (…) L’attitude adoptée vis-à-vis des minorités arabes étant le test ultime de leurs standards moraux en tant que peuple. »[14]

Il avait d’autre part repris sa lutte contre un fascisme à l’américaine, ajoutant que la condition des afro-américains lui semblait illustrer une forme de ségrégation dont il fallait se débarrasser. Il pouvait compter pour ce faire sur l’appui de l’ancienne First Lady, Eleonor Roosevelt qui voyait elle-même le FBI comme une Gestapo américaine[15], qualifiée en retour de « pire ennemi » du FBI pour ses positions pro-noirs[16]. La cause du 761ème bataillon des « black Panthers » qui arboraient le double V de la victoire à leur retour, entendaient bien gagner une reconnaissance à leur lutte aux Etats-Unis. Les étudiants noirs étaient encore largement proscrit de l’Université de Princeton, les juifs commençaient à peine de s’affranchir des quotas imposés par les plus grandes université américaines depuis les années 1920[17]. L’Amérique n’échappait pas au soupçon d’antisémitisme et encore moins de racisme anti-noir.

C’est alors que le FBI et certains journaux associés à la droite américaine entreprirent de discréditer le grand scientifique, en plus d’autres figures comme J. Robert Oppenheimer, en écartant systématiquement ses messages politiques[18]. Dès 1946, le courrier de Einstein était intercepté par le bureau fédéral de police, ses communications transmises par la firme de téléphonie AT&T au FBI. Lors d’un diner en juillet 1948, Einstein avait déclaré à l’ambassadeur de Pologne aux Etats-Unis : « Je suppose que vous devez réaliser qu’à présent les Etats-Unis ne sont plus un pays libre, et que notre conversation est sans aucun doute enregistrée. Cette pièce est sous écoute et ma maison surveillée. » ce qui démontre sans doute qu’Einstein voulait laisser savoir qu’il n’était pas dupe auprès de ceux qui l’espionnaient[19]. En mai 1949, l’article intitulé « Pourquoi le socialisme » avait donné l’occasion à Einstein d’attaquer les travers du capitalisme et le contrôle excessif exercé par ces milieux du capital sur l’information. Les mesures de « sécurité » prises par la présidence Truman laissaient envisager une dérive vers le fascisme selon Einstein[20]. «  À mes yeux la conspiration communiste est un slogan, avait-il écrit au leader du parti socialiste américain, qui rend les individus sans défense. Une fois encore, cela me rappelle l’Allemagne de 1932, dont le corps social démocratique avait été affaibli par des moyens similaires, si bien qu’Hitler fut capable de porter le coup de grâce avec aisance. Je suis convaincu que nous suivrons le même chemin ici, à moins que des hommes de vision et prêts au sacrifice viennent à son secours. »[21] Faut-il y voir une intuition sur les Etats-Unis, futur état garnison doté des instruments de surveillance universelle ou les chimère d’un savant fou comme le prétendaient ses détracteurs ?[22]

Toute sa vie, Einstein a fait du combat contre l’idéologie fasciste son cheval de bataille, dans un monde consumé par le militarisme chauvin et la guerre. Il était un internationaliste et un anti-militariste, anticipant une renaissance des fascismes, sous des atours différents et par le rôle démesuré de puissants acteurs du nucléaire des deux camps de la guerre froide et plus particulièrement aux Etats-Unis. À ce titre, il entendait s’opposer à ceux qui, comme il les désignait, prônaient l’emploi de la guerre préventive contre toute logique d’apaisement et de paix en exagérant délibérément le sens de la menace, supprimant toute dissidence fut-elle politique ou intellectuelle[23].

Pour lui, l’illusion de la supériorité militaire, acquise par Washington grâce à son arme nucléaire donnait un faux sens de la sécurité et entretenait une concentration de pouvoir sans précédent entre les mains de ceux-là mêmes qui étaient tentés d’utiliser la violence, échappant à tout référentiel éthique. Peu avant de mourir Einstein avait écrit un texte-discours adressé au monde, qu’il n’aura malheureusement pas eu le temps de délivrer, et qui figure dans les archives déposées à l’Université hébraïque de Jérusalem. Dans ce texte le père de la physique moderne écrivait : « In matters concerning truth and justice, there can be no distinction between big problems and small ; for the general principles which determine the conduct of men are indivisible. Whoever is careless with the truth in small matters cannot be trusted in important affairs. ». Ce principe de l’indivisibilité s’appliquait comme la loi de la relativité générale à la conduite humaine. Il ajoutait quelques lignes plus bas : « In essence, the conflict that exists today is no more than an old-style struggle for power, once again presented to mankind in semireligious trappings. The difference is that, this time, the development of atomic power has imbued the struggle with a ghostly character ; for both parties know and admit that, should the quarrel deteriorate into actual war, mankind is doomed. Despite this knowledge, statesmen in responsible positions on both sides continue to employ the well-known technique of seeking to intimidate and demoralize the opponent by marshalling superior military strenght. They do so even though such a policy entails the risk of war and doom. »[24]    

Le manifeste co-écrit par Bertrand Russell et une dizaine d’intellectuels, auquel Einstein apposa sa signature quelques jours avant sa mort le 18 avril 1955 marquait l’aboutissement du désir de voir tous les hommes vraiment libres du monde s’engager derrière les valeurs éthiques universelles et contre le désir singulier de la puissance des uns contre les autres[25]. Comme son ami Bertrand Russell l’avait formulé dans son traité d’éthique et de politique: « Aujourd’hui, (…) si l’on veut que certains d’entre nous survivent, le pragmatisme politique doit apprendre à tenir compte d’une forme de sagesse que le pragmatisme des hommes a jusqu’ici jugée trop belle pour ce monde. »[26]

 



[1] Dennis Overbye, « Physicists detect gravitational waves, proving Einstein right » in The New York Times, 18.02.2016. ; Etienne Klein, « La découverte des ondes gravitationnelles, « la plus heureuse idée d’Einstein » in Le Monde, 16.02.2016.

[2] Le premier article de presse paru sur le sujet en septembre 1983 faisait état d’un scénario prétendant que le scientifique allemand avait mis sur pied un rayon destructeur et des robots capables de lire la pensée humaine. In « F.B.I. Filed Reports Depicting Einstein as Spy », AP, 8 septembre 1983.

[3] Voir l’excellent recueil édité par David E. Rowe et Robert Schulman, Einstein on Politics, Princeton, Princeton University Press, 2007.

[4] Einstein s’était rendu en Suisse en 1896 pour étudier à l’institut polytechnique de Zurich. L’octroi des visas pour Les Etats-Unis avait été faite en décembre 1932. En dépit des protestations et tentatives d’entraves de la Woman Patriot Corporation qui comptait toutes les épouses des grandes familles de la côte Est, dont la femme du président de General Electric Gérard Swope, connu pour ses positions pro-fascistes.

[5] C’est Vannevar Bush, ancien président de Carnegie Steel, qui était à la tête du National Defense Research Council en charge du développement de la Bombe atomique (futur projet Manhattan).

[6] On lira en outre Prof. Antony C. Sutton, Wall Street and the rise of Hitler, San Pedro, GSG ed., 2002 ; Jane Mayer, Dark Money, the Hidden history of the Billionaires behind the rise of the radical right, New York, Doubleday, 2016.

[7] Voir Fred jerome, The Einstein File, New York, St. Martin’s Griffin, 2002. Une liste des réfugiés juifs aux Etats-Unis recherchés par Hitler contenait le nom d’Albert Einstein. La plupart des documents du FBI/G-2 (armée) reprennent les points de la propagande nazie sur Einstein. Voir les travaux de l’historien Klaus Hentschel.

[8] Après la mort de Gandhi, c’est le premier ministre indien Jawaharlal Nehru qui viendra lui rendre visite à Princeton, en novembre 1949, renforçant les convictions de « non-alignement » du leader indien.

[9] On sait que Chaplin fera le choix d’aller vivre en Suisse, non pas seulement pour des raisons fiscales comme il a été souvent avancé mais parce que la commission des activités anti-américaine avait prévu de l’interroger au retour de sa tournée européenne pour la sortie du film Limelight (1952). L’ouvrage de Herbert Mitgang, Dangerous Dossiers : Exposing the Secret War against America’s Greatest Authors, Donald I Fine ed., 1988 exposait le cas détaillé de 46 artistes incluant Hemingway, Faulkner, Steinbeck, tous objets de surveillance par le FBI dans le domaine de l’art et des lettres.

[10] La mort de Roosevelt le 12 avril 1945 l’empêcha de lire la lettre envoyée la veille par Einstein (informé par Leo Szilard) et restée cachetée sur son bureau, lui demandant de ne pas avoir recours à la bombe.

[11] Des années plus tard, le 1er novembre 1988, le physicien Paul R. Josephson devait signer un article dans le New York Times intitulé « The F.B.I. Menaces Academic Freedom » dans lequel il exposait comment la liberté académique était menacée au nom de la sécurité nationale.

[12] Dans une lettre adressée à Chaim Weizmann le 25 nov. 1929 Einstein écrivait : « Si nous devions échouer à trouver un moyen honnête de coopérer en établissant une base de traités équitables avec les Arabes, alors nous n’aurions rien appris de nos deux mille ans d’histoire et mériterions notre sort. »

[13] La proposition qui lui fut faite de succéder à Weizmann à la tête du nouvel état fut refusée, ce qui arrangeait le premier ministre Ben Gourion. Einstein avait alors confié à sa belle-fille Margot que ce rôle l’aurait obligé de dire des choses que les Israéliens n’étaient pas prêts à entendre.

[14] Lettre d’A. Einstein à Zvi Lurie, 5 janvier 1955, cité par Fred Jerome, op. cit. p.111.

[15] Transmis dans une note à son mari en 1943, ce dernier aurait confirmé ses craintes peu avant sa mort.

[16] Le premier dossier de Hoover au Département de la Justice, en 1919 était intitulé : « Negro Activities » et dénonçait les journaux en possession des « nègres » stipulant dans le cas du magazine Crisis (édité par WEB Du Bois) qu’il fallait faire quelque chose contre ces médias qui excitait les nègres à l’insurrection et aux outrages.

[17] L. Sandy Maisel (ed), Jews in American Politics, New York, Rowman&Littlefield, 2004, pp.6-8.

[18] C’est le cas de Henry Luce et du groupe Time Life Inc.

[19] La même année il avait co-signé un ouvrage distribué par le National Council Against Conscription (NCAC) intitulé The Militarization of America, dirigé par John Swomley.

[20] L’Executive Order 9835 imposait un serment de « loyauté » pour les employés de l’Etat fédéral.

[21] Traduction personnelle de l’extrait cité par Fred Jerome, op. cit., p.151 ; voir Lettre de A. Einstein à Bertrand Russell, 28 juin 1953, in David E. Rowe et Robert Schulmann, op. cit. Chapter 10 : « Political Freedom and the Threat of Nuclear War, 1931-1955 », pp.496.

[22] On lira l’analyse d’Andrew J. Bacevich, The New American Militarism, how Americans are seduced by war, Oxford, Oxford University Press, 2005 ; Nick Turse, The Changing Face of Empire, Special Ops, Drones, Proxy Fighters, Secret Bases, and Cyberwarfare, Chicago, Haymarket Books, 2012.

[23] Lettre de Einstein à Harlow Shapley, 1er avril 1948. Ceci s’était produit quelques jours après la détention qui dura quatre jours de la française Irène Joliot Curie sur Ellis Island (16 au 20 mars 1948).

[24] « A Final Undelivered Message to the World », April 1955, in David E. Rowe and Robert Schulmann, op. cit. pp. 506-507.

[25] Ce manifeste marquait la création de conférences de Pugwash sur la Science et les Affaires du monde, tenu une première fois en juillet 1957.

[26] Bertrand Russell, Ethique et politique, traduit de l’anglais par Christian Jeanmougin, Paris, Payot, 2014 (édition originale : Human Society in Ethics and Politics, 1954), p.242. 

 

 

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