Francois Hofer

FONDATEUR DE CHOCOLIC

Suite à un bachelor en Management à HEC Lausanne, François Hofer fonde le site www.produitsdici.ch qui permet de créer son propre coffret cadeau avec des produits régionaux. Puis, il reprend ses études à temps partiel et effectue depuis septembre 2012 son master en Systèmes d’Information aux universités de Neuchâtel et de Lausanne. Sa première expérience entrepreneuriale ne décollant pas comme il le souhaite, il la met de côté et se lance dans une nouvelle aventure en créant la marque Chocolic qui regroupe des spiritueux aromatisés au chocolat, comme du vin, de la liqueur ou de la bière. Il s’occupe de l’importation et de la distribution de tous ces produits en Suisse.

Tous les jours il est confronté à de nouveaux défis qui jonchent le chemin d’un entrepreneur.

«Apprenez l’allemand!» Encore faut-il qu’on nous parle allemand

Mercredi 30 octobre, la camionnette bien chargée, nous embarquons à destination de Bâle pour la Feinmesse. Il nous reste encore deux heures pour peaufiner notre allemand. Tous les trois avons les bases apprises jusqu’au gymnase, sur lesquelles nous avons chacun ajouté quelques expériences dans la langue de Goethe : pour le premier ce sera une année Erasmus à Zurich, pour le second ce sera un bachelor d’allemand à l’université de Lausanne, et pour le dernier ce sera quelques échanges réguliers par écrit en allemand.

Arrivés à Bâle, notre premier contact avec la langue allemande se fait avec le personnel de sécurité à l’entrée du parking. Un suisse allemand totalement incompréhensible… De notre côté, on explique, dans notre plus bel allemand en faisant attention à accorder les datifs, accusatifs et autres, que l’on souhaite décharger notre marchandise. En guise de réponse, une nouvelle phrase totalement incompréhensible. Il finit par nous montrer une place pour se garer avec des signes ! On a l’impression de se retrouver dans un pays où le langage gestuel est le seul moyen de comprendre les gens...

Puis vient l’ouverture de la foire. Nous proposons aux visiteurs de déguster notre « Schocoladewein », ce à quoi la plupart répondent par un « was Schoggiwi ?». Nous leur expliquons ce qu’est ce produit original avec nos phrases en bel allemand, ce à quoi ils répondent très souvent en suisse allemand ! Il s’ensuit un grand nombre de « können sie wiederholen bitte », de « ich habe nicht Verstanden » ou toute autre phrase faisant comprendre que l’on n’est pas familier avec leur langue. Certains répètent en allemand ou même en anglais, mais un grand nombre persistent avec le suisse allemand.

Nous nous retrouvons désemparés, incapables d'expliquer, de conseiller ou vendre dans une langue dont on ne comprend que quelques bouts de phrases. Pour discuter, il faut que les deux personnes parlent et comprennent la même langue. Or quand on nous répond dans une langue que l’on comprend à peine, l’échange devient difficile.

Pour commercer avec la Suisse alémanique, ce n’est pas l’allemand qu’il nous faudrait à nous Suisse romands, mais bien les multiples variantes du suisse allemand.

Je vais continuer à travailler mon allemand en espérant que, lors de prochaines manifestations outre-Sarine, nos compatriotes fassent eux aussi un petit effort pour que l’on puisse travailler ensemble.

 

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