<p>Executive chairman de Teads</p>

Executive chairman de Teads, Pierre Chappaz, 56 ans, préside depuis Genève, la plateforme de vidéo publicitaire mondiale. Créée en 2011, Teads (contraction de Technology et Advertising) est maintenant présent dans 18 pays et fournit sa technologie aux plus grands medias du monde dont Bilan.

Français, Pierre Chappaz est établi dans la région genevoise depuis 2000. Il a fondé le comparateur de prix sur Internet Kelkoo puis l’a revendu à Yahoo! en 2004. Après quelques mois à la présidence de Yahoo! Europe, il reprend l’initiative en fondant plusieurs startups (Wikio, Netvibes, Ebuzzing, Photobox...). Pierre est un blogueur très actif: visitez son blog personnel http://pierrechappaz.overblog.com/ et son blog politique libertarien.overblog.com.

"1:12", une initiative fondée sur l'idéologie et la jalousie

Ce qui unit les dirigeants socialistes de tous les pays, c'est d'une part leur grande ignorance de l'économie, et d'autre part leur désir ardent de tout contrôler, d'obliger les autres à vivre selon leurs lubies.

Dans le pire des cas, leur idéologie conduit à Staline, Mao, Hitler, Pol Pot, Castro ou Chavez.

Dans le meilleur, la politique socialiste produit une inflation de normes plus ou moins absurdes et une société où presque tout est contrôlé par l'Etat. Les pays occidentaux ont échappé au goulag, mais pas au socialisme: ils sont plus ou moins atteints par le collectivisme et la restriction des libertés individuelles.

La Suisse, grâce à son Etat modeste et décentralisé, et à son système de démocratie directe, est restée relativement à l'abri de cette tendance funeste. Pourtant, en son sein, certains rêvent encore de régenter la vie des gens.

Ainsi, l'organisation de jeunesse du Parti Socialiste a réuni suffisamment de signatures d'électeurs pour déclencher une votation le 24 Novembre sur la limitation des salaires. Le texte soumis au vote propose d'inscrire dans la constitution un article stipulant que "Le salaire le plus élevé versé par une entreprise ne peut être plus de douze fois supérieur au salaire le plus bas versé par la même entreprise".

L'initiative Minder contre les salaires abusifs, que j'ai approuvée comme beaucoup de mes amis libéraux, a été souvent mal comprise. Il ne s'agissait pas de limiter les salaires, mais de soumettre les salaires des dirigeants au contrôle de l'Assemblée générale des actionnaires.

Les socialistes, qui mélangent tout, prennent le risque de casser le modèle suisse qui fonctionne si bien, en proposant toutes sortes de mesures démagogiques, telles que cette initiative 1:12, et aussi l'instauration d'un salaire minimum de 4000 francs (3300 euros).

La démocratie directe, généralement très protectrice des libertés grâce au haut niveau de conscience politique des Suisses, sera-t-elle mise à l'épreuve le 24 Novembre? Cette absurde proposition, digne de feue l'Union Soviétique, fera-t-elle le plein des votes des ignorants, des idéologues et des jaloux?

Imaginons une Suisse où cette limitation des salaires serait appliquée... On y verrait une fuite des meilleurs talents, la promotion de la médiocrité... Dans quelques années, on nous dirait: "1 sur 12 l'écart est trop grand, il faut passer à 1 sur 10, puis 1 sur 5 ...". Une fois que l'absurde règne, pourquoi se fixerait-il des limites?

Tout le monde au pas! Sauf les membres du Politburo bien sûr.

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