Aurore Bui

FONDATRICE DE SOFTWEB

Aurore Bui est la créatrice et la directrice de Softweb, une entreprise sociale dont le but est de favoriser la réalisation de projets sociaux, et qui conseille les ONGs et entreprises sur l'évaluation de leur stratégie et la mise en place de nouveaux programmes. Elle est formatrice et intervient dans des conférences sur le thème de l'innovation sociale, la responsabilité sociale des entreprises et l'autonomisation économique des femmes. Aurore a 15 années d’expérience dans le conseil stratégique, la gestion de projets informatiques et le management des organisations à but non lucratif. Elle possède un diplôme d’ingénieurs d’une grande école française, un master du Kings’ College London et un MBA en gestion des Organisations Internationales (IOMBA) de l’Université de Genève. Elle est membre du comité suisse de l'ONU Femmes.

365 jours pour changer le monde : la photographie au service des enfants hospitalisés

Suite de notre série 365 jours pour changer le monde, ou comment vous donnez des idées pour agir localement ou globalement pour créer un monde à votre image.

Aujourd’hui, on parle du projet « Je suis Nez » , un projet artistique qui réunit 100 personnalités, 100 « Nez » au sein d’un livre de photos, vendu au bénéfice de la fondation Théodora.

 

A l’origine de ce projet, Marina Forney, ancienne aide soignante et photographe de talent. Ce projet est au croisement de ses talents, mais aussi de son histoire de vie.

« J’ai dû subir durant son enfance et son adolescence plusieurs interventions chirurgicales. En tant qu’enfant hospitalisée,j’ai pu bénéficier des ‘Docteurs Rêves’ durant l’une de mes interventions et je sais à quel point ces moments d’évasions sont importants. Au CHUV à Lausanne, accompagnée de ma maman, juste après mon arrivée dans la chambre que j’allais occuper, entre quelques larmes qui coulaient sur ma joue, j'aperçus des petites bulles qui venaient du couloir... En regardant mieux, un nez rouge, puis une blouse blanche différente des autres vint à ma rencontre. Le "docteur" se présenta et me demanda si je voulais partir avec lui dans le pays des petites bulles... Je le revis ensuite plusieurs fois et me dis que je voulais aussi être comme lui, un clown d’hôpital.»

Son parcours professionnel l’a ensuite amené à travailler pendant de nombreuses années en milieu hospitalier et dans des homes médicalisés.

A partir de 2012, elle a souhaité que sa passion pour la photographie prenne plus d’importance. Passion qui lui vient de son grand-père, Claude-Henry Forney, qui a fondé le Musée Suisse de l’appareil photographique à Vevey.

Naturellement, son premier projet d’exposition est un hommage à la Fondation Théodora. « Cette exposition mélange mon passé, mon présent et mon futur. Mettre mon travail au profit de la Fondation Théodora, grâce au soutien des différentes personnalités et leaders que j’ai pu rencontrer durant ces dernières années lors de mandats photographiques, me semblait être une évidence. » 

Elle a aussi voulu mettre en avant des personnes qui l’ont touchées, qu’elle a rencontré durant son parcours privé ou professionnel. Parfois, elle a dû attendre 1 an avant d’obtenir un rendez-vous de 10 minutes !

Ce projet de cœur pour Marina Forney est aussi une formidable occasion de visibilité pour la fondation Théodora. Sonia Gregorio, responsable événements en parle en ces termes : « Ce projet est unique à bien des égards. D'abord la rencontre et la collaboration avec Marina Forney. Son histoire, la raison qui l'a poussée à se lancer dans ce projet un peu fou nous a touchés. Cela montre également que même après de nombreuses années, le souvenir laissé par les docteurs Rêves reste intact. Puis, le challenge relevé haut la main de réunir 100 « nez » connus. Faire poser des personnalités de milieux très divers en faveur d'une cause est une magnifique initiative et démontre la sensibilité des gens à la mission de la Fondation Théodora. »   
  
Les bénéfices de l’opération permettront de financer les visites des artistes auprès des enfants hospitalisés ou en institutions spécialisées, la fondation ne recevant aucune subvention étatique. « Tout comme le sport,  la musique ou encore la littérature, l'art est en effet un excellent moyen pour sensibiliser les gens à des causes sociétales et nous en avons un bel exemple avec ce projet. Accepter de poser devant l'objectif pour figurer ensuite dans un livre qui sera vendu en faveur de la Fondation n'est pas chose aisée. C'est un geste très généreux. »

 

Mais alors, si on prend exemple sur ce projet formidable, comment pouvons-nous nous aussi changer le monde ?

Peut-être en mettant vous aussi votre talent au service d’une cause, ou en donnant de votre temps à une association méritante. Une manière de soutenir des projets d’exception, et de donner du sens à son action !

 

 Je suis nez, livre aux éditions Favre

http://www.editionsfavre.com/info.php?isbn=978-2-8289-1667-1

Et aussi : exposition itinérante en Suisse Romande

Pour suivre l’actualité du projet : http://www.jesuisnez.ch/le-projet/

 

 

 

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