Bilan

Un parfum de liberté

Le carnet olfactif
  • Prix conseillés – Eau sauvage Cologne, spray 50 ml, Fr. 95.-, 100 ml, Fr. 130.-.

    Un film: «L’affaire Thomas Crown» (1968)

    Un livre: «Faire l’amour» de Jean-Philippe Toussaint (2002)

    Un lieu: Les thermes de vals

    Un objet: Une moto vintage

    Crédits: Dr
  • Crédits: Dr
  • Une moto vintage

    Eau Sauvage Cologne dégage une virilité contenue. Plus déroutante que celle qui s’affiche par des atours trop évidents. Sa fraîcheur fait penser au vent sur le visage, à la liberté. Une moto, mais pas une de ces grosses bécanes, symbole de puissance premier degré. Une moto vintage, pour prendre la route sans prévision, pour filer sans but au gré des envies. C’est idyllique, mais pas utopique. C’est sauvage. C’est une folie momentanée dans un monde où les agendas sont millimétrés.

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  • «L’affaire Thomas Crown» (1968)

    Si Alain Delon demeure l’image éternelle d’Eau Sauvage, l’irrévérencieux Steve McQueen aurait très bien pu aussi l’incarner. Dans ce film de 1968, il joue le rôle d’un milliardaire qui s’ennuie ferme et fomente un cambriolage. Il y a l’allure, élégante, mais il y a surtout le jeu lascif que McQueen noue avec Faye Dunaway. L’odeur subtile et puissante de la fragrance, à la sensualité contenue, mais entêtante pourrait trouver sa place dans le huis clos mythique de la partie d’échecs. Jeu de regards, sous-entendus corporels, crépitement du feu et un soupçon d’Eau Sauvage.

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  • «Faire l’amour» de Jean-Philippe Toussaint (2002)

    Ne vous fiez pas au titre. Ce livre, le premier d’une série de quatre, raconte une rupture amoureuse entre le narrateur et Marie. S’il dit les gestes sans voyeurisme cru, s’il dit la mélancolie, s’il décrit la volupté des mouvements de l’amour, au lecteur d’imaginer l’odeur troublante des corps. L’empreinte des effluves que cette Cologne laisserait entre les draps, sur la peau du narrateur ou de Marie serait troublante. Forcément!

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  • Les thermes de Vals

    Pour l’environnement brut, pour le minimalisme, pour le contraste entre le quartzite de Vals et un produit de parfumerie, pour l’élégance émouvante de ce monument de l’architecture. Peut-être aussi, par une association fantasmée avec l’architecte Peter Zumthor, indissociable de cette construction majeure, qu’on pourrait imaginer, à l’occasion, habillé d’un soupçon d’Eau Sauvage. Si une séance solitaire dans des thermes est envisageable, l’apothéose est le partage.

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François Demachy a travaillé une icône, Eau Sauvage, de Christian Dior. Ce chef-d’œuvre de la parfumerie créé en 1966 par l’intransigeant et jusqu’au-boutiste Edmond Roudnitska a traversé les générations sans perdre une once de sa superbe. De prime abord, ce parfum pourrait évoquer la jeunesse, alors que c’est de liberté qu’il parle. La jeunesse, trop vive et enhardie, préfère les notes gourmandes, sucrées, chargées et compliquées.

Eau Sauvage est épuré, brut, tout en évoquant une sensualité à fleur de nez. Dans sa version originale, Roudnitska utilisait l’hédione, molécule emblématique de l’Eau Sauvage. Dans cette Cologne, François Demachy conserve la signature de ce parfum de légende, ajoute la mandarine et redose la bergamote de Calabre. Une fragrance pour l’éternité. Elle nous inspire...

Sarah Jollien-Fardel

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