Bilan

Snowkite et airboard: de l'adrénaline et du fun

Maîtriser les airs, le relief des montagnes en pleine nature, dans le silence et la liberté absolue... Des sensations extraordinaires, encore plus belles avec le soleil et la neige de cette fin d’hiver. Snowkite ou airboard, la glisse est à portée de tous.
  • A Silvaplana (GR), patrie du kitesnow, l'hôtel Nira Alpina non loin du lac de Silvaplana constitue une halte idéale © Suisse Tourisme
  • Sur le lac de Silvaplana les riders déploient leurs voiles en hiver © Suisse Tourisme / Christof Sonderegger
  • Le Simplon, spot renommé pour le kitesnow. © Suisse Tourisme
  • Skis ou snowboard aux pieds, se laisser tracter par la force du vent. © Suisse Tourisme/Pascal Nessier
  • Surfer sur la neige avec le "bodyboard" des montagnes, l'airboard. © Suisse Tourisme / Bernard van Dierendonck
  • La glisse en airboard s'apprend facilement et rapidement. © Suisse Tourisme / Christof Sonderegger
  • L'hôtel Waldegg à Engelberg (OW) propose un forfait combinant bien-être et découverte de l'airboard. © Hotel Waldegg
  • Après une séance d'airboard à Gstaad, on trouve refuge à l'hôtel de Rougemont à Rougemont (VD). © Hotel de Rougemont
  • L'hôtel de Rougemont, refuge chic et cosy près de Gstaad, à Rougemont (VD). © Hotel de Rougemont

La Suisse: Mecque du snowkite. Inventé dans les Grisons sur le lac gelé de Silvaplana il y a bientôt trente ans, le snowkite s’est largement répandu aux quatre coins du monde depuis les années 1990, du Canada jusqu’au Japon. Pourquoi séduit-il autant? Parce que mieux que les autres sports de glisse, le snowkite permet de sauter, de voler, de se balader dans un univers vierge, au plus près de la nature, hors des stations et remontées mécaniques, une porte ouverte pour la randonnée et le freestyle. Considéré un peu plus extrême que le kitesurf sur eau, le snowkite oblige le rider à savoir diriger son aile au gré de la topographie. Le vent soufflant de façon parallèle au sol, les reliefs peuvent provoquer des effets locaux d’accélération ou de ralentissement du vent. Les risques de décollage brusque sont donc augmentés. Il est hautement recommandé de prendre quelques cours avant de se lancer, même pour les kitesurfeurs confirmés. En Suisse, chaque canton possède son école. Mais dès que la maîtrise des quatre éléments: vent, cerf-volant, skis et pentes est acquise, le sentiment de liberté est grisant.

Sauter dans la poudreuse, descendre des montagnes, les remonter mieux qu’avec un tire-fesse, puis repartir en vol plané à 50 mètres du sol en vol de pente sans personne pour perturber le moment offrent des sensations que l’eau concède moins, puisque la navigation sur les lacs s’avère quelques fois très encombrée. Se faire tracter par le vent à travers des plaines enneigées, sur des kilomètres, ne demande pas forcément une condition physique d’athlète. Une bonne musculature des jambes pour résister à la poudreuse et de bons abdos pour maîtriser les sauts sont néanmoins nécessaires. Pour bien comprendre les rudiments, l’école suisse de snowkite vous apprendra comment manœuvrer la voile en quelques jours. Localisée à Loèche et au Simplon, l’école offre des cours pour débutants (540 francs hôtel compris en chambre double), intermédiaires ou avancés sur deux jours et deux nuits ou d’avantage pour des sorties snowkite experience (890 francs hôtel compris en chambre double pour 5 nuits) . Mais organise également des safaris snowkite, notamment au Grimselpass.

Sport individuel, il est recommandé de le pratiquer à plusieurs, car partir seul peut être risqué si l’on se retrouve en pleine montagne à devoir marcher des heures dans la neige et le froid. Et justement, pour un effet chaud/froid optimal, bilan.ch vous conseille de combiner une initiation au snowkite avec une halte énergisante à l'hôtel Sources des Alpes***** qui propose un soin "escale volcanique" (balnéothérapie à l'orange, enveloppement nourrissant au chocolat et massage aux pierres chaudes) ou avec une étape à l’hôtel Nira Alpina à Silvaplana, qui offre un package aventure de glisse en hiver combinant bob, snowkite, parapente et plus encore… 

L’airboard, un sport 100% made in Switzerland.  Inventé dans les années 1990 par un ingénieur suisse, Joe Steiner, qui souhaitait rester actif en hiver après une blessure au genou, l’airboard est inspiré du bodyboard, le surf pratiqué à plat ventre sur les vagues du Pacifique ou de l’Atlantique. L'airboard est ainsi une fusion entre le bodyboard et une bouée en matière synthétique très résistante équipée de poignées. On pilote son airboard en répartissant différemment son poids sur le surf des neiges. Il donne vraiment l'impression de voler juste au-dessus du manteau neigeux. Pour les débutants, l'apprentissage de la maîtrise de l'airboard est très simple, il suffit de ne pas oublier de porter des vêtements chauds et imperméables, un casque, des gants, des protections pour les genoux et de bonnes chaussures.

Il existe actuellement plus d'une vingtaine de destinations où pratiquer l'airboard en Suisse. A Engelberg, c'est du Brunni que l'on pourra s'élancer sur deux pistes de 2,5 km dédiées au bodyboard des neiges.  Et pour se remettre de ses émotions, l'hôtel Waldegg**** propose un séjour combiné airboard et bien-être.

A Gstaad, les airboards sont autorisés sur les huit pistes de luge, de quoi séduire les débutants comme les bodysurfers des neiges les plus chevronnés. Des forfaits journaliers sont proposés pour la location de luges/airboards et l’utilisation des remontées mécaniques.

L'occasion de se réfugier ensuite dans le cocon chic et douillet de l'hôtel Rougemont****s à Rougemont.

Bilan.ch vous propose chaque mois une idée weekend  en partenariat avec Suisse Tourisme.

Cristina d'Agostino

RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE EN CHARGE DE BILAN LUXE

Lui écrire

Licenciée en Sciences politiques à l’Université de Lausanne puis spécialisée en marketing et économie à HEC Lausanne en 1992, Cristina d’Agostino débute sa carrière dans l’industrie du luxe, et occupe les fonctions de responsable marketing et communication pour diverses marques horlogères. En 2008, elle décide de changer radicalement d’orientation, et débute une carrière de journaliste. En freelance d’abord, elle collabore aux titres Bilan, Bilan Luxe, Encore, avant d’intégrer la rédaction de Bilan en 2012. Depuis 2012, elle occupe la fonction de rédactrice en chef adjointe et responsable des hors-série Bilan Luxe.

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