Bilan

Silence, on roule!

C’est la berline électrique la plus technologique du moment. La Tesla S, élue voiture verte de l’année 2013 par la presse spécialisée, offre une autonomie record de 500 km et une vitesse de pointe fixée à 210 km/h. Bilan Luxe l’a testée en exclusivité.

Imaginez passer de 0 à 100 km/h en 4,4 secondes sans un bruit ! C’est en substance, les performances sportives qu’offre la Tesla S, dernière-née de la marque californienne. Entièrement conçue dans la nouvelle usine Tesla près de Palo Alto, la berline 100% électrique concentre le confort d’une allemande, le design d’une anglaise et la sportivité d’une italienne. Mais au final, c’est son concentré technologique pur jus Silicone Valley qui fait la différence. Son fondateur, Elon Musk connu pour avoir fait fortune avec PayPal, a réussi à rendre l’utilisation du véhicule électrique aussi intuitive qu’un Smartphone.

Première surprise, la limousine cinq portes possède vraiment des lignes très racées, dignes d’une Jaguar. Intérieur cuir, trois places arrière très spacieuses qui ne souffrent d’aucun encombrement, un toit ouvrant coulissant très large et des poignées extérieurs rétractables pour garder une ligne de design très pure. Son coffre arrière est aussi vaste qu’un break et, comme dans une Porsche, la Tesla S a l’avantage de posséder un deuxième coffre à l’avant. Car toute la batterie en lithium-ion est disposée sous le châssis, sur 7 centimètres d’épaisseur, entre les roues arrière et avant. Vendue en trois catégories différentes, la Tesla S se choisit en fonction de sa capacité de stockage, de 60 et 85 kWh.

Deuxième surprise, il suffit de garder sa clé dans sa poche – un bijou de design en soi puisqu’elle est une réplique miniature de la Tesla S – pour que la voiture sorte ses poignées de portière et s’active dès que l’on s’assied sur le siège conducteur. Une pression sur le frein et le moteur s’enclenche. Pas de levier de vitesse, la Tesla S se conduit comme une voiture automatique, les commandes au volant.

Troisième innovation, le centre de commande aussi grand qu’un écran 17 pouces situé entre les deux sièges avant, est entièrement tactile et se manie comme un iPad. Un simple glissement de doigt et le toit ouvrant coulisse. Vous souhaitez une conduite sport, une hauteur de châssis au plus bas, tout en écoutant la radio internet du moment ? Une pression de doigt et c’est parti !

Place au test drive. En vue : le col du Mollendruz. Dans le moteur : 416 chevaux ! Je peux enfin tester la fameuse accélération. Et elle se révèle totalement à la hauteur des attentes. Le moteur démarre à une vitesse ahurissante. Le décollage est instantané… le vrombissement en moins. Et c’est ça qui est très étonnant. Habituée à écouter le moteur en accélération, là, il faut s’en libérer. En arrière fond : juste le bruit des pneus et du vent. Dans les virages, la tenue de route est impeccable. Dans les montées, je pousse la consommation électrique.

J’observe le compteur. La jauge baisse, mais rien d’inquiétant. Et en descente, la batterie se recharge. Le frein moteur marche à merveille. Il incite même à un autre mode de conduite, le pied beaucoup moins rivé sur la pédale de freinage, tant la décélération est importante.

L’impression générale est concluante et aux vues des regards lancés à son passage, la Tesla S passe pour une berline de sport haut de gamme très loin des clichés des premières voitures électriques. Et le courant semble passer auprès du public. Déjà vendue à 4750 exemplaires sur le marché américain, les 20'000 unités prévues en 2013 pour le monde entier sont déjà toutes réservées. Et les premières livraisons en Suisse débarquent en juillet déjà.

Seul bémol, son prix. La Tesla S démarre à 85'900.- francs suisses pour une batterie de 60 kWh et jusqu’à 126'500 francs pour la Tesla S signature Performance testée aujourd’hui.

Cristina d'Agostino

RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE EN CHARGE DE BILAN LUXE

Lui écrire

Licenciée en Sciences politiques à l’Université de Lausanne puis spécialisée en marketing et économie à HEC Lausanne en 1992, Cristina d’Agostino débute sa carrière dans l’industrie du luxe, et occupe les fonctions de responsable marketing et communication pour diverses marques horlogères. En 2008, elle décide de changer radicalement d’orientation, et débute une carrière de journaliste. En freelance d’abord, elle collabore aux titres Bilan, Bilan Luxe, Encore, avant d’intégrer la rédaction de Bilan en 2012. Depuis 2012, elle occupe la fonction de rédactrice en chef adjointe et responsable des hors-série Bilan Luxe.

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