Bilan

Richemont et l’EPFL créent une chaire académique

Richemont et l’EPFL annoncent la création d’une chaire académique en technologies de fabrication multi-échelles sur le site neuchâtelois de Microtechnique de l’EPFL.

Richemont investit dans une chaire de recherche sur le campus Microcity de l'EPFL à Neuchâtel.

Crédits: Image: Keystone

«Face à une clientèle toujours plus exigeante et une concurrence accrue, l’innovation est un devoir pour Richemont»: c’est en ces termes que Richard Lepeu, co-CEO de Richemont annonçait ce lundi 28 avril à Bellevue, au siège du groupe, la co-création d’une chaire académique en Microtechnique avec l’EPFL. Le groupe Richemont, dont le chiffre d’affaires annuel atteint les 10 milliards de francs suisses, semble dès lors décidé à ne pas laisser passer le train des nouvelles technologies.

Cette chaire professorale spécialisée en «technologies de fabrication multi-échelles» sera basée à Neuchâtel, au cœur du campus Microcity dont l’inauguration est imminente. Elle sera la onzième chaire créée sur le site et la troisième sponsorisée. Pour Patrick Aebischer,  président de l’EPFL également présent à la conférence de presse, le but est atteint, lui qui avait promis la création d’une douzaine de chaires sur site : «Il faut pouvoir anticiper les révolutions industrielles de demain. La création de cette chaire avec Richemont s’inscrit pleinement dans notre stratégie d’amener des partenaires industriels sur place et de stimuler l’innovation dans des secteurs clé par typologie de région».

Des centaines de millions dans la R&D

Cette chaire en technologie de fabrication multi-échelles, dont le professeur titulaire n’est pas encore nommé, s’appliquera dès 2015 à approfondir la recherche fondamentale dans le domaine des technologies de rupture capables de produire des pièces à toutes les échelles et tous les niveaux de précisions requis. Elle se concentrera principalement dans les nouvelles technologies telles que l’impression 3D, la lithographie et la gravure plasma entre autres, dont les progrès spectaculaires demandent encore de nouvelles avancées pour être au niveau de précision que requiert l’horlogerie.

Richemont, dont les investissements internes au groupe dans le domaine des R&D se chiffrent par centaines de millions de francs, justifie cet investissement financier (non communiqué) dans une chaire professorale par la volonté de trouver de nouvelles sources d’inspiration. Richard Lepeu: «La recherche et le développement internes au groupe sont avant tout tournés vers la commercialisation de ses innovations. La recherche fondamentale amenée par cette chaire permettra à nos ingénieurs, souvent issus de l’EPFL d’ailleurs, de trouver un souffle, une ouverture, une inspiration». Les nouveaux procédés qui en découleront pourront profiter au groupe Richemont, moyennant contrat spécifique, si intérêt.

Cristina d'Agostino

RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE EN CHARGE DE BILAN LUXE

Lui écrire

Licenciée en Sciences politiques à l’Université de Lausanne puis spécialisée en marketing et économie à HEC Lausanne en 1992, Cristina d’Agostino débute sa carrière dans l’industrie du luxe, et occupe les fonctions de responsable marketing et communication pour diverses marques horlogères. En 2008, elle décide de changer radicalement d’orientation, et débute une carrière de journaliste. En freelance d’abord, elle collabore aux titres Bilan, Bilan Luxe, Encore, avant d’intégrer la rédaction de Bilan en 2012. Depuis 2012, elle occupe la fonction de rédactrice en chef adjointe et responsable des hors-série Bilan Luxe.

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