Bilan

Rajeunissement viticole

Pierre-Igor Cusnir est devenu le nouveau propriétaire de Berthaudin SA. Approche moderne garantie pour la société de négoce en vin créée en 1936.

Crédits: © Pierre-Igor Cusnir

Avec une carrure digne d’un joueur de rugby, Pierre-Igor Cusnir ne passe pas inaperçu. Arpentant d’un pas vif les couloirs de sa nouvelle entreprise, l’audacieux patron reprend le flambeau de la célèbre maison viticole genevoise. Avec la double casquette de producteur et vendeur, Berthaudin SA a toujours fait historiquement partie du paysage viticole romand mais aujourd’hui les défis sont nombreux pour que cette PME passe dans l’ère moderne 2.0. Découverte d’un personnage attachant et sympathique qui n’en est qu’au balbutiement d’une nouvelle aventure professionnelle.

Bruxelles - Tokyo

D’origine belge, Pierre-Igor Cusnir commence son parcours œnologique avec ses parents en dégustant de petites gorgées de vins au détour de dîners. Changement de décor radical quand la famille quitte Bruxelles pour s’installer à Tokyo. Un choc culturel qui ne déboussole en aucun cas l’adolescent. Baccalauréat en poche, il rejoint les bancs de l’École Hôtelière de Lausanne de 1989 à 1992 avant de s’envoler vers la République Dominicaine en tant que directeur F&B. «Pour être hôtelier, il faut aimer son prochain. J’ai découvert la passion du service et l’envie de communiquer. Je trouve que l’univers des hôtels est magique».

Pierre-Igor Cusnir
© Pierre-Igor Cusnir

Retour en Suisse où il s’oriente rapidement vers le monde du marketing et de la vente. Engagé dans une PME vaudoise, Pierre-Igor gère de multiples projets, que ce soit pour la recherche de sponsorings pour la Maison du Sport à Verbier ou la promotion du programme énergie 2000 auprès des arts et métiers afin de sensibiliser les entreprises au respect de l’environnement énergétique.

En 2005, c’est le grand départ pour Valence où il s’occupe de l’événementiel d’Alinghi. «Une expérience unique dans une vie» se remémore-t-il encore avec une pointe de nostalgie. Sans le savoir, sa vie ne sera plus jamais la même. Par la suite, Pierre-Igor prend la gestion de la restauration du pavillon suisse à Milan lors de l’Expo 2015, incluant la délicate tâche de lancer l’appel d’offre des vins helvétiques. «C’est le monde de l’évènementiel qui m’a subtilement amené dans le monde du vin».

Maison historique

La Suisse lui manque et il pose définitivement ses valises en acceptant le poste de directeur des ventes à la Cave de Genève. «J’aime le terroir genevois, les viticulteurs, la paysannerie et le partage que génère une bouteille de vin au milieu d’une table. Qui que nous soyons et d’où nous venons, le vin crée de l’émotion». Après cinq années de bons et loyaux services, cet entrepreneur dans l’âme souhaite se mettre à son compte.

C’est autour d’une assiette de filets de perche que Pierre-Igor Cusnir rencontre Claude Berthaudin. Rapidement le courant passe entre les deux hommes et l’affaire est scellée. «Nous avions le désir commun de voir cette entreprise se pérenniser et évoluer. Le but n’a jamais été de la racheter pour la démanteler et la vendre. C’est une maison chargée d’histoire».

© Berthaudin SA

Avec ses 8 hectares de vigne dans le canton de Vaud, la maison Berthaudin a autant un pied dans la terre que l’autre dans le négoce. «Nous sommes aussi bien producteurs, importateurs que vendeurs. Nous savons ce que vivent les vignerons», précise-t-il. Du rosé de Provence au chasselas vaudois ou genevois en passant par un grand château bordelais, c’est plus de 1'000 références qui sont actuellement disponibles.

Le nouveau patron ne se voile pas la face: l’entreprise qu’il reprend le 1er janvier 2021 a besoin d’un nouveau souffle et une refonte totale de la communication est nécessaire. «L’objectif est de devenir à nouveau l’un des acteurs incontournables dans l’univers du vin romand. Nous devons absolument renouer avec nos clients et leur proposer une offre à 360 degrés qui inclus des pépites locales et internationales de petits producteurs comme des grandes maisons historiques».

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Edouard Amoiel

Chroniqueur culinaire

Lui écrire

Petit-fils de restaurateur, fils de marchand de vins, diplômé de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, chroniqueur culinaire pour le journal Le Temps et pour mon site Amoiel.ch, épicurien, aussi gourmand que gourmet, hédoniste, poète… l’idée d’écrire sur la gastronomie m’est apparue comme une évidence.

Ma démarche est avant tout de mettre en valeur et de faire découvrir des chefs, des restaurateurs, des producteurs et des créateurs. qui se donnent corps et âme à leur métier.

Alors, rejoignez-moi dans cette aventure culinaire truffée de gourmandises, de surprises et de plaisirs.

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