Bilan

Qlock et Raymond Weil s’allient: l’horlogerie passe à la vitesse supérieure

L’horlogerie est un secteur résolument traditionnel. Si certains ont attendu une pandémie pour véritablement lancer leur e-commerce en Europe, Qlock signe un partenariat important avec Raymond Weil. Le pendant horloger de Qoqa s’assure l’exclusivité des premières pièces de la dernière des “Beatles”.

Crédits: Raymond Weil

«On boucle la boucle». Elie Bernheim, CEO de Raymond Weil, présente la dernière des collaborations signées avec Apple Corps, détenteur des droits liés aux Beatles. La quatrième et dernière série est dédiée à l’album Let it Be. Qlock a obtenu l’exclusivité de la distribution des premières pièces, le 18 juin. «Nous cherchions un partenaire dynamique, compétent dans le digital et local» explique Elie Bernheim.

Pascal Meyer, CEO de QoQa, était tout indiqué. L’alliance entre les deux marques ne se fait pas au niveau du produit, mais bien au niveau de sa distribution. Jusque-là, Qlock proposait à ses fidèles des garde-temps d’éditions difficilement trouvables sur les marchés, mais pas un tel type de lancement. «Cette opération avec une marque d’un tel prestige, c’est une première !» lance Pascal Meyer.

Un signal fort

Pour le patron de Raymond Weil, le choix de Qlock complète le réseau de détaillants habituels. Les ventes en ligne augmentent régulièrement depuis une année. «C’est l’avenir» glisse Elie Bernheim avant de préciser les modalités du partenariat. «Qlock aura l’exclusivité temporaire pendant 4 jours. Les pièces seront ensuite vendues par nos filiales et distributeurs à travers le monde». Les trois premières éditions ont séduit.

La Maestro version Beatles a été produite lors de chaque série à 3000 exemplaires, la quatrième ne fait pas exception. Pourquoi ce chiffre ? «Il fallait en choisir un à l’époque» rigole Elie Bernheim, qui estime que ces quelques milliers créent déjà une exclusivité tout en permettant aux personnes intéressées de l’acquérir. «Nous ne sommes pas une marque de niche» avertit encore le CEO genevois. Le prix s’élève à 1995 francs, et ne changera pas qu’il soit sur Qlock ou chez d’autres détaillants.

Cette alliance démontre un tournant intéressant dans la distribution des montres. Les détaillants ne sont plus vus comme le seul canal de distribution possible. La digitalisation a multiplié les solutions pour toucher les différents publics. QoQa joue un rôle intéressant sur le marché suisse. En proposant une offre par jour, l’entreprise vaudoise se place en quelque sorte en entité qui sélectionne les produits intéressants pour le client. Les personnes séduites développent ainsi une certaine confiance.

Après le vin, Pascal Meyer avait lancé une plateforme dédiée aux montres. Le succès est au rendez-vous.DR.

La force de Qlock

Pascal Meyer et son équipe ont lancé Qlock au mois d’octobre, le 10.10 à 10h10. Si cela devait durer trois mois, le succès des différentes ventes a poussé à ce que l’opération soit permanente. «En huit mois, nous avons vendu environ 11’000 montres» raconte Pascal Meyer. Toutes les marques ne font pas confiance au site lausannois pour des partenariats. «Les maisons les plus modernes travaillent volontiers avec nous, et celles dont le management est conservateur commencent à s’intéresser à nous.

Les volumes intéressent» confie le patron des loutres, avant de préciser: «nous savons qu’ils ont une image à respecter et que l’on ne peut pas faire n’importe quoi». Il estime que les adeptes de Qlock ne recherchent pas des montres à meilleur prix, mais de la plus-value. «Ils veulent être livrés en 1er, ils veulent des montres que l’on ne trouve pas ailleurs…» détaille Pascal Meyer. Le lancement de la Maestro Abbey Road avec Raymond Weil est un premier pas vers ce à quoi ressembleront de futures collaborations. «Certaines marques n’auront que quelques pièces d’un modèle à écouler, d’autres lanceront leurs productions chez nous en avant-première» conclut Pascal Meyer.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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