Bilan

Olivier Bernheim, une passion pour l'équitation

Président du conseil d’administration et consultant de la marque Raymond Weil, Olivier Bernheim voue une passion sans limite pour le sport équestre depuis son adolescence. Il raconte ce qui le motive à monter tous les jours, malgré son emploi du temps.
  • Olivier Bernheim, Président de la marque Raymond Weil, est passionné d'équitation depuis 46 ans

  • Olivier Bernheim, président de Raymon Weil.

    Crédits: Image: DR

Dès ce jeudi 08 décembre, Palexpo accueille les plus grands cavaliers du monde pour la 56ème édition du Concours Hippique International (CHI). Une discipline qui attire régulièrement les foules à Genève. Cette année, 40’00 personnes sont attendues. L’équitation, un sport populaire que beaucoup de patrons d’entreprise pratiquent, malgré un emploi du temps surchargé. L’un d’entre eux, Olivier Bernheim, président de la marque d'horlogerie Raymond Weil, raconte les raisons de sa passion.

Le Concours Hippique International de Genève propose quatre disciplines en concours pour sa 56ème édition. Laquelle vous passionne le plus ?

Olivier Bernheim: Même si l’attelage est très esthétique,  il faut disposer de beaucoup de temps et d’espace pour pratiquer cette discipline. Et je suis d’avantage attiré par un sport équestre en contact direct avec l’animal. J’ai besoin d’être sur le cheval, sentir l’effort physique. Quant aux trois autres disciplines en concours, je les ai toutes pratiquées. Je continue à pratiquer aujourd’hui du saut et du dressage, à 62 ans. Je me fixe un programme, chaque semaine.

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Quelle est votre relation à l’animal ?

O.B.: Je ne pourrais tout simplement pas vivre sans mes chiens et mes chevaux. Je suis capable de ne pas partir en voyage, simplement parce que je ressens le besoin de m’occuper d’eux, et pourtant je me déplace énormément à l’étranger pour mon activité.

Depuis quand êtes-vous passionné d’équitation ?

O.B.: Etonnamment, au départ,  c’est une discipline qui m’a été prescrite,  car j’étais un enfant peureux. J’ai donc commencé l’équitation vers l’âge de 13 ans. Ma mère s’en est mordue les doigts quelques années après, car très vite ce sport s’est mué en véritable passion. Résultat : j’étais plus assidu à cheval qu’aux études.

Quels ont été les facteurs qui ont déclenché cette passion ?

O.B.: J’ai débuté l’équitation par une discipline qui ne se pratique plus guère : la voltige, sur un cheval sans scelle et simplement équipé d’un harnais. Ça m’a donné une bonne perception du cheval, de son rythme,  de ses mouvements, la compréhension de son corps. C’est peut-être pour cela que je tiens bien un cheval et que j’aime monter des chevaux qui ont du sang. Je trouve que la voltige devrait être d’avantage proposée, surtout pour les adultes qui veulent débuter.

Combien de fois par semaine montez-vous à cheval ?

O.B.: Depuis le 1er avril 2014, date à laquelle j’ai remis les clés de l’entreprise à mon fils, aujourd’hui CEO de Raymond Weil, je monte cinq fois par semaine si je suis dans la région genevoise. Mais ça n’a jamais été une frustration dans mon passé de moins monter à cheval car j’étais passionné par mon activité. Mais aujourd’hui, j’ai décidé que tous les matins à 07h30, je serai à cheval, malgré les obligations. J’ai la chance d’avoir mon cheval à 2 minutes de chez moi.

C’est une passion onéreuse ?

O.B.: Oui, c’est une passion onéreuse. J’ai trois chevaux de selles français, deux en France et un en Suisse qui ont 11, 10 et 5 ans. Par cheval je dépense en moyenne (en Suisse) 25'000 francs, car il y a la pension, le parc, le vétérinaire, les transports.

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Qui vous a transmis le mieux cette connaissance du cheval ?

O.B.: J’ai la chance de connaître un personnage extraordinaire, comme un maître à penser pour moi. Monsieur Philippe Bernard. C’est à travers lui que j’achète mes chevaux. Il est en France, dans l’Ain, à Châtillon-sur-Chalaronne. C’est un homme d’exception, qui sait écouter et comprendre le cheval et qui travaille l’animal dans le respect. Nous sommes plusieurs Genevois à lui confier nos chevaux, car c’est un spécialiste du débourrage, une étape cruciale dans la vie d’un cheval. Mal débourré, le cheval peut souffrir d’arthrose le restant de sa vie.

Comment a évolué votre rapport au cheval depuis vos débuts ?

O.B.: Je monte depuis 46 ans. Mon rapport au cheval a évolué en rapport à ma disponibilité. J’assume ma passion équestre avec plus de plénitude depuis que je suis beaucoup moins stressé.

Le cheval le ressent ?

O.B.: Certaines personnes vont chez le masseur, d’autres vont se relaxer. Pour ma part, dès que je suis sur un cheval, il y a tellement à faire, c’est tellement intéressant de comprendre la bête, de voir ses réactions, qu’au final, je ne pense à rien. Et certainement pas à mon travail. Ce sont des moments durant lesquels je m’échappe totalement. Et même si mon portable sonne, je ne réponds pas. Quand vous êtes sur le cheval, vous devez vous concentrer, car des écarts sont très vite arrivés.  Lorsque je monte mon jeune cheval de 4 ans que je viens d’acquérir, c’est évidemment plus risqué, mais j’aime ça.

Participez-vous toujours à des concours ?

O.B.: Non, j’ai passé l’âge de me lever à l’aube pour être le 28ème à la première épreuve le matin et le 48ème à midi. J’ai participé à des concours toute mon adolescence, en France et en Suisse, jusqu’à l’âge de 23 ans. Aujourd’hui, ce qui me satisfait le plus, c’est de comprendre la bête, de l’entente que l’on peut avoir, pour autant que l’on puisse avoir une connivence avec un cheval. J’ai besoin d’être dans la nature. Le cheval vous donne un équilibre, vous apporte beaucoup. On le voit à travers les progrès que certains enfants handicapés peuvent faire au contact du cheval. La thérapie par le cheval, j’y crois beaucoup. J’ai un cheval que j’adore, avec lequel j’ai un contact unique. Tout est affaire d’alchimie.

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Cristina d'Agostino

RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE EN CHARGE DE BILAN LUXE

Lui écrire

Licenciée en Sciences politiques à l’Université de Lausanne puis spécialisée en marketing et économie à HEC Lausanne en 1992, Cristina d’Agostino débute sa carrière dans l’industrie du luxe, et occupe les fonctions de responsable marketing et communication pour diverses marques horlogères. En 2008, elle décide de changer radicalement d’orientation, et débute une carrière de journaliste. En freelance d’abord, elle collabore aux titres Bilan, Bilan Luxe, Encore, avant d’intégrer la rédaction de Bilan en 2012. Depuis 2012, elle occupe la fonction de rédactrice en chef adjointe et responsable des hors-série Bilan Luxe.

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