Bilan

Mercedes GLA, l'Allemande s'offre une nouvelle jeunesse

Depuis le mois de mars en Suisse, la marque à l’étoile offre à sa nouvelle classe GLA une tournée promotionnelle digne des roadshows les plus glamours. Le but : rajeunir sa clientèle et attaquer le marché très porteur des SUV compacts en Suisse.

Test Drive: le nouveau crossover GLA de Mercedes.

Rendez-vous était donné au Flon, cœur urbain à tendance « arty » de Lausanne. Le choix du lieu, loin d’être anodin, semble parfaitement calé sur la stratégie de rajeunissement de la marque allemande qui, depuis quelques années, lutte pour reconquérir sa place de leader sur le marché mondial de l’automobile haut de gamme. En ligne de mire, ses deux concurrents majeurs : la BMW X1 et l’Audi Q3.

Pendant le parcours, quelques surprises seront au rendez-vous. A peine démarré que l’on s’arrête prendre une autostoppeuse en robe de mariée qui nous chantera, a cappella, un gospel à la gloire du GLA. Plus loin, si le temps imparti pour le test drive nous l’avait permis, nous aurions pu discourir de l’esthétique du SUV compact un verre à la main, offert par un gentleman driver posté en embuscade, en pleine forêt… Quand Mercedes veut reconquérir des parts de marché, c’est à grands coups d’émotionnel.

Retour à la mécanique. Pour le test drive du jour, plusieurs choix étaient à disposition : une GLA à motorisation diesel ou essence, variant de 136 ch à 170 ch pour les versions 200 CDI et 220 CDI diesel à 156 ch et jusqu’à 360 ch pour la version essence GLA 45AMG 4Matic, la plus puissante de la gamme.

Ce sera la 220 CDI 7 vitesses 4 MATIC qui fera office de test pour Bilan.ch. Premier étonnement, la lumière intérieur de l’habitacle. Les deux ouvertures (fixe à l’arrière et à commande électrique à l’avant) du toit ouvrant panoramique laissent passer un maximum de lumière naturelle. Très étonnant pour une voiture si compacte, dont le châssis reprend celui de la Classe A. Au volant, la conduite est confortable, bien que la motorisation mise à disposition n’offre pas de grandes sensations, l’accélération demandant un peu de patience en mode « éco ».

En mode sport, la réactivité s’améliore et le changement de vitesse par palettes au volant autorise un changement de rapport rapide des 7 vitesses et sans à-coups (grâce au système DCT de deux demi-boîtes équipées chacune d’un embrayage). Et en mode tout terrain, le 4x4 tient la route. Niveau confort, l’assise moins haute que sur un SUV classique (le GLA n’est rehaussé que de 6 centimètres par rapport à la classe A) offre plutôt un style de conduite en mode berline. Les sièges sport du modèle proposé offrent une bonne tenue, le display central des informations permet de se connecter à internet via le smartphone, mais on regrette qu’il ne soit pas tactile.

Par contre, toutes les technologies intelligentes liées à la sécurité sont présentes. Le système radar anticollision de série avertit par un signal sonore et visuel placé sur le tableau de bord que le danger se rapproche dangereusement et peut activer un freinage partiel. Le signal angle mort placé sur les deux rétros latéraux s’allume en rouge et provoque une vibration du volant. L’assistance au stationnement qui pilote automatiquement le véhicule est à prévoir en option.

Au final, on apprécie la diversité des choix possibles en matière de motorisation, l’esthétique plus agressive et dynamique que ce que Mercedes était habitué à offrir il y a dix ans, et son prix qui démarre à 37'778 francs suisses hors taxe.

 

 

Cristina d'Agostino

RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE EN CHARGE DE BILAN LUXE

Lui écrire

Licenciée en Sciences politiques à l’Université de Lausanne puis spécialisée en marketing et économie à HEC Lausanne en 1992, Cristina d’Agostino débute sa carrière dans l’industrie du luxe, et occupe les fonctions de responsable marketing et communication pour diverses marques horlogères. En 2008, elle décide de changer radicalement d’orientation, et débute une carrière de journaliste. En freelance d’abord, elle collabore aux titres Bilan, Bilan Luxe, Encore, avant d’intégrer la rédaction de Bilan en 2012. Depuis 2012, elle occupe la fonction de rédactrice en chef adjointe et responsable des hors-série Bilan Luxe.

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