Bilan

Maria  Sharapova, la déesse du stade

Interview avec Maria Sharapova
Crédits: Marie Ansel

E lle est une des rares sportives à avoir compris d’entrée de jeu que son image devait se gérer comme un classement WTA. Avec 29 millions de dollars de revenus en 2013, Maria Sharapova est aujourd’hui l’athlète la mieux payée de la planète selon le magazine « Forbes ». Classée parmi les quatre meilleures joueuses du monde depuis quatre ans, Maria Sharapova a aujourd’hui réussi à imposer son image glamour sur terre battue comme sur tapis rouge. Egérie de TAG Heuer depuis sept ans, elle livre sa façon d’appréhender les affaires.

Comment gérez-vous votre image ?

Le succès, que ce soit au tennis ou en affaires, ne survient pas d’un jour à l’autre. Il est le fruit d’un travail intense. Je n’ai pas peur de travailler dur pour poursuivre mes rêves. Depuis le début de ma carrière, j’ai été entourée par une équipe de professionnels qui m’ont non seulement aidée à grandir sur les courts de tennis, mais également à développer de véritables affaires et une stratégie de sponsoring autour de mon nom, qui s’est avérée payante avec le temps. Je leur suis très reconnaissante, mais je me sens aussi privilégiée d’avoir pu rencontrer des gens avec lesquels je pouvais faire confiance à 100%.

Je suis multiculturelle et je travaille dur à mon image afin d’étendre mes activités au-delà du tennis, c’est-à-dire dans la mode et le design. Il y a un certain nombre d’athlètes masculins qui y sont parvenus, mais très peu de femmes. J’espère être l’une d’entre elles pour mes sponsors.

Le monde de l’horlogerie vous est-il familier? Avez-vous une anecdote à raconter en lien avec TAG Heuer ?

Nous partageons les mêmes valeurs: ne jamais cesser de se réinventer, innover et se battre pour conserver sa position, ne jamais rien tenir pour acquis et remettre sans cesse l’ouvrage sur le métier. Cela fait sept ans que nous travaillons de concert et j’espère que ce partenariat durera encore longtemps.

J’ai l’impression que nous avons grandi ensemble. J’ai beaucoup appris avec TAG Heuer, entre autres qu’il y a un compromis fantastique à trouver entre le design, le confort et l’ergonomie. Je garde un délicieux souvenir du premier shooting photo pour la marque avec Patrick Demarchelier… J’ai vraiment découvert les shootings de haute couture ce jour-là. C’était comme un conte de fées.

Comment est né le projet Sugarpova?

Je suis un bec à sucre. Quand j’étais petite fille, mes parents avaient l’habitude de me donner un bonbon après chaque bon entraînement et je crois que tout vient de là. Je choisis personnellement les friandises, en les goûtant à l’aveugle, en travaillant avec la production pour atteindre la qualité élevée que j’en attends. Je veux vraiment transformer les bonbons en produits de luxe. Sugarpova est vraiment ma propre affaire. Je voulais créer une collection de bonbons qui soit chic et ludique.

Vous venez de remporter le Tournoi de Stuttgart. L’année commence bien pour vous. Vos ambitions pour l’année 2014?

Avec mon équipe d’entraînement et coaching à mes côtés, 2014 se dessine comme une bonne année pour moi. J’espère continuer à progresser dans tous les aspects de mon jeu, à grandir et à apprendre. Je m’efforce de pousser mon jeu à un niveau supérieur.

Vous avez créé une fondation en lien avec votre pays, la Biélorussie.

J’ai créé ma propre fondation pour aider des enfants à réaliser leurs rêves. L’idée est de permettre à de jeunes talents de poursuivre des études supérieures. Je suis également impliquée dans le programme des Nations Unies pour le développement en tant qu’ambassadrice de bonne volonté. Ils ont souligné l’urgence de faire quelque chose en Biélorussie.

Ma famille étant originaire de Gomel, près de Tchernobyl, j’ai tout de suite senti que cette cause me tenait à cœur et j’ai voulu soutenir ce projet du mieux que je pouvais. Les trois premières bourses ont été attribuées en novembre 2009, et nous avons atteint un total de douze bourses en 2012. D’autres sont à venir. 

Cristina d’Agostino

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