Bilan

Manolo Blahnik, le «King of Shoes», ouvrira à Genève au printemps

Le styliste emblématique met un pied en Suisse, où il a vécu pendant sa jeunesse. Après plus de 40 ans de carrière, il serait à la tête d'un empire. Manolo Blahnik s'ajoute à la liste des grands chausseurs qui ont choisi la cité de Calvin ces dernières années, comme Christian Louboutin, Jimmy Choo ou encore Roger Vivier.
Crédits: Manolo Blahnik

Le styliste espagnol Manolo Blahnik, fondateur de la marque éponyme, vient d’ouvrir une succursale à Genève. D’après les informations obtenues auprès du siège de l’entreprise à Londres, une boutique devrait ouvrir en avril prochain. Il s’agira de la première en Suisse.

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Mondialement connu pour ses chaussures haut de gamme, la marque s’est également développée dans la maroquinerie et les accessoires. Le site américain de CNN parle d’un «empire Blahnik» et de l’un des designer «les plus talentueux de son temps», lui qui enregistre plus de 40 ans de carrière et un nombre impressionnant de récompenses et distinctions.

Culte populaire 

Malgré une communication et un marketing relativement discrets comparé à ses pairs, les «Manolo» comme elles sont appelées, sont devenues un objet de la culture populaire. Essentiellement grâce à des ambassadrices venues du monde de la mode, de la musique ou du cinéma.

Une journaliste de Libération écrivait il y a quelques années: «Son prénom est devenu un nom commun cité dans les chansons de Beyoncé et Lady Gaga. Carrie Bradshaw de Sex and the City ne jurait que par elles, Bella dans Twilight les portaient pour son mariage».

Culte populaire toujours: c’est en effet la série télévisée Sex and the City qui a véritablement fait exploser la notoriété du chausseur espagnol auprès du grand public, à la fin des années 1990. L’héroïne principale en est une inconditionnelle, citant régulièrement Manolo, en plus de porter ses créations. A tel point qu’en 2000, pas moins de 30’000 paires de Manolo Blahnik sont vendues chaque année dans les magasins américains Neiman Marcus, alors même que le prix de vente de ces souliers débute à 500 dollars. «Il est tellement important que s'il me demandait de renommer mon magasin Neiman Blahnik, je le ferais sans réfléchir», déclarait même Cynthia Marcus, propriétaire du groupe américain, dans les colonnes de l’Express. L’entreprise du chausseur étant familiale, les résultats financiers restent toutefois confidentiels.

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Une exposition artistique de ses créations s’est tenue ces derniers mois dans des musées prestigieux de plusieurs capitales européennes et grandes villes d’Amérique du Nord. Un film documentaire a même été projeté en salles l’an dernier. Dans ce film, on retrouve son cercle de « fans », comme Anna Wintour, Paloma Picasso, Rihanna ou Naomi Campbell. Cette dernière répétant à l’envi qu’il est le  « King of Shoes », le roi de la chaussure.

Des études à Genève

Né dans les îles Canaries en 1942, Manolo Blahnik arrive en Suisse à l’âge de 17 ans. Il y étudie la littérature et l'architecture à l'Université de Genève à la fin des années 1960, avant de poursuivre son parcours à Paris, à l'Ecole nationale supérieure des beaux-arts et à l'Ecole du Louvre.

Il commence à dessiner des chaussures dans les années 1970 en Angleterre, puis ouvre une première boutique à Londres. Il se fera ensuite remarquer par le magazine Vogue USA, et ouvre une boutique sur Madison Avenue à New York, à la fin des années 1970.

Manolo Blahnik collabore ensuite avec de grands noms de la haute couture dans les années 1980. Il réalise des chaussures pour Calvin Klein, John Galliano, Yves Saint Laurent ou encore Oscar de la Renta.

L’internationalisation de la marque se renforce dans les années 1990, avec l’ouverture de boutiques à Hong Kong, à Séoul et à Dubai. Moscou, Madrid ou Kuala Lumpur suivront. D’après le site officiel, le réseau est composé de 13 boutiques en nom propre.  Genève sera donc la 14ème.

Les grands noms de la chaussure convergent à Genève

L’ouverture dans quelques mois d’un point de vente Manolo Blahnik à Genève fait suite à une série de grands noms de la chaussures qui se sont installés dans la cité de Calvin ces dernières années. On peut par exemple citer le Français Christian Louboutin, qui a ouvert sa boutique en 2009.

Le Britannique Jimmy Choo lui avait emboité le pas, avec l’ouverture d’une boutique à Genève en 2012, après s’être installé à Zurich en premier lieu. Puis c’est un autre grand chausseur français, Roger Vivier, qui a choisi Genève pour son premier magasin en Suisse, qui a ouvert ses portes en 2015.

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Marjorie Thery
Marjorie Théry

JOURNALISTE À BILAN

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