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Les inventeurs du V8 passent à l’électrique

Les inventeurs du V8 passent à l’électrique

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On sait déjà que si Jeep n’avait pas existé, il y a des chances qu’à l’heure actuelle nous parlions tous allemand et que la capitale française ne soit pas Paris, mais Berlin. Mais nous n’allons pas refaire l’histoire. C’est pour ça que, lorsque la marque américaine a annoncé que ses véhicules allaient passer à l’hybride, l’événement ne pouvait pas être mis de côté.

Il faut bien noter que, sur ce coup-là, Jeep n’a rien inventé. Actuellement, la plupart des constructeurs n’ont pas d’autre choix que de plaire aux gouvernements, au risque de se faire allumer à coup de malus monstrueux. C’est donc assez logiquement que tout le monde est en train de passer au concept du petit moteur qui fait un bruit de moulin à café, le tout couplé d’un moteur électrique. Avant de passer aux véhicules «mythiques» de la gamme – tels le Grand Cherokee et le Wrangler qui seront les prochains sur la liste à recevoir un moteur électrique –, les ingénieurs ont décidé de se faire la main sur deux véhicules un peu moins massifs: le Renegade et le Compass.

C’est donc en Compass que j’allais finir mon année 2020 de chroniqueur automobile. Le Compass, c’est un peu le petit SUV que l’on a créé pour faire croire que c’était comme les grands, mais qu’en plus il rentre dans un parking sans avoir besoin de sortir mesurer pour voir si «tout passe».

En ce qui concerne l’esthétique, il y en a qui aiment et il y en a qui n’aiment pas. Personnellement, la voiture en elle-même me laisse plutôt de glace, mais il faut reconnaître que la bonne surprise vient de l’intérieur et du comportement routier. En ce qui concerne le comportement routier, je dois dire que j’ai été bluffé. Bluffé parce que je sortais d’un test avec une Alfa Romeo de 510 chevaux, alors forcément la comparaison n’était pas simple. Mais la Compass avec ses 180 chevaux essence, plus 60 électriques était assez puissante pour me faire oublier rapidement mon test d’avant. Pas complètement, soit, mais quand même. Lorsque les deux moteurs travaillent de concert et que vous êtes en mode sport, la Compass n’a pas grand-chose à envier à ma Golf GTI de fonction – si ce n’est la tenue de route pour cause de centre de gravité de SUV.

Electrifiée, mais toujours jeep dans l’âme

Pour être sincère, elle est joueuse et surprenante et à chaque fois que vous voyez un chemin de traverse, elle vous fait de l’œil pour vous encourager à aller déranger les chasseurs – et il est certain que la voiture est faite pour aller faire du tout-terrain.

Pour ce qui est de l’intérieur et de l’équipement, Jeep joue sur du velours et vous en donne pour votre argent – c’est cuir et technologie à gogo et elle n’a rien à envier aux grandes. En tous les cas, même si j’ai tendance à être un peu plus V8 qu’hybride, je suis redescendu heureux de ma Compass et piaffe d’impatience de voir ce que Jeep nous réserve pour les grandes sœurs.


Jeep Compass 1,3 Gse T4 Phev 240 chevaux

Moteur thermique: 4 cylindres en ligne

Cylindrée: 1332 cm3

Puissance (totale): 240 ch

Type de suralimentation: Turbo

Boîte de vitesses: Automatique à 6 rapports

Autonomie du moteur électrique: 42 km

Capacité de la batterie: 11,40 kw/h

Puissance: 59,80 CV

Vitesse maxi: 200 km/h

0 à 100 km/h: 7,30 sec

Etiquette-énergie: A Emissions de CO2: 50 g/km

Longueur: 4,39 m

Poids à vide: 1935 kg

Thomas Veillet*

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