Bilan

Les bons et les mauvais chasseurs

Personnellement, je déteste la chasse. Je n’ai donc jamais eu un intérêt à acheter un break de chasse. Et puis j’ai rencontré la Ferrari GTC4 Lusso.

  • Grande et belle, la Lusso, c’est la démesure à l’italienne.

    Crédits: Ferrari
  • Grande et belle, la Lusso, c’est la démesure à l’italienne.

    Crédits: Ferrari

Je n’ai jamais tenu une arme dans ma main et n’ai aucune intention que cela se produise dans les années à venir, à moins que ma vie en dépende. Je n’ai donc jamais envisagé d’acheter une voiture que l’on qualifie de break de chasse. A la limite un SUV supersportif pour aller faire le malin dans la montée de Sierre à Cran-Montana, mais un break de chasse, pourquoi faire si je ne chasse pas?

Ce genre de voiture est devenu extrêmement populaire dans le monde des golfeurs parce qu’il paraît que l’on peut rentrer un sac de golf à l’intérieur. Pour information, un sac de golf rentre AUSSI dans une Renault Kangoo.
Je conçois bien que ça soit un peu moins glamour d’arriver au Royal St Georges en Kangoo, mais le résultat est le même; votre sac de golf arrivera à destination en même temps que vous.

Lusso pour «luxe»

Et puis j’ai rencontré la Ferrari GTC4 Lusso. Si vous voulez mettre un moteur V12 dans une voiture et que, derrière, vous devez y rentrer 4 personnes et en plus avoir un coffre pour y mettre le résultat de votre chasse ou votre matériel pour aller faire un 18 trous, ne cherchez pas, la Lusso est faite pour vous.

Ferrari a donc développé ce break de chasse avec un moteur V12 qui ne développe pas loin de 700 chevaux et qui est équipé de quatre roues motrices. Pas besoin d’être expert en automobile et d’avoir fait «Grand Prix de Monaco» comme études pour imaginer que la plateforme de la Lusso sera forcément celle du futur SUV de la firme de Maranello.

La bête est longue. Même très longue. Une fois à l’intérieur, la taille du véhicule m’a paru encore plus grande parce que je me suis senti tout petit. Entre le capot long comme un bateau moteur et les sièges baquets qui vous avalent, j’ai presque fait un complexe.

En revanche, il y a une chose qui m’interpelle, c’est l’espace arrière. La Ferrari GTC4 Lusso est donnée comme une 4 places et, c’est vrai, c’est une 4 places. En tous les cas, il y a 4 sièges. Des sièges où, une fois que vous êtes dedans, vous y restez. Réfléchissez bien avant de vous installer à l’arrière, parce que vous n’en sortirez pas toutes les cinq minutes juste par plaisir. C’est une vraie réflexion et un challenge physique que de le faire.

Une sportive en mode Moon Boots

Pour le reste, c’est un monstre. La taille est gigantesque pour une «sportive», le moteur est énorme, la puissance est délirante et l’intérieur est tellement beau que l’on n’a même pas besoin de rouler pour avoir du plaisir. J’aurais pu rester assis là-dedans pendant des heures juste pour caresser le cuir qui a été installé à peu près partout. C’est probablement un troupeau entier de vaches qui a été utilisé pour décorer l’intérieur de la Lusso. Contre les trois habituelles pour une voiture classique.

Mais la Lusso n’est pas une voiture classique. C’est de la démesure à l’italienne. Tout est grand et tout est beau aussi. Le toit ouvrant donne l’impression de rouler en cabriolet. Après quelques kilomètres sur la neige, on se rend compte que l’animal peut y fonctionner. C’est une certitude. De là à dire que c’est une nécessité, je resterais tout de même un peu dubitatif. Il est vrai qu’il faut avoir du courage pour lâcher 690 chevaux sur une route qui semble tout de même plus adaptée aux Subaru Impreza qu’aux chevaux cabrés d’Enzo Ferrari.

La voiture est tout bonnement fabuleuse, mais si je devais partir chasser avec, je crois que je me concentrerais sur les routes du sud de la France plutôt que celles du nord de la Norvège, la Ferrari GTC4 Lusso ayant beau avoir 4 roues motrices, elle est nettement plus appropriée pour aller boire un verre chez Sénéquier que pour aller skier à Chamonix en plein hiver. Même s’il ne fait nul doute que c’est possible. 

* Cofondateur d’investir.ch et auteur du site bitume.ch

Thomas Veillet*

Aucun titre

Lui écrire

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."