Bilan

Le Jumping Longines Crans-Montana saute du calendrier

Le Jumping Longines Crans-Montana n’aura plus lieu. La compétition équestre donnait rendez-vous aux meilleurs cavaliers en été, et ce depuis plusieurs années. Les organisateurs ont décidé de l’arrêter mardi 8 décembre, en raison d’une diminution de l’enveloppe accordée par les communes.

Crédits: Jumping Longines Crans-Montana

Pas de ressentiment, ni de haine. Daniel Perroud et François Besençon ont dû mettre fin au Jumping Longines Crans-Montana. L’Association des Communes de Crans-Montana (ACCM) a diminué le budget alloué à la compétition équestre, si bien que ses organisateurs n’ont plus les ressources nécessaires pour la mettre sur pied. «Il s’agit d’une diminution de l’ordre de 40%» explique Daniel Perroud, l’un des co-organisateurs par ailleurs très actif dans le secteur de l’événementiel sportif. Le rendez-vous équestre avait lieu au mois de juillet. Il réunissait depuis quatre éditions les cavaliers de plusieurs pays sur le Haut-Plateau. Le budget annuel s’élevait à 1,8 millions de francs. Cette somme se divisait elle-même en fonds privés - environ 60% du total - et en fonds publics. Ce sont bien ces derniers qui ont été impactés, avec le nouveau budget dressé par les communes. «La partie du financement institutionnel représente une part élevée du budget» affirme François Besençon.

L’évaluation de l’offre

Pour décider des budget à allouer à ses événements, l’ACCM a commandé une étude auprès de la HES-SO Valais. La section tourisme a ainsi créé une grille d’évaluation que les organisateurs ont dû remplir. «Cette valorisation est faite sur l’apport économique direct» précise François Besençon. David Bagnoud, président de la commune de Lens, ajoute: «Nous avons décidé de répartir le budget selon cette grille. Certaines manifestations comme le Jumping ou le Cirque au Sommet ont vu leur budget diminuer, d’autres événements recevront eux davantage». La station a dû procéder à des choix et réorganiser son calendrier. Parfois, plusieurs compétitions ont lieu en même temps, et l’étude menée par la Haute école de Tourisme visait justement à rationaliser l’offre présente sur le Haut-Plateau. Certains survivent, d’autres mettent la clé sous la porte. «Bien sûr qu’il y a une part de regret» confirme David Bagnoud. «J’ai averti que cette nouvelle grille d’évaluation allait en condamner certains». Il reconnaît que le Jumping Longines était un événement bien ficelé, mais d’autres projets devraient voir le jour: entre championnats du monde de VTT ou encore candidature d’une étape du Tour de France.

Du regret, il y en a aussi du côté des organisateurs de la compétition d’équitation. «Mon seul regret est que j’ai l’impression que tout s’arrête à cause de lenteurs administratives» confie Daniel Perroud. Avec près du 90% du budget en main, il ne manquait pas grand chose pour pouvoir garantir l’événement.

Aller ailleurs ?

Et s’il suffisait de créer la même manifestation à un autre endroit ? C’est hors de question tant pour Daniel Perroud que pour François Besençon. Tous deux possèdent un appartement à Crans-Montana, et c’est véritablement pour la commune qu’ils ont lancé le Jumping. «Quand nous l’avons lancé, nous nous sommes dit qu’il n’était pas possible qu’il n’y ait pas une telle compétition ici.» affirme François Besençon. Daniel Perroud glisse que certaines autres stations les ont contacté et proposé de mettre à disposition leurs infrastructures. Pas d’intérêt, de la part des deux hommes, qui se plient à la décision de l’Association des Communes de Crans-Montana. François Besençon admet encore que «ce n’est pas nous qui faisons la stratégie de la station».

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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