Bilan

La Maison Blanche a choisi le nouvel Air Force One

Après 25 ans de bons et loyaux services, les deux appareils mis à disposition du président des Etats-Unis vont être mis au placard. La Maison Blanche aurait porté son choix sur deux nouveaux Boeing 747-8.
  • Air Force One véhicule le président des Etats-Unis partout à travers la planète lors de ses déplacements officiels.

    Crédits: Image: DR
  • A bord d'Air Force One, le président américain peut diriger le pays et même déclencher une frappe nucléaire.

    Crédits: Image: Roy Cooper
  • Le nouveau modèle de 747 affiche une vitesse de croisière de 917km/h et un rayon d'action de 14'800km.

    Crédits: Image: RiaNovosti

En 1997, Harrison Ford, dans le rôle du président des Etats-Unis, se débarassait d'un groupe terroriste qui cherchait à le prendre en otage pour faire libérer un de leurs chefs. Toute l'action du film se déroulait dans l'avion présidentiel Air Force One. Pour le tournage, le réalisateur Wolfgang Petersen avait obtenu de la Maison Blanche qu'une large partie de l'équipe puisse effectuer un vol préalable dans le vrai Air Force One. A cette époque, l'appareil était en service depuis sept ans. De même que son jumeau (deux appareils identiques se partagent les missions et le nom d'Air Force One).

C'est l'administration de George H.W. Bush qui avait inauguré l'appareil, un Boeing 747-200B Airliner, en version VC-25, en 1990. Et les salons et bureaux aménagés dans l'habitacle auront connu quatre présidents successifs: George H.W. Bush, Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama. Mais après 25 ans de bon et loyaux services, les deux aéronefs devraient goûter prochainement à une retraite bien méritée. Et pour le remplacer, Reuters annonce que le choix de la Maison Blanche se serait porté sur deux appareils plus récents de la gamme 747: des 747-8.

Rien de surprenant dans cette décision: deux modèles seulement étaient envisageables avec le Boeing 747 et l'Airbus A380, car le cahier des charges spécifie que l'appareil doit être un gros porteurs quadriréacteur. Or, il semblait improbable que la présidence des Etats-Unis se tourne vers un constructeur européen plutôt que vers un américain. De plus, la décision intervient à un moment clef pour le constructeur de Seattle: début janvier, Boeing annonçait un ralentissement de la cadence de production du 747-8 en raison d'un carnet de commandes moins rempli.

Avec son rayon d'action de 14'800km et sa vitesse de croisière de 917km/h, le Boeing 747-8 surclassera son prédécesseur par ses performances. Reste que la livraison ne devrait pas intervenir avant de longs mois, voire plusieurs années: d'importants aménagements doivent être apportés tant en matière d'aménagement intérieur que d'équipements extérieurs. Pour la cabine, rien de phénoménal mais des bureaux, salons, chambres, bloc opératoire et pièces de communication pourvues des dernières technologies sécurisées. Pour l'extérieur, le dessous de l'appareil doit être protégé contre une déflagration nucléaire au sol, de vitres pare-balles et de lanceurs de leurres pour d'éventuels missiles hostiles.

Premier avion présidentiel en 1943

Dépendant de l'US Air Force, l'armée de l'air américaine, les avions présidentiels transportent les chefs d'état depuis 1943, quand Franklin Delano Roosevelt avait choisi ce moyen de transport pour se rendre à la Conférence de Casablanca où il allait retrouver Staline et Churchill. Mais l'indicatif Air Force One ne date que de 1953, quand un quiproquo entre l'appareil transportant Dwight D. Eisenhower et un avion de ligne commercial fit prendre conscience aux autorités fédérales que l'aéronef transportant le président nécessitait une identification spéciale.

D'ailleurs, Air Force One est non seulement lié à deux appareils, pouvant indisctinctement transporter le président, mais même à tout aéronef dans lequel le dirigeant américain se trouve. Si Barack Obama devait être amené demain à emprunter un Pilatus, celui-ci deviendrait automatiquement Air Force One aussi longtemps que son prestigieux passager serait à bord.

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Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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