Bilan

La mondialisation est née en l’an 1000

L’historienne Valerie Hansen démontre qu’un objet pouvait faire le tour du monde il y a plus de 1000 ans déjà, avec l’apparition des premières routes commerciales.

Valerie Hansen est professeure à l’Université de Yale.

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Professeure à l’Université de Yale, Valerie Hansen a publié un ouvrage passionnant traduit dans 18 langues (dont récemment en français). Très bien écrit et très bien documenté, ce livre entend répondre à la question suivante: «Quand la mondialisation a-t-elle commencé?» Avec la découverte de l’Amérique de Christophe Colomb en 1492? «Bien avant, en réalité», répond cette spécialiste de l’histoire mondiale.

S’appuyant sur un large éventail de sources inédites et sur une archéologie de pointe, Valerie Hansen démontre qu’un objet pouvait faire le tour du monde dès l’an 1000. C’est autour de cette date symbolique qu’ont été tracées les routes commerciales. Selon une estimation approximative, la Terre comptait alors environ 250 millions d’habitants.

Les Vikings, par exemple, ont ainsi connecté d’anciennes routes commerciales traversant les Amériques à celles qui parcouraient l’Europe, l’Asie et l’Afrique. Ecrite peu avant 1264, la saga consacrée à Erik le Rouge décrit notamment l’échange de tissus rouges contre des fourrures. En l’an 1000, on travaillait le métal dans quelques régions d’Amérique du Nord, mais pas le fer. Les traces de ferronnerie retrouvées par les archéologues à L’Anse aux Meadows (Canada) ne pouvaient être attribuées qu’à des étrangers. Or, on y a retrouvé un objet typiquement scandinave: une broche en bronze surmontée d’un anneau. Les Scandinaves ont fini par abandonner les colonies d’Amérique du Nord car ils subissaient un déséquilibre commercial. Ils pouvaient se procurer du bois, des fourrures rares, mais le continent européen leur offrait des marchandises de plus grande valeur: des produits manufacturés, en particulier des épées, des poignards, ainsi que des produits indispensables comme la farine et le sel. «Le besoin continu de ces marchandises a incité les Scandinaves à abandonner leurs colonies américaines et à revenir au Groenland, où ils sont restés pendant 400 ans de plus», avant de l’abandonner en partie parce que le climat se refroidissait. 

«L’an 1000. Quand les explorateurs ont connecté l’humanité et que la mondialisation est née», Valerie Hansen, Editions Quanto, 2021, 395 pages.


Conseils pour repousser nos limites

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Le dernier ouvrage d’Emmanuel de Mûelenaere livre des pratiques pour déployer ses capacités personnelles et interpersonnelles. Mieux maîtriser nos émotions par le dialogue – et plus généralement grâce à une communication appropriée –, apprendre à régénérer rapidement notre énergie en période de stress, vont nous offrir l’opportunité de repousser nos limites. Et pour aller encore plus loin, comportons-nous avec les autres comme nous aimerions qu’ils agissent envers nous et sachons établir des relations de sympathie et la bienveillance, en évitant les critiques inutiles qui font tant de mal et en sachant influencer sans manipuler. Enfin, apprenons à diriger notre vie pour ne pas avoir à la subir.  

«Une vie digne de votre potentiel», Emmanuel de Mûelenaere, Editions Jouvence, 2021, 284 pages.


Boostez vos performances commerciales

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Revisitez les techniques de vente traditionnelles pour maîtriser la minute qui fera basculer en votre faveur la décision d’achat de votre prospect. Apprendre à obtenir un oui après un non, mieux utiliser la reformulation, convaincre un acheteur qui vous met la pression sur les délais, créer des émotions. Tout pour tourner cette «minute décisive» à votre avantage. Redoutable! Quand les récentes études en neurosciences se mettent au service de la vente.

«La minute qui fait vendre», N. Dugay, E. Kingsoon, L. Rudelle et J. Witrant, Maxima Laurent, Du Mesnil Editeur, 2021, 132 pages.

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

Lui écrire

Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin 2019.

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