Bilan

Jean-Christophe Babin réaffirme sa fidélité à Bulgari

Le CEO de Bulgari, Jean-Christophe Babin, a démenti une rumeur ce mardi, soulignant qu'il était très heureux de travailler pour la marque italienne du groupe LVMH, où il supervise cinq métiers différents.

Pour Jean-Christophe Babin, "rééditer des modèles historiques n'est pas un passage obligé".

Ce 12 septembre, Jean-Christophe Babin a tenu à couper court à toute rumeur selon laquelle il rejoindrait le groupe Richemont, dont George Kern a récemment quitté la direction du département horlogerie, marketing et digital pour reprendre Breitling. «Je n'irai pas chez Richemont, pour couper court à la rumeur, a-t-il déclaré lors du déjeuner annuel de la marque avec la presse à Genève. Je suis très heureux chez Bulgari, où je peux m'occuper de cinq métiers différents, et c'est là que vous me trouverez encore ces prochaines années».

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Le CEO de la maison italienne active dans l'horlogerie, la joaillerie, la maroquinerie, la parfumerie et l'hôtellerie a par ailleurs fait état d'une très bonne tenue des ventes cette année, en particulier dans la joaillerie et la maroquinerie. «Nous nous plaçons, après Dior, Vuitton et Fendi, parmi les marques phares de sacs à main, notre atout étant d'interpréter les codes joaillers au profit de nos lignes de sacs, parmi lesquelles le design plébiscité Serpenti, et la toute nouvelle ligne Diva», souligne le franco-italien de 58 ans, né à Paris, qui a dirigé Tag Heuer avant de prendre en 2013 les rênes de Bulgari suite à son rachat en 2011 par LVMH. En joaillerie, Bulgari compte augmenter sa production. À Valenza, dans la région du Piémont, le CEO indique que les ateliers du groupe, qui intègrent désormais aussi les sertisseurs pour plus de flexibilité, emploieront cette année 600 personnes. «Il s'agit d'une création nette d'emplois», précise-t-il.

Inspiration antique

Dans l'horlogerie, le PDG de Bulgari indique que la croissance des exportations est «significativement» plus forte que celle dont font état les statistiques horlogères helvétiques.

En général, la marque qui cible la tranche des 30-50 ans bâtit son succès sur le design et l'esthétique, qui puise dans la Rome antique et moderne. En atteste sa nouvelle série de montres Lucea Mosaic aux cadrans sertis de mosaïque or, «des carrés de 0,8 mm découpés à la main et collés sur de micro-grains de sable pour produire un effet mosaïque plutôt que fond de piscine». Produites à la Chaux-de-Fonds et présentées en avant-première, elles sont inspirées des villas romaines et des sites antiques de Sicile. 

"De la place pour les nouvelles créations"

Pour Jean-Christophe Babin, «rééditer des modèles historiques n'est pas un passage obligé. Nos modèles phares de montres ont été créés il y a 3, 5, ou 8 ans, observe-t-il. Nous voyons, dès lors, qu'il y a de la place sur le marché pour les créations récentes, et que, s'il peut être opportun de puiser dans les icônes et de s'appuyer sur le passé, ce n'est pas toujours nécessaire».

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Zaki Myret
Myret Zaki

RÉDACTRICE EN CHEF DE BILAN

Lui écrire

En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps. En octobre 2008, elle publie son premier ouvrage, "UBS, les dessous d'un scandale", qui raconte comment la banque suisse est mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d'évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist. En janvier 2010, Myret devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. Cette année-là, elle publie "Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale" où elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire. En 2011, elle publie "La fin du dollar" qui prédit la fin de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale. En 2014, Myret est nommée rédactrice en chef de Bilan.

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