Bilan

Jean-Luc Naret: « Nous assistons à un réel boom de la demande »

Présent à Paris, Genève et Ramatuelle avec la location d’appartements et de villas, le groupe Michel Reybier Hospitality cherche de nouvelles opportunités d’investissement. Jean-Luc Naret, directeur de La Réserve Paris et PDG des hôtels La Réserve, explique pourquoi cette tendance s’accélère.

La Réserve Paris propose 10 appartements de très haut standing entre 140 et 300 mètres carrés, Place Trocadéro à Paris.

Crédits: Dr
(Crédits: Dr)

Michel Reybier a très vite compris qu’investir dans des résidences hôtelières de haut standing allait être un vrai plus. Pouvez-vous chiffrer l’augmentation de la demande ?

Jean-Luc Naret Nous assistons à un réel boom de la demande d’appartements et de maisons privées dans le monde. Les clients sont à la recherche d’endroits toujours plus privés et spectaculaires. Dans l’ultraluxe, ils cherchent avant tout du service encore plus poussé. Le prix n’est pas un obstacle pour eux. La Réserve Paris – Apartments note une croissance entre 2017 et 2018 de 27% du chiffre d’affaires.

Quels besoins ont ces clients qui désirent résider dans un appartement à Paris ou en villa à Ramatuelle ?

Ces clients ont besoin d’un service palace impeccable, une conciergerie clés d’or. Ils sont très sensibles aux détails. Tous les hôtels se disent « home away from home », mais Michel Reybier a su créer des lieux privées, des maisons exclusives tout en alliant les services d’un palace, tels que le butler, un chef à domicile. En résumé, l’ultrapersonnalisation de l’accueil fait des Michel Reybier Private Homes de vrais « homes away from home » !

(Crédits: Dr)

AirBnB ou la location de privé à privé est-il un sérieux concurrent et comment le contrez-vous ?

De nouveaux acteurs arrivent aujourd’hui sur le marché des résidences privées, tels Luxury Retreats, Andew Harper Villas. A Paris, AirBnB a généralement été perçu comme un concurrent à ses débuts, avec l’engouement que nous avons connu. Cependant notre clientèle ultraluxe et de niche souhaite un service 24h/24, ce que des appartements AirBnB ne peuvent proposer. Nos appartements et villas ou encore La Chartreuse de Cos d’Estournel sont uniques dans leurs destinations.

En termes de gestion, quelles sont les différences majeures par rapport à l’hôtellerie classique ?

Le service est encore plus détaillé et plus flexible. Les effectifs sont formés à la gestion d’une clientèle particulière qui exige une discrétion absolue, car ceux-ci entrent dans la vie intime de nos clients. De plus, les séjours dans ces destinations sont plus longs qu’un séjour dans un hôtel classique.

Ce business se développe-t-il plutôt en zone urbaine ou en zone resort ?

Les deux !

Quels sont les prochains investissements prévus ?

Dans des villes saturées par l’hôtellerie (Londres ou New Yok), Michel Reybier peut se démarquer en y apportant son savoir-faire dans la gestion de résidences privées, un savoir-faire à la française.

Le domaine de La Chartreuse est également depuis peu en location. Est-ce à vos yeux ce qui se fait de plus unique et luxueux dans ce type de location ? Et à quel prix ?

La Chartreuse de Cos d’Estournel est en location et sur demande uniquement! Elle offre l’expérience unique d’accéder et de goûter à un château bordelais mondialement connu. Michel Reybier vous donne les clés du domaine. Un endroit absolument magique, imaginé par Jacques Garcia. On y trouve huit chambres, une expérience entièrement personnalisée, et une immersion totale dans la vie du vignoble avec un chef formé par les chefs étoilés de La Réserve Paris Ramatuelle et Genève. Pour 20’000 euros la nuit, vous aurez le plaisir de profiter de repas sur mesure, une sélection de vins et les activités du vignoble. Et, bien sûr, l’accès à des millésimes rares, uniquement réservés aux habitants de La Chartreuse de Cos d’Estournel.

Cristina d'Agostino

RÉDACTRICE EN CHEF ADJOINTE EN CHARGE DE BILAN LUXE

Lui écrire

Licenciée en Sciences politiques à l’Université de Lausanne puis spécialisée en marketing et économie à HEC Lausanne en 1992, Cristina d’Agostino débute sa carrière dans l’industrie du luxe, et occupe les fonctions de responsable marketing et communication pour diverses marques horlogères. En 2008, elle décide de changer radicalement d’orientation, et débute une carrière de journaliste. En freelance d’abord, elle collabore aux titres Bilan, Bilan Luxe, Encore, avant d’intégrer la rédaction de Bilan en 2012. Depuis 2012, elle occupe la fonction de rédactrice en chef adjointe et responsable des hors-série Bilan Luxe.

Du même auteur:

Ex-mannequin: un physique pour quel emploi?
Comment Matignon a créé six cliniques en quatre ans

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."