Bilan

« Je rêvais d’être porte-parole de la police criminelle en Suisse » 

Miss Suisse 2006, Christa Rigozzi, 37 ans, est à la fois animatrice télé, égérie de marques et influenceuse. Rencontre avec la femme d’affaires tessinoise lors de son passage à Genève en octobre pour inaugurer la cuvée Panorama – Edizione Speciale Molino – avec Alberto Torelli, œnologue du domaine Collazzi en Toscane.

Crédits: Dr

Christa, vous êtes active dans de nombreux secteurs. Comment vous décririez-vous ?

Je suis une femme d’affaires qui a sa propre agence et sa maison d’édition. Depuis mon élection en tant que Miss Suisse en 2006, je mène de nombreux projets dans le show-business. Outre les galas et la publicité, je suis ambassadrice de plusieurs marques. Par ailleurs, je fais du théâtre et présente des émissions de divertissement à la Télévision suisse alémanique et tessinoise.

Vous faites également partie des influenceuses suisses les plus populaires ?

Contrairement à la majorité des influenceuses, j’ai commencé à être connue grâce à la télévision. Je me sens dès lors un peu plus qu’une « simple influenceuse », même si j’utilise, bien évidemment, les réseaux sociaux au quotidien pour mon travail.

Vous faites partie des Miss Suisse les plus connues et de celles qui ont le mieux gagné leur vie après leur élection…

Oui, car j’ai toujours été ouverte à tout. J’ai très rapidement essayé d’apprendre et connaître le monde du show-business pour en faire partie. J’étais aussi avantagée en parlant cinq langues. Je pouvais présenter des événements partout en Suisse et être invitée sur tous les plateaux de télévision du pays.

Vous avez étudié le droit pénal et la criminologie à Berne. N’avez-vous jamais regretté de n’avoir pas pratiqué un métier dans ce domaine ?

C’est vrai qu’il y a quinze ans je voulais être la porte-parole de la police criminelle en Suisse. C’est pour cela que j’ai ensuite étudié la communication et la science politique à Fribourg. Ensuite, j’ai participé au concours de Miss Suisse et j’ai découvert un autre monde qui m’a aussi beaucoup plu. Mais je dois avouer qu’il m’arrive parfois d’analyser les personnes que je rencontre. C’est mon côté criminologue qui ressort (rires).

Vous êtes ambassadrice de nombreuses marques en Suisse. Est-ce que vous avez déjà refusé un partenariat car il ne correspondait pas à vos valeurs ?

Christa Rigozzi et Alberto Torelli, l’œnologue du domaine Collazzi (Toscane) qui a conçu la cuvée Panorama pour les restaurants Molino. (Crédits: Karine ARINE & OLIVER

Je reçois des offres tous les jours. Les partenariats que j’accepte sont très souvent avec des marques que je connais déjà. Et ceux que je refuse sont ceux dont les marques ne correspondent pas à mes valeurs. J’essaie, dans mes choix, de rester un exemple pour la population suisse.

Vous avez signé des partenariats avec des marques de luxe comme Bulgari et Omega. Mais aussi avec des enseignes comme Huawei et les restaurants Molino. Expliquez-nous cette dernière association ?

Je connais Molino depuis que j’étais étudiante à Fribourg. Je m’y rendais avec mes amis pour aller manger de la pizza ou des pâtes, cela me rappelait mon enfance au Tessin. Aujourd’hui, j’ai une pizza à mon nom, avec carpaccio, roquette, mozzarella et huile de truffe. Depuis son lancement, il y a plus de deux ans, c’est la deuxième pizza la plus vendue après la Miss Italia, dans les 19 restaurants Molino de Suisse. C’est une vraie consécration !

Vous êtes aussi une grande cuisinière…

Durant le confinement, j’ai profité de mon temps libre pour cuisiner, car j’adore ça. J’ai ensuite posté beaucoup de vidéos – la Trattoria da Christa – avec mes recettes pour mes followers sur les réseaux sociaux. Etant donné que j’ai eu énormément de retours très positifs, je me suis dit que je sortirai – le jour où j’ai le temps – un livre avec mes propres recettes.

Vous dessinez aussi des chaussures, Christa X Varese Shoes…

Oui, cela fait deux ans que je dessine une collection capsule pour Varese Shoes. J’ai tout choisi, de la forme au matériau utilisé pour chaque chaussure. On peut les trouver en ligne ou dans les magasins Ochsner Shoes.

Alain Berset vous a choisie pour mener une campagne de prévention durant le pic de la pandémie en mars dernier. Est-ce que vous le connaissiez personnellement?

Non, je ne le connaissais pas personnellement. J’étais très honorée. D’autant plus que j’habite dans le Tessin, canton qui a été l’un des plus rapidement touchés par le Covid-19. C’était urgent de faire passer le message qu’il fallait rester chez soi à ce moment-là.

Vous êtes maman de jumelles qui auront 4 ans le 31 décembre prochain. Comment gérez-vous vie de famille et vie professionnelle ?

Je dois dire que mon mari est la personne qui m’a permis de faire tout ce que je fais aujourd’hui. C’est l’homme à marier (rires). Il m’a toujours soutenue, même dans mon choix d’avoir un enfant tout en voulant continuer à travailler et à voyager. Il a décidé d’être père au foyer afin que je puisse continuer le même rythme de vie. Aujourd’hui, il arrive toutefois à concilier son travail de graphiste depuis la maison avec la gestion de nos deux filles.

Est-ce que cette récente pandémie a changé votre manière de travailler ou de concevoir le monde ?

J’ai appris à être plus patiente. L’autre jour, j’ai mis neuf heures pour aller de Zurich à Bellinzone à la place de deux heures… Eh bien, je suis restée zen, je ne me suis même pas énervée! J’ai aussi appris à profiter de chaque joli moment avec les personnes que j’aime, car on ne sait jamais ce qui peut arriver.

Vous avez écrit votre biographie « Selfissimo, tout ce que vous ne savez pas sur moi ». Un ouvrage de 160 pages avec plus de 200 photos racontant les anecdotes de votre vie depuis l’élection de Miss Suisse… Quel est le plus beau souvenir de cette période ?

Probablement les amitiés que j’ai pu créer avec des personnes que j’ai rencontrées durant mon année de miss. Des amitiés qui durent depuis quatorze ans.

Quelle est votre définition de la beauté ?

Avant tout, c’est la beauté intérieure. C’est tellement plus important de savoir sourire aux autres que d’être parfaite physiquement.

Est-ce que vous vous mettez la pression pour être toujours tirée à 4 épingles ?

Je fais attention à moi, à ce que je mange et comment je m’habille. Mais je le fais pour moi-même, pas pour le public. Comme tout le monde, cela m’arrive de me retrouver devant le miroir et de ne pas me sentir belle.

Il paraît que vous mangez de tout. Quel est votre secret ?

J’ai une bonne constitution génétique, car je mange vraiment beaucoup. Sans compter que depuis la naissance de mes enfants, je n’ai plus le temps de faire du sport. Mais le stress – positif – de mon travail me fait brûler des calories. Il est vrai que je suis une grande gourmande. La première fois que mon mari m’a invitée au restaurant, il m’a dit que je lui coûterais beaucoup plus cher en nourriture qu’en cadeaux (rires).

Où vous voyez-vous dans dix ans ?

Peut-être en train de faire le tour du monde avec ma famille. Mais je ne planifie jamais rien à très long terme.

Chantal De Senger
Chantal de Senger

JOURNALISTE

Lui écrire

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève (IHEID) en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l'Université de Genève. Après avoir hésité à travailler dans une organisation internationale, elle décide de débuter sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Depuis 2010, Chantal est journaliste pour le magazine Bilan. Elle contribue aux grands dossiers de couverture, réalise avec passion des portraits d'entrepreneurs, met en avant les PME et les startups de la région romande. En grande amatrice de vin et de gastronomie, elle a lancé le supplément Au fil du goût, encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal est depuis 2019 rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan et responsable du hors série national Luxe by Bilan et Luxe by Finanz und Wirtschaft.

Du même auteur:

Le road show de DSK passe par Genève
Genève accueille le premier salon suisse du champagne

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Merci de votre inscription
Ups, l'inscription n'a pas fonctionné
Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."