Bilan

James Bond 0012

Dernièrement, j’ai réalisé l’un de mes rêves: conduire une Aston Martin. La DBS Superleggera 2019 m’a offert un tourbillon de sensations.

  • Aston Martin DBS Superleggera 2019: impossible de rester indifférent.

    Crédits: Aston Martin
  • Crédits: Aston Martin

D’aussi loin que je me souvienne, lorsque j’ai rêvé d’une voiture de sport, j’ai toujours pensé immédiatement à Aston Martin. Tout me renvoie à Sean Connery, quand il incarnait James Bond dans une DB5 gris métallisé des années 60...

Il y a quelque temps, j’ai été invité à tester une Aston Martin DBS Superleggera, dernière-née des super-GT. Il faut reconnaître que ses 4 places sont plutôt symboliques. Autant dire que si votre meilleur ami se nomme Dwayne Johnson «The Rock», ça sera quand même très compliqué de le caser dans une des places arrière.

En arrivant chez Aston Martin, ce qui a d’abord attiré mon regard, c’est une DB5 parfaitement rénovée, à un tel point que ma première préoccupation a été de chercher le bouton du siège éjectable. Après quelques palabres, on me fit gentiment comprendre que je n’avais pas le choix, le véhicule qui m’était destiné n’avait plus rien à voir avec l’ancêtre parqué en face de moi. Mon compagnon du week-end était la toute dernière version de la gamme. Entre son nom à consonance italienne et sa couleur rouge sang, pendant un bref instant je me suis demandé si je ne m’étais pas trompé d’endroit.

Intérieur et extérieur

Je suis ensuite entré dans un tourbillon de sensations. L’Aston Martin DBS Superleggera 2019 ne peut pas laisser indifférent. On peut ne pas aimer la couleur extérieure ou la déco intérieure, mais vu le choix que l’on vous laisse en termes de cuirs et de couleurs, ne pas trouver ce que l’on aime est quasiment impossible – même le jaune fluo est disponible de série pour ceux qui rêvent de ne pas passer inaperçu.

Une fois sanglé dans le siège conducteur, ce n’est pas l’esthétique du monstre qui vous préoccupe, mais plutôt celui de la puissance qui s’offre à vous. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit! La voiture ne laisse personne insensible de l’extérieur – à voir les regards ou les oreilles insistantes qui se posent sur vous dès les premiers kilomètres (le bruit en mode sport étant proprement assourdissant) – reconnaissons cependant que le plus gros souci de ma première journée de conduite a été de parvenir à gérer la fabuleuse puissance du V12 de 725 chevaux que l’on m’avait mis à disposition.

Fantasmagorie

De nos jours, la plupart des voitures qui ont 4 roues ou plus sont équipées du mode «confort», du mode «éco» (histoire de rester politiquement correct) et du mode «sport». Là, celui-ci ressemble presque au mode «postcombustion» sur un avion de chasse – chose que je n’ai pu tester qu’en voyant 143 fois le film Top Gun. Pour rester très humble, je ne suis qu’un piètre pilote et imaginer que l’on puisse rentrer à 200 km dans la courbe au bout de la ligne droite des Hunaudières est plus proche de la science-fiction que d’autre chose.

Le premier jour, j’ai eu peur de ne pas savoir et j’ai même renoncé au mode «sport» pour me contenter du mode GT. Le lendemain, j’ai pris confiance et j’ai compris que le mode «sport» était réservé aux sportifs qui savent faire. Comme moi, le dernier sport que j’ai fait, c’était de regarder le Marathon de Paris à la télé, j’ai vite décidé que le troisième jour j’allais me contenter de me balader le long des rives du lac Léman, histoire de faire croire aux badauds que c’était la mienne. Il n’y a pas de mal à se faire du bien à l’ego.

En conclusion, l’Aston Martin DBS Superleggera est un véhicule de rêve – rien qu’avec le prix d’un de ces missiles sol-sol en provenance d’Angleterre, on peut se payer un appartement à la montagne – alors autant rêver. Rêver au prochain test, parce que force est de constater qu’à l’heure de rendre les clés, les souvenirs de ces quelques jours restent flous, comme lorsque l’on arrive dans un virage un peu trop vite. Aston Martin a toujours été un rêve, voire un fantasme. Ce dernier modèle n’aura fait qu’accentuer cette sensation.

* Cofondateur d’investir.ch et auteur du site bitume.ch

Thomas Veillet*

Aucun titre

Lui écrire

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."