Bilan

Happy birthday Mister Beethoven !

Happy birthday Mister Beethoven !

Le compositeur visionnaire a passé trente-cinq ans dans la capitale autrichienne et laissera 32 sonates, 9 symphonies, un opéra, sans compter les concertos. Il débarque à 22 ans, fait ses gammes auprès de Haydn et choisit d’y rester pour toujours. Cette année, on tend l’oreille. Pour son 250e anniversaire, on visitera une quarantaine de lieux. On comprend ainsi son parcours tragique mis en sourdine.

(Crédits: Inge Prader)

LES MUSÉES AU DIAPASON

En prélude, le Musée Beethoven et les 14 pièces qui narrent le départ du musicien de Bonn pour Vienne et son séjour à Heiligenstadt. Le cornet acoustique d’origine et un souffleur placé sur son piano pour amplifier le son font partie du décor. Gros coup de cœur pour le Haus der Musik (la Maison de la musique) qui aborde sur deux étages l’histoire des compositeurs viennois : Mozart, Haydn, le professeur de Beethoven et de Schubert. Un jeu interactif permet de diriger virtuellement l’orchestre du Philharmonique de Vienne qui se mutine si on perd le tempo. De Goya à Turner, les peintures de ses contemporains encadrent l’époque du compositeur au Kunsthistorisches Museum de Vienne.

(Crédits: Schaub Walzer)

ENTRE LES ARBRES

Le bronze de la place Beethoven le montre assis, avec, à ses pieds, Prométhée enchaîné et des anges. Quel bougon ! Afin de coller le mieux au réel, on lui applique de son vivant la technique du « masque de vie ». Lors de la pose du plâtre sur son visage, le génie s’agace. Hélas pour lui, ce portrait inspirera tous les sculpteurs. Dans l’ancienne station thermale de Heiligenstadt, à une heure de calèche de Vienne, le musicien y soigne ses problèmes d’oreille sur ordre du médecin. Ses balades l’inspirent mais, déprimé par sa surdité, il y rédige son testament en 1802. Sa lutte d’homme exulte avec la « Symphonie No 5 ». Résigné, il s’exclut peu à peu de la société, mais à son enterrement en 1827, près de 20 000 personnes lui rendent un dernier hommage au cimetière de Währing. Aujourd’hui, sa sépulture repose au cimetière central de Vienne.

(Crédits: Lois Lammerhuber)

CONCERTS À L’UNISSON

Par ici le programme ! Le 15 mai, le Wiener Symphoniker jouera en simultané avec l’Orchestre Beethoven de Bonn (où il est né). Le Musikverein propose un cycle de concertos pour piano avec comme VIP Daniel Barenboim. En octobre, l’Orchestre symphonique de la radio ORF s’attaquera à la «9e» sous la direction de Marin Alsop. Le Theater an der Wien, qui servit de décor à la première de l’opéra « Fidelio », accueille la nouvelle mise en scène de l’acteur oscarisé Christoph Waltz : Ça promet !

(Crédits: Pfarrplatz Gastronomiebetriebs)

L’ACCORD PARFAIT

Un Schnitzel au Heurigen Mayer am Pfarrplatz où Beethoven vécut en 1817 (il change plus de 40 fois d’appartements à Vienne). Il s’arrose d’un Grüner Veltliner, un cépage local. Même l’étiquette est à l’effigie du compositeur. Plus chic, la taverne moderne Ludwig van se situe dans une maison classée de Mariahilf où il travailla à sa « Messe solennelle » et à la « Symphonie No 9 » Dans une ancienne boutique de serrurier, le chef rehausse les produits régionaux d’une touche asiatique. Cette année, les plats sortent d’un livre de recettes datant de l’époque de Mister B ! Au Schwarzen Kameel, autre institution, on engloutit des sandwiches en marmonnant une sonate de celui qui se régalait déjà ici.

(Crédits: Paul Bauer)

LA « FRISE BEETHOVEN »

La Sécession viennoise adorait son esprit révolutionnaire. Gustav Klimt évoque à sa manière la « 9e » de Beethoven et son interprétation par Wagner. Le peintre, chef de file du mouvement d’Art nouveau viennois, réalise la « Frise Beethoven » pour une exposition en 1902. Elle mesure 34 m de long et 2 m de haut. Un collectionneur l’emporta avec lui l’année suivante. Elle est à nouveau accessible au public depuis 1986 dans une pièce de la Sécession construite à cet effet. Autre peinture monumentale, celle de Josef Maria Auchentaller pour le salon de musique du joaillier Scheid. L’ami de Klimt s’inspire en 1899 de la « Symphonie No 6», connue comme la « Pastorale ».
A voir au Musée Leopold.

Bilan Luxe

Lui écrire

Du même auteur:

Chic Team
Votez pour l'Homme de l'année 2015

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."