Bilan

Guillaume Canet,  sa chevauchée fantastique

Il est le golden boy du cinéma français. Son film Blood Ties actuellement sur les écrans est une sorte de rêve américain qu’il souhaitait réaliser depuis longtemps. Il en cache un autre, celui de retrouver les sommets du saut d’obstacles. Rencontre.
Crédits: Rene Johnston

De passage à Lausanne pour le Longines Global Champions Tour, Guillaume Canet s’est prêté au jeu de l’interview juste avant son entrée en piste sur les rives du lac Léman. Devant son épouse Marion Cotillard venue le soutenir, il remportera l’une des épreuves dites amateurs CSI2. L’occasion pour la star du cinéma français de revenir sur sa première passion, bien avant celle du cinéma.

Le saut d’obstacles a été votre passion, bien avant le cinéma. Vous avez même fait partie de l’équipe nationale.

Oui, j’ai fait les championnats de France. Mais, suite à un grave accident à mes 18 ans, j’ai dû tout laisser tomber. Pendant vingt ans, je ne suis plus monté sur un cheval. J’avais tiré un trait complet sur cette passion.

C’est avec le film Jappeloup que vous avez repris. Etait-il difficile de recommencer à zéro ?

Les bases sont revenues assez vite, car je n’ai eu qu’un mois pour préparer le film. Frédéric Cottier, un cavalier de l’équipe de France de l’époque, m’a entraîné. Il m’a fait retravailler et éliminer les mauvais réflexes. Comme je m’étais fixé de tourner toutes les scènes du film et de sauter les grosses barres moi-même, ça a été très intense !

Quelles sensations avez-vous retrouvées après tant d’années ?

J’ai retrouvé l’adrénaline, la complicité avec le cheval, la technique aussi. Pendant le tournage, je pouvais passer jusqu’à neuf heures à cheval. Ce fut un stage très intensif. A la fin du tournage, la passion était revenue et je ne pouvais plus la quitter. Je pense que je me suis longtemps menti à moi-même en prétendant que je n’avais plus l’envie.

Pourquoi recommencer les concours? Vous auriez simplement pu continuer l’équitation à travers des balades dans la nature.

Non! Moi j’aime ce sport pour la compétition et le fait de progresser ! Depuis, j’ai réussi à performer de plus en plus haut. Désormais, je saute des épreuves de barres fixées à 140 cm.

Jusqu’où irez-vous ?

On verra! (Rire.) En tout cas, c’est très, très excitant!

Vous avez vos propres chevaux ?

Oui, mes quatre chevaux sont dans un haras en France. Je viens d’acheter une nouvelle jument avec laquelle je concours au Longines Global Champions Tour à Lausanne : Pomme du Vallon. On m’a recommandé de l’acheter, car je commençais à bien progresser en concours. Il était temps pour moi de passer aux épreuves supérieures et j’ai investi.

Ce sont de gros investissements ?

Je ne suis pas du tout fervent de mettre des sommes colossales dans des chevaux très chers. Les grands champions en ont, certes, et, en comparaison, ce sont de vraies Ferrari ! Moi j’ai plutôt le modèle Renault 5 ! (Rire.) J’ai plutôt besoin de chevaux qui ont du métier, avec lesquels je peux apprendre.

Quel est votre rapport à la défaite sur un cheval?

C’est un sport qui m’a beaucoup appris à gérer l’humilité. Vous pouvez facilement être propulsé au sommet et, du jour au lendemain, parce que le cheval boite, vous retrouver tout en bas de l’échelle et vous n’êtes plus rien.

C’est un apprentissage qui m’a beaucoup aidé dans mon métier d’acteur et de cinéaste. La compétition, le travail quotidien en binôme avec le cheval vous aident à garder les pieds sur terre. J’ai plein de défauts, mais je ne crois pas avoir jamais eu la grosse tête… (Rire.)

Votre actualité cinématographique se concentre sur la sortie de votre dernier film, Blood Ties ?

Oui, c’est un film que j’ai tourné à New York. L’histoire se situe dans les années 1970. Je l’ai réalisé avec de très grands acteurs, Clive Owen, Marion Cotillard, Mila Kunis, Zoe Saldana. Je reviens de Toronto, où le film a été sélectionné.

Cristina d’Agostino

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