Bilan

«Das (englische) Auto»

A la fois luxueuse et sportive, la nouvelle Bentley Continental GT donne envie de ne plus jamais sortir de son siège massant.

  • Crédits: Bentley
  • Crédits: Bentley

Quand on m’a dit: «Lundi tu viens avec nous et tu as rendez-vous avec les Bentley Boys», je me suis immédiatement vu porter un blouson de cuir et monter dans un Spitfire pour un galop d’essai avec des lunettes de pilote. Vous me direz sûrement que ça n’a rien à voir, mais toujours est-il que ma fascination pour la période
de la guerre 39-45 reprenait le dessus et je m’imaginais passer ma journée avec un groupe d’Anglais moustachus buvant du whisky en roulant à tombeau ouvert. 

Une fois mon délire aéronautique passé, j’ai compris que Bentley faisait plutôt des voitures que des avions. Enfin, quand je dis qu’ils font, c’est vite dit puisque Bentley a été racheté par les Allemands en 1998 – sorte de revanche sur la fin de
la guerre sans doute. Les puristes de la marque pourront râler en regrettant que Bentley soit passé en mains germaniques, mais force est de constater que c’est pour le mieux, si j’ai tout bien compris. 

Si je pouvais résumer cette voiture, je dirais que c’est la classe et le luxe britanniques avec la fiabilité germanique. Et encore, en ce qui concerne la fiabilité,
 il m’aurait fallu un peu plus de temps pour vérifier la chose.

Genève-Madrid

En entrant dans la nouvelle Bentley Continental GT, le premier sentiment que l’on a et que l’on peut avoir, c’est celui de se dire: «Voilà, je suis arrivé.» Lorsque je parlais de luxe et de classe à l’anglaise, je ne galvaudais pas mes mots. Quand je me suis assis à la place du pilote, j’ai été frappé par le bruit du moteur.

Puis j’ai fermé la porte et le moteur s’est éteint. En fait non, le moteur ne s’est pas éteint, c’est juste qu’on ne l’entendait plus. C’est alors que j’ai compris, après avoir enclenché le système de massage dans le siège, que je serais volontaire pour faire Genève-Madrid et retour en Bentley Continental GT. Sans faire de pause.

Une envie de la demander en mariage

Le confort et le silence sont sûrement deux des points forts de la voiture germano-britannique. Après avoir passé la sortie de l’autoroute de Nyon, je n’avais qu’une envie, m’arrêter sur une aire de repos et me laisser masser par le siège. Il faudrait d’ailleurs se documenter sur l’aspect légal de la chose: n’est-ce point dangereux de se faire masser en roulant? Surtout qu’il n’est pas certain que la maréchaussée comprenne la raison de votre sourire béat lors de votre arrestation pour excès de vitesse ou somnolence au volant. 

Quelques kilomètres suffisent pour comprendre qu’en montant dans la Continental GT, vous passez dans une autre dimension: le luxe et en même temps un petit côté sportif qui n’est pas à négliger. 

Un haras de champion

Il est clair qu’avec ses 600 chevaux et quelques poneys, l’anglaise originaire
de Crewe, dans le Cheshire, ne s’en laisse pas conter. Même s’il faut reconnaître qu’avec elle vous aurez plus envie de rouler à 80 à l’heure dans les petites rues de Monte-Carlo ou de Gstaad, elle peut largement aller rouler des mécaniques sur les circuits ou les autoroutes allemandes, histoire de montrer ce que ses 4 roues motrices peuvent faire. A l’heure du repas, j’avais fait 234 fois des calculs de leasing pour envisager éventuellement de pouvoir lui demander sa main, mais en vain. 

Au-delà de son V12 de sa sonorité de Spitfire, la Bentley Continental GT donne juste envie de ne plus jamais en sortir. Rien qu’en montant à bord et en observant le tableau pivotant qui passe du grand écran GPS au cadran vintage à… rien du tout si ce n’est du bois précieux, on n’a plus envie d’aller ailleurs. Ou plutôt ailleurs, oui; mais pas sans elle.

Thomas Veillet est cofondateur d’investir.ch et chairman de Silogika.


Fiche technique

Moteur (Volkswagen) W12, 625 chevaux, 6 litres de cylindrée

Longueur 4,82 m, largeur 1,94 m

Poids à vide 2320 kg, poids plein 2750 kg

Boîte automatique à 8 rapports

Vitesse max: 332 km/h (pas testé, monsieur l’agent)

0 à 100 km/h en 4,1 secondes

Consommation mixte: 14,6 l aux 100 kilomètres avec le vent dans le dos et en descente. 

Thomas Veillet*

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