Bilan

Conseils pour investir dans l’art

Acquérir une œuvre peut s’avérer très rentable. Bilan a sélectionné quelques objets à vendre, de 1000 à 100 000 francs.

Le marché de l’art s’est avéré être le placement le plus rentable en 2011. L’indice spécialisé Mei Moses All Art vient d’établir que ce segment avait surperformé les 500 valeurs boursières qui servent de base d’évaluation à Standard & Poor’s, cela pour la deuxième année consécutive et avec un rendement moyen de 11%. 2010 aura vu se multiplier les records: pas moins de 1688 ventes ont dépassé le million de dollars. Cette progression s’explique à la fois par la croissance exponentielle de la demande en Asie et par les résultats mirifiques enregistrés lors de la vente des œuvres de certains artistes de renom. Une question se pose alors: l’accès à ce lucratif marché est-il pour autant ouvert aux investisseurs lambda? «Les catalogues sont consultables sur internet et les vacations sont retransmises en direct sur notre site. Il est donc possible de prendre part à n’importe quelle vente dans le monde, analyse Eveline de Proyart, la directrice de Christie’s Genève. Cette évolution a entraîné une forte progression du nombre des enchérisseurs, en particulier de ceux qui se focalisent sur les lots proposés à des prix accessibles.»

Quelle somme?

Il est en effet tout à fait possible d’investir dans l’art pour des sommes raisonnables. «A Londres, nous mettons par exemple sur pied régulièrement des ventes baptisées Interiors où l’on peut acheter des meubles, des objets de décoration ou des tableaux à partir de quelques centaines de livres sterling déjà», confirme Eveline de Proyart.

Comment choisir?

Confronté à l’océan des pièces proposées en permanence, il n’est cependant pas aisé de détecter les niches susceptibles de générer un profit. Quelle est dès lors la meilleure manière de performer sur ce créneau? De multiples critères sont à prendre en considération tels que l’authenticité, l’originalité, l’état de conservation ou encore le parcours de l’œuvre que l’on convoite. Dans notre pays, l’art suisse représente avec les montres, les bijoux et les vins l’essentiel des vacations. Si tant est que l’on ne se limite pas au cadre helvétique, il existe d’autres niches qui méritent d’être explorées. «On peut citer les livres et manuscrits, les photographies ou encore les posters. A Londres, nous organisons des ski sales. On y propose des affiches vintage avec des sujets liés à l’univers alpin. Ces posters, qui ne sont pas onéreux, suscitent un vif intérêt. Nos clients se les offrent pour décorer leur chalet», précise Eveline de Proyart. S’essayer à des acquisitions dans le domaine de la jeune création contemporaine s’avère en revanche risqué. Les cotes sont beaucoup plus fluctuantes (jusqu’à plusieurs centaines de pour-cent de variation sont observés en peu de temps). Cette caractéristique résulte bien sûr du manque de recul que l’on a sur leur travail. En cas de doute, il est judicieux de s’adresser aux maisons de vente, à des marchands d’art ou à des galeristes.

Fixer un prix

Si l’on respecte ces précautions, les rendements peuvent s’avérer intéressants. Le fondateur et actuel directeur d’Artprice, Thierry Ehrmann, le confirme: «A partir de 18 000 francs, l’acheteur ne prend pas de risque à la baisse. Au pire, il réalisera une opération neutre. Et à partir de 180 000 francs, il est assuré de bénéficier d’une progression de 12 à 15% de son investissement dans les années qui suivent.» Cela posé, un conseil revient souvent dans la bouche des experts: achetez en premier lieu des œuvres qui vous plaisent! Même si celles-ci vous rapportent peu, elles illumineront du moins votre quotidien.

Crédits photos: Dr

François Praz

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