Bilan

Combien coûte un train de vie à la James Bond?

Une étude publie une version spéciale «James Bond» de son indice d’investissement relatif aux biens de luxe. Pour avoir le même train de vie que le célèbre agent secret, dix millions de francs de budget annuel seraient nécessaires.

Aston Martin reste la marque automobile fêtiche de l'agent 007.

A l’occasion de la sortie du dernier épisode de James Bond, Andrew Shirley de Knight Frank, partenaire de Naef Prestige, vient de publier une analyse du train de vie du plus célèbre agent secret.

Ce réseau a édité une version spéciale «James Bond» de l’indice d’investissement relatifs aux biens de luxe. Outre l’emblématique Aston Martin de 007, l’indice s’intéresse à ses boissons préférées, ainsi qu’au type d’appartements qu’il affectionne. Combien cela coûte-t-il de conduire, de boire et de vivre comme James Bond ?

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A de rares exceptions près, l’agent spécial a toujours conduit des Aston Martin. Dans le dernier opus Spectre, Daniel Craig tient le volant d’une DB10, un concept-car spécial. «Pour connaître le prix d’un tel bolide, nous avons fait appel à Dietrich Hatlapa de HAGI, un spécialiste en la matière. Il a fourni un guide pratique qui compare le prix initial de chacune des Aston Martin avec celui d’aujourd’hui. Alors que le prix d’une DB5 (Goldfinger) s’élève aujourd’hui à environ 750 000 livres sterling (plus d’1,1 million de CHF) - soit presque 18000% de plus que son prix de vente initial en 1963-1965, et sans tenir compte de l’inflation - les cabriolets ont tendance à flirter avec la jolie somme d’1,5 million de CHF», explique Andrew Shirley.

Si l’on estime que ce montant de 1,1 million de francs est trop élevé, il est possible d’opter pour la DBS conduite par George Lazenby dans Au service secret de sa Majesté, laquelle est évaluée à 97 000 francs actuellement (+ 1353%). Bonhams organise chaque année une vente aux enchères dans les anciennes usines d’Aston Martin à Newport Pagnell. Au cours des cinq dernières années, 90% des lots proposés ont été écoulés, confirmant l’engouement pour la marque britannique.

Taittinger et Bollinger

En matière de boissons, James Bond affectionne généralement le champagne de marque Taittinger, le préféré de l’auteur Ian Fleming. Dans Casino Royale, il déguste un Taittinger Blanc de Blancs 1943. Ce millésime pourrait sans doute être encore dégusté, mais si rare que quasiment inestimable. Le millésime 1996 s’élève actuellement à 275 francs.

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Autre champagne adulé : Bollinger, notamment dans Tuer n’est pas jouer. Ainsi le Bollinger R.D. Champagne Extra Brut 1976 est évalué à près de 1000 francs la bouteille, tandis que celui de 1990 vaut 300 francs. En ce qui concerne le vin, l’étude de Knight Frank mentionne le Mouton Rothschild 1947 (Goldfinger). Toujours buvable, ce dernier est estimé à 4760 francs de nos jours, à condition d’en trouver…

Enfin, il y a aussi le Château Angelus 1982. James Bond et Vesper Lynd boivent ce vin en prenant le train dans Casino Royale en 2006. «Bien que 1982 fut un grand millésime dans la région, ce n’était pas son heure de gloire à ce moment. Peut-être conviendrait-il plutôt d’opter pour l’exceptionnel millésime 1990», à en croire l’expert de Knight Frank. Celle-ci vaudrait 560 francs de nos jours.

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Wellington Square à Londres

Enfin, l’appartement de James Bond a son importance. Les spécialistes pensent avoir identifié l’emplacement dont Ian Fleming s’est inspiré. Il s’agit a priori d’un appartement situé au rez-de-chaussée de Wellington Square à Londres, juste à côté de Kings Road. « Selon nos estimations, les appartements au rez-de-chaussée – qui n’existent plus de nos jours – auraient atteint une valeur d’environ 9 millions de francs chacun. En 1964, lorsque Bond sauta pour la première fois dans sa DB5, une telle résidence aurait coûté environ 22 000 francs. L’augmentation avoisine ainsi les 40000% et dépasse ainsi celle des DB5. En résumé, pour vivre la vie de James Bond englobant une voiture, un appartement et quelques caisses de vin, comptez un budget de 10 millions de francs.»

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

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Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

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