Bilan

Tosca Olivi: cheffe vegan

Tosca Olivi concocte des recettes vegan qu’elle publie sur les plateformes de réseaux sociaux et vient de sortir sa propre gamme de fromages sans aucun produit d’origine animale.

Crédits: © Elea di Lorenzo

Il vous est sûrement arrivé de tomber sur Tosca Olivi en défilant vers le bas sur votre smartphone pour consulter un compte Instagram. Chef Tosca est son nom de scène, la cuisine vegan son univers de prédilection.

Même si elle est virtuelle, cette furtive rencontre ne vous aura certainement pas laissés indifférents tant le contenu des créations est attrayant. Pak choi et ses nouilles crémeuses, nachos et sa sauce onctueuse, gâteau aux carottes moelleux ou encore mousse au chocolat aérienne… rien n’arrête la créativité de cette cuisinière engagée.

Gateau aux carottes
@Tosca Olivi

Loin d’être partisane d’une doctrine gastronomique, elle se revendique d’être une idéaliste tout simplement heureuse de partager son environnement culinaire avec sa communauté.

Bancs d’école

Cheveux au vent, Tosca Olivi a l’innocente décontraction de la jeunesse. Du haut de ses 25 ans, elle a su créer, à la force de ses spatules, un espace food visuellement reconnaissable, gastronomiquement identitaire et gustativement gourmand. Elle grandit dans un environnement familial où la table a son importance. «Même si notre clan se réunissait lors de vacances estivales en Italie, j’ai cultivé toute seule ma passion pour la cuisine. Personne ne me l’a inculquée… bien au contraire».

Assidue sur les bancs d’école, elle se donne les moyens de réussir coûte que coûte. N’étant pas issue du milieu de l’hôtellerie et restauration, c’est contre toute attente que la jeune étudiante intègre la prestigieuse École Hôtelière de Lausanne. Une révélation pour celle qui avait plutôt une nature réservée et timide. «L’environnement du service pousse à être au contact de l’autre. Il n’y a pas le choix et cela m’a obligée à m’ouvrir vers le monde extérieur».

Tacos Chou-fleurs
© Tosca Olivi

Diplôme en poche, elle rentre sur le marché du travail en février 2020… un mois après le début de la crise sanitaire. Comme bon nombre d’étudiants en quête d’une orientation professionnelle, une remise en question de son avenir s’impose. C’est à la suite d’un cours sur les cultures alimentaires à l’EHL qu’elle découvre le veganisme et commence à s’y intéresser de plus près: «Je ne suis pas née vegan et mes parents ne le sont vraiment pas non plus. D’un point de vue personnel, ce mode de consommation m’a tout simplement très vite correspondu».

Que les choses soient claires, Tosca Olivi ne cherche pas à être à la mode ou à suivre les dernières tendances culinaires ambiantes. Son revirement en matière de consommation alimentaire découle d’une croyance personnelle correspondant à une meilleure hygiène de vie.

Fromage vegan

Sans vraiment savoir quelle direction prendre, la jeune entrepreneuse se lance et commence à cuisiner des recettes vegan à la maison. Malgré quelques réticences, elle surmonte ses appréhensions, plonge dans le monde virtuel en alimentant régulièrement son compte Instagram de recettes aussi gourmandes qu’originales. L’engouement ne se fait pas attendre et en à peine quelques mois Tosca se crée une réelle communauté de passionnés en réalisant des œuvres salées ou sucrées.

Ricotta Nucheese
© Elea di Lorenzo

Désireuse d’aller encore plus loin dans son approche culinaire, elle s’intéresse de près à l’art de la fabrication du fromage. Pourquoi ne pas élaborer un fromage sans produit laitier, à base de noix de cajou bio? Tout commence par la préparation d’une ricotta végétale. Après quelques dégustations et plusieurs transformations, elle achète un frigo et transforme sa cuisine en un véritable atelier.

Aujourd’hui, Tosca Olivi partage un large laboratoire avec le restaurant Alive et la production a depuis pris son envol. Restaurateurs, particuliers… tous sont curieux de goûter à la gamme Nucheese qui s’est entre temps élargie avec l’arrivée du cream cheese, du fromage à l’ail & fines herbes et du «bri-bert» (un formage hybride entre le Brie et le camembert. Humble jusqu’au bout de sa toque, elle sait que la route de l’entrepreneuriat est longue. Le plus important? Prendre la vie comme elle vient… avec cette insouciance et ce naturel qui la caractérise.

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Edouard Amoiel

Chroniqueur culinaire

Lui écrire

Petit-fils de restaurateur, fils de marchand de vins, diplômé de l’Ecole Hôtelière de Lausanne, chroniqueur culinaire pour le journal Le Temps et pour mon site Amoiel.ch, épicurien, aussi gourmand que gourmet, hédoniste, poète… l’idée d’écrire sur la gastronomie m’est apparue comme une évidence.

Ma démarche est avant tout de mettre en valeur et de faire découvrir des chefs, des restaurateurs, des producteurs et des créateurs. qui se donnent corps et âme à leur métier.

Alors, rejoignez-moi dans cette aventure culinaire truffée de gourmandises, de surprises et de plaisirs.

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