Bilan

Cameron Diaz Femme d’instinct

De passage à Monaco lors du Grand Prix de formule 1, Cameron Diaz, star planétaire et égérie de la marque horlogère Tag Heuer, dévoile, pêle-mêle, son engagement pour la condition féminine et sa passion pour les bolides. Cash. Entretien exclusif
  • Crédits: Dr
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C’est une des rares femmes à Hollywood à savoir parfaitement maîtriser le jeu subtil de la masculinité et du glamour. Réputée pour préférer surfer sur les vagues du Pacifique en compagnie des étoiles de la glisse plutôt que de celles des tapis rouges, Cameron Diaz distille dans ses films une dose d’énergie et de naturel qui sait charmer les réalisateurs.

Elle manie « la cool attitude » comme personne, et les hommes adorent. Et à son contact cette image ne se dément pas. Cameron Diaz est une femme d’instinct à la nature déterminée. Ses yeux bleu océan déferlent sur vous d’une clarté électrisante. Ses fossettes, largement dessinées, témoignent d’une belle envie de vivre.

Sa disponibilité, pourtant chronométrée ce jour-là à la minute près, n’est pas avare d’émotions. Celle qui figure au deuxième rang des actrices les mieux payées de Hollywood vient de terminer le tournage du dernier Ridley Scott aux côtés de Brad Pitt, Penélope Cruz, Javier Bardem et Michael Fassbender.

De passage sur le Rocher de Monaco aux côtés de la marque TAG Heuer, Cameron Diaz a accordé une interview exclusive à Bilan Luxe. 

A quoi aspiriez-vous, adolescente ?

Dans ma tête, je crois que je ressemble encore à celle que j’étais lorsque j’avais 15 ans. J’ai gardé le même esprit. A cet âge-là, je n’avais qu’une envie: découvrir le monde et voyager. Le mannequinat m’a permis de le faire très rapidement et de développer un esprit d’aventure. Vous savez, c’est assez contradictoire.

Aujourd’hui, on demande à l’adolescent de connaître déjà très clairement quel chemin il désire emprunter dans la vie. Mais de simplement laisser ouverts tous les possibles et de garder intactes ses aspirations apporte bien plus. Je le constate tous les jours. Ecouter chaque envie qui réveille une passion permet à ses désirs de se manifester tout au long de la vie.

Regarder la vie sous cet angle est très excitant. L’existence a ses aspérités. Il faut suivre ses chemins sinueux, sans forcer le destin. A 15 ans, j’étais totalement ouverte à chaque expérience. Aujourd’hui, à 40 ans, je constate que j’en ai vécu de très riches et intenses. 

Quel est le premier pays visité qui vous a apporté ce goût de l’aventure.

Le Japon. J’y ai vécu trois mois, seule, alors que je n’avais que 16 ans. C’était très formateur ! 

Vous êtes aujourd’hui ambassadrice de TAG Heuer. Comment a débuté votre collaboration avec la marque ?

J’ai été approchée par la marque TAG Heuer au moment du lancement de la campagne publicitaire Link Lady. Je suis généralement peu encline à accepter de lier mon image pour de la publicité, mais j’ai réellement ressenti l’engagement et l’intégrité de TAG Heuer.

J’aime le fait que cette marque défie les règles et pense différemment, plus loin. C’est un honneur d’être associée à une marque aussi emblématique et aussi avant-gardiste.

Le temps a-t-il joué un rôle dans votre succès ?

Tout est question de timing. Je suis persuadée que mon succès est en grande partie lié au fait d’avoir été au bon endroit au bon moment, mais je reste persuadée que lorsque l’on aime travailler dur le temps devient votre allié. Comprendre comment maximiser son temps et l’utiliser à son avantage reste primordial. Il faut savoir anticiper, prévoir et planifier.

En tournage, le temps peut rapidement devenir votre pire obstacle. Il y a toujours un programme extrêmement chargé de scènes qui doivent impérativement se boucler avant la nuit. C’est une perpétuelle course contre la montre. Mais à la fin de la journée, comme par miracle, tout est dans la boîte.

Et dans une journée, quel est le moment que vous préférez ?

J’aime les matins. Me lever à l’aube, réfléchir calmement sur ma journée et comment la rendre productive. Je suis généralement d’attaque très rapidement !

Justement, quel est le secret de votre énergie positive ?

La gratitude. Ce principe dirige ma vie depuis longtemps. Quand vous êtes dans la gratitude, vous n’avez besoin de rien. Et ne rien envier vous rend heureux. C’est une forme de liberté. 

Vous êtes très engagée en faveur de la condition féminine et vous soutenez l’organisme ONU Femmes aux côtés de TAG Heuer. Lorsque vous observez cette problématique à travers le monde, qu’est-ce qui vous choque le plus ?

L’inégalité. Aux Etats-Unis, les libertés vont de soi. Mais il est important de rester conscient des droits que nous avons acquis et qui nous permettent d’agir librement. Par contre, dans d’autres parties du monde, les femmes n’ont tout simplement pas le droit fondamental de vivre en tant qu’être humain et d’exercer leurs droits civiques.

Cette problématique de l’égalité me tient à cœur et je suis très touchée que TAG Heuer partage ces valeurs. Une part des revenus des ventes de l’édition limitée Link Lady Trilogy est offerte en donation au fonds en faveur du programme ONU Femmes qui permet de garantir l’égalité et la promotion de la femme dans le milieu économique.

Vous accompagnez TAG Heuer à Monaco aujourd’hui pour vivre ce mythique Grand Prix de formule 1. Est-ce que ce monde très masculin du sport de vitesse vous plaît ? Avez-vous déjà conduit une formule 1 ?

Non, pas de formule 1, je crois qu’ils ne me laisseraient pas! (Rire.) J’ai conduit des voitures de sport pour des courses d’IndyCar à Long Beach aux Etats-Unis et j’ai également eu une expérience sur circuit à Silverstone. J’ai suivi des cours de conduite avec un instructeur pour un tournage avec Tom Cruise. C’était très intense ! 

Mais dans la vie vous roulez plutôt électrique, non ?

Oui. J’ai évidemment quelques voitures de sport traditionnelles, une Porsche Carrera, une Maserati, toutes deux très confortables, mais en ce moment je conduis le dernier modèle électrique Tesla S. Cette voiture est incroyable ! Une vraie bombe, je l’adore. Et du côté passager, c’est encore plus spectaculaire.

Vous avez vraiment l’impression d’être dans un missile lancé à toute vitesse. L’accélération est immédiate et très impressionnante, presque sans fin ! J’ai un vrai plaisir à la conduire. Et il est vrai que l’idée de rouler électrique me séduit depuis longtemps.

Vous venez de terminer le tournage du film « The Counselor ». Comment s’est passé le tournage ?

L’expérience fut formidable. Travailler avec Cormac McCarthy, le scénariste qui a écrit le script et tourné sous la direction de Ridley Scott, a été très intéressant. Il y avait tant de talents autour de moi ! Je suis très reconnaissante.

Si vous deviez choisir un dernier rôle à incarner avant de clore votre carrière, quelle femme incarneriez-vous ? Jane Goodall, que vous admirez, par exemple ?

(Rire.) Oui, probablement lorsque j’aurai 80 ans! J’ai eu la chance d’incarner des femmes d’action jusqu’à présent. Cela me plaît. Chaque rôle correspond à une étape de vie.

Cristina d’Agostino

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