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Boudoir

Eva Longoria ou l’art d’être star
  • Crédits: Sean & Seng
  • Crédits: Sean & Seng

Avant la série Desperate Housewives, personne en Europe n’avait encore croisé le regard piquant et caliente de la future star du petit écran. Mannequin aux Etats-Unis, Eva Longoria tentait encore à 29 ans de décrocher le rôle de sa vie à Hollywood. Elle n’imaginait pas que cette année serait celle du début de sa success story.

Sans être trop sûre de son choix, la Texane d’origine mexicaine accepte le rôle de Gabrielle Solis que lui tend Marc Cherry. Et là, c’est la consécration. Le tempérament de feu de son personnage et le charisme d’Eva Longoria la propulsent au sommet des actrices en vue. Son corps de rêve la hisse au firmament des femmes les plus sexy du monde.

En huit ans – la durée de vie de la sitcom – elle gagne le cœur du public. Ses arguments font mouche. Par son accessibilité d’abord. L’actrice, toujours souriante, adopte un comportement proche des gens. Par son mariage ensuite. En 2007, elle épouse le basketteur chéri des Français Tony Parker. Sa popularité est à son comble.

Eva commence même à faire ses armes au cinéma au travers de seconds rôles remarqués. En 2012, pourtant l’aventure Desperate Housewives s’achève. Du coup, la question taraude: Eva Longoria est-elle une star de série au succès éphémère? Son talent à utiliser sa notoriété à bon escient semble faire taire les derniers doutes.

Femme engagée politiquement, elle a su s’impliquer à deux reprises dans la campagne de Barack Obama. Quant à ses engagements humanitaires, ils l’ont portée à soutenir plus d’une trentaine d’œuvres caritatives. Et du côté des salles obscures, c’est avec une main de fer que cette business woman choisit avec précaution les projets cinématographiques auxquels elle croit.

Pour ne rien gâcher à son charme, la vedette, au rire inimitable et au naturel déconcertant, fait partie de la dream team des égéries L’Oréal depuis plus de cinq ans. Un atout glamour de choc pour la firme. 

Maintenant que Gabrielle Solis* ne vit plus à Wisteria Lane, où peut-on vous croiser désormais ?

Je l’avoue, je suis sur énormément de projets ! Tout d’abord je tourne en ce moment un film au Nouveau-Mexique, avec comme partenaires Ed Harris et Michael Peña. Ensuite je produis avec Marc Cherry, le créateur de Desperate Housewives, un nouveau soap appelé Devious Maids qui sera diffusé cette année sur la chaîne Lifetime.

Mais ce n’est pas tout. Car, par le biais de ma société Unbelievable Entertainment, je produis le show Ready for Love lancé le 31 mars sur NBC. Il s’agit d’une émission durant laquelle trois célibataires doivent trouver la femme de leur vie parmi plusieurs prétendantes. Et pour finir, je travaille également sur un projet avec l’acteur Jamie Foxx…

Après avoir joué le rôle de Gabrielle Solis durant huit ans, quel personnage aimeriez-vous interpréter ?

Vous savez, je préfère voir les choses au jour le jour. Je cherche des rôles que je n’ai pas encore joués. Du coup, si le script m’intéresse je fonce, sinon, je laisse tomber. C’est ce qui est arrivé pour Frontera. Le film raconte l’histoire d’un shérif aux Etats-Unis qui essaie de traquer un étranger illégal impliqué dans une affaire de viol et de meurtre.

Je suis à la quête d’histoires qui me touchent et qui me parlent. J’admire plusieurs stars mexicaines de l’âge d’or du cinéma, et j’aimerais un jour avoir l’occasion d’incarner l’une d’entre elles au cinéma. Vous savez, aujourd’hui, avec mon statut, j’ai la chance de pouvoir choisir, mais j’avoue, j’adore être derrière la caméra! 

Dans Desperate Housewives, vous étiez aux côtés de femmes. Préférez-vous travailler avec des femmes ou des hommes ?

J’aime les femmes, je les adore ! Collaborer avec les comédiennes de la série, ces quatre femmes dynamiques qui ont chacune une forte personnalité, a été un vrai bonheur ! J’ai grandi avec Kirsten Dunst et Anne Heche qui sont des comédiennes que je trouve très fortes dans la vie et qui m’inspirent chaque jour.

Depuis toute petite, ma maison était remplie de femmes et mes amis les plus proches sont de la gent féminine. J’aime l’énergie qu’elles dégagent autour de moi, une énergie communicative qui me fait grandir culturellement et qui me permet de me sentir plus forte. On peut dire que je suis une vraie girly girl (rires) !

Militante active, vous êtes très impliquée politiquement, notamment durant la campagne présidentielle de Barack Obama, pourquoi un tel engagement ?

Bien avant d’être connue, je m’investissais déjà beaucoup en politique. Je trouve que c’est un grand honneur mais aussi une énorme responsabilité d’être impliquée dans les problèmes politiques. Et encore plus lorsque vous êtes une femme, avec des réglementations qui ont des effets disproportionnés par rapport à la communauté.

Avec mes interventions, j’essaie de faire passer des idées et des messages ! Il est essentiel de s’engager en tant qu’Américain, mais pas uniquement dans la politique de notre pays, il faut aller au-delà de nos frontières en s’intéressant à ce qui se passe à travers le monde !

Vous avez été saluée de nombreuses fois pour votre implication dans les causes humanitaires, vous avez notamment fondé Eva’s Heroes, une association d’aide aux enfants handicapés, est-ce important pour vous d’utiliser votre célébrité pour aider ces causes ?

Oui, c’est essentiel, vraiment! J’ai passé mon enfance dans un univers philanthropique. Ma grande sœur, Liza, souffre d’un handicap mental et ma mère est éducatrice spécialisée. J’ai grandi avec une famille pour qui les associations d’entraide communautaire ont une grande importance et pour qui c’est quelque chose de tout à fait normal.

Maintenant que je suis célèbre, c’est une évolution naturelle pour moi, je m’implique donc à fond dans toutes les causes auxquelles je crois! Il faut aussi utiliser sa notoriété pour défendre ces valeurs!

La rumeur dit qu’à l’époque de votre mariage avec Tony Parker vous aviez acheté un appartement en Suisse. L’avez-vous toujours ? Vous y venez souvent ?

(Silence.) En Suisse non, ce n’est pas vrai, je n’en ai jamais eu en Suisse !

Ah… ce n’est donc qu’une rumeur ?

Oui ! Mais, lorsque j’étais mariée avec Tony (Parker), j’y suis venue une fois, c’était magnifique ! Par contre (silence), je ne me souviens plus exactement où c’était. C’était en tout cas dans une petite ville (selon une interview accordée au magazine Gala, Eva Longoria serait venue faire une visite surprise à Tony Parker alors à Zurich pour un match, ndlr).

La Suisse, c’est le chocolat, les montagnes, les montres, qu’aimez-vous dans tout cela ?

Voyons voir… Je ne porte pas beaucoup de montres, je l’avoue. Par contre, j’ai beaucoup entendu parler des stations de ski ! J’adorerais y venir quand il y a de la neige (rires)!

Vous êtes l’une des ambassadrices de L’Oréal**. Pour vous, que signifie son slogan : « Parce que je le vaux bien ? »

Je le trouve incroyablement puissant et ce, parce qu’il touche toutes les femmes à travers le monde. Pour moi, cela signifie que l’on peut s’offrir des produits de bonne qualité et à petits prix, ce qui est important car nous n’avons pas toutes le même budget! Je suis très fière de représenter une marque telle que celle-ci.

Incarner l’une de ses ambassadrices était un rêve pour moi! Je me souviens, lorsque j’ai tourné ma première publicité pour la marque j’étais littéralement obsédée par tous les mascaras qui étaient sur place, d’ailleurs je les ai tous utilisés (rires)!

Quels sont les conseils beauté que vous a donnés votre mère ?

Vous savez, ma mère ne m’a jamais vraiment donné de conseils à ce niveau-là. Par contre, je me souviens qu’elle a toujours porté un rouge à lèvres rouge de L’Oréal, c’est amusant. Non, ce que ma mère m’a inculqué, ce sont des valeurs de la vie : « Fais toujours de ton mieux et soutiens ta communauté ! »

Votre définition de la beauté ?

Je ne veux pas tomber dans le cliché de « la beauté vient de l’intérieur » ! Selon moi, il faut juste se sentir bien dans sa peau. Ce n’est pas une question de couleur de cheveux ou encore de maquillage mais plutôt de « fierté » : il faut projeter de la confiance en soi ! 

* Gabrielle Solis est le personnage qu’interprétait Eva Longoria dans la série « Desperate Housewives ».

** L’Oréal est partenaire depuis douze ans du Festival de Cannes. 

Lucie Notari

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