Bilan

Art Basel, tout un art

Six artistes suisses à suivre. Parce que vous n’avez ni forcément les moyens de vous payer un Francis Bacon ni le temps de faire le tour des ateliers pour découvrir la jeune pousse qui va vous faire craquer, voici une petite sélection d’artistes suisses déjà bien installés sur le marché. Trois garçons et trois filles dont les œuvres formidables sont encore abordables.
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  • Emil Michael Klein

    représenté par Gaudel de Stampa

    Des couleurs et des motifs organiques. Des peintures abstraites qui font bien dans le décor. Alors oui, il y a quelque chose de très classique dans les peintures d’Emil Michael Klein. L’artiste bâlois envisage d’ailleurs ses toiles selon une pratique artisanale dont il consigne précisément chaque étape de leur fabrication. Et dont l’esthétique «graffiti» a fait sa réputation depuis sa sortie de l’ECAL.

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  • Pamela Rosenkranz

    représentée par Karma International à Zurich

    Elle est Zurichoise et occupera le Pavillon suisse à la prochaine Biennale de Venise en 2015. A travers une multitude de supports, Pamela Rosenkranz pose un regard critique aussi bien sur la pensée humaine contemporaine que sur la question de la consommation, sur la condition de l’art que sur sa matérialité. Et cherche ainsi à stimuler une approche plus profonde du rôle de l’artiste dans la société.

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  • Denis Savary

    représenté par Xippas à Genève

    De Vallotton à James Ensor, de Botero à Donald Judd, Denis Savary relit avec décontraction les grandes figures de l’art moderne et au-delà. Une œuvre inopinée où les références sont riches de sens et la notion de bon et de mauvais goût est complètement évacuée. Quitte à revendiquer une certaine forme de burlesque lorsque des siffleurs professionnels rejouent la Ursonate de Kurt Schwitters à la manière des étourneaux.

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  • Denis Savary

    représenté par Xippas à Genève

    De Vallotton à James Ensor, de Botero à Donald Judd, Denis Savary relit avec décontraction les grandes figures de l’art moderne et au-delà. Une œuvre inopinée où les références sont riches de sens et la notion de bon et de mauvais goût est complètement évacuée. Quitte à revendiquer une certaine forme de burlesque lorsque des siffleurs professionnels rejouent la Ursonate de Kurt Schwitters à la manière des étourneaux.

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  • Kaspar Müller

    représenté par Francesca Pia à Zurich

    Il enfile des boules en verre soufflé qu’il tend à travers l’espace d’exposition comme une sorte de collier géant. Ou pose une voilette gitane sur une bouche à incendie. Kaspar Müller ne se contente pas de produire des objets, il insuffle de la poésie à ceux qui nous entourent déjà. Adepte d’un art qui récupère, son travail est à la fois ludique, nonchalant et drôle dans le désenchantement.

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  • Sonia Kacem

    représenté par Gregor Staiger à Zurich

    Des drapés plissés, des matelas déhoussés, des pots de fleurs brisés, des chaises découpées: Sonia Kacem assemble et transforme des objets trouvés. Chaque installation est ainsi une sorte de tableau dont les touches sont constituées de ces éléments combinés. Une œuvre qui interroge le statut de l’objet et son potentiel formel à devenir autre chose. Lauréat du Prix culturel Manor, l’artiste genevoise exposera ses travaux au Mamco de Genève en octobre 2014.

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Art Basel, la foire internationale d’art contemporain, appartient à ces grands pèlerinages culturels qu’il faut avoir vus au moins une fois dans sa vie. Mais Art Basel ne reflète pas forcément la vraie vie du marché de l’art.

Œuvres d’artistes superconfirmés, prix démentiels, galeristes mégastars: ce n’est pas forcément le bon endroit pour dégotter la signature pas trop connue. Quoique. On y reviendra. Pour l’heure, que voir pendant les deux jours à votre disposition ?

Le sésame: le plan officiel

Pas de guide officiel de la foire. Mais un catalogue à télécharger avant ou à la fin de votre visite (la version papier étant abandonnée à partir de cette année) sur n’importe quelle tablette ou smartphone. Les nostalgiques du gros pavé pourront toujours se reporter sur la bible intitulée « ArtBasel | Year 44 » qui revient sur les trois foires ArtBasel (Basel, Miami et Hong-Kong) organisées en 2013.

Pas de panique, il existe aussi un vrai plan des stands disponible dans le salon. La carte indispensable pour se géolocaliser à l’intérieur de la Messe.  

Art Unlimited: la mise en jambes

On commence doucement. Art Unlimited, la section d’Art Basel réservée aux pièces trop grandes pour les stands de la foire. Le seul endroit où une galerie peut exposer un train entier (l’artiste était Chinois, c’était en 2009).

Dirigé par Gianni Jetzer qui s’occupe désormais d’organiser cet immense hangar transformé pendant dix jours en exposition d’art contemporain. De l’espace, presque au calme, pour voir des installations, des vidéos et des peintures majeures comme dans un musée. Prenez votre temps. 

Design Miami/Basel: objets de désir

Depuis sept ans, Art Basel, c’est aussi du design. Associée à Design Miami, la foire réserve donc une halle au mobilier contemporain de collection. Rien que du très haut de gamme qui va du vintage rarissime à des formes mobilières beaucoup plus actuelles.

La crème des éditeurs (kreo, Libby Sellers, Carpenters Workshop) y cohabite avec les grandes galeries (Jousse Entreprise, Jacksons, Nilufar). La visite s’impose pour voir dans quelle direction va le design de collection.

Bienvenue dans le musée éphémère

Vous êtes bien chaud, fin prêt pour affronter Art Basel et son programme herculéen. Bienvenue dans le musée éphémère. Deux étages, 300 galeries, 2500 artistes, 11 sections différentes. Si vous aimez l’art moderne, commencez par le rez-de-chaussée où se trouvent par tradition les galeries spécialisées dans le XXe siècle.

Pour le XXIe, grimpez directement au premier, là où exposent les marchands d’art contemporain. Même si, entre les deux étages, l’histoire de l’art s’accommode d’un certain manque d’étanchéité.

Peut-on vraiment tout acheter?

Oui, on peut vraiment. Enfin, tout dépend des moyens à disposition. Compter quelques millions pour un Warhol de la bonne époque. Cela dit, tout n’est pas inabordable à la foire de l’art. Il n’y a pas que Murakami, Koons, Basquiat et Picasso qui se vendent à la Messe. On peut très bien partir d’Art Basel avec une œuvre d’un artiste émergent sous le bras.

Visite éclair: les stands à ne pas manquer

Une visite en avance ultrarapide? Les dix stands à ne pas manquer? Ceux des Zurichois Hauser & Wirth, Eva Presenhuber et Bruno Bischofberger et des Genevois de l’étape, Skopia et Blondeau Fine Art.

Chez les internationaux, visez le gros gibier: White Cube, de Londres, Kamel Menour, de Paris, Emmanuel Perrotin, à cheval entre Paris et Miami, Sprüth Magers, de Cologne, et, bien sûr, de l’Américain Larry Gagosian. Sans oublié Ecart, tenu et organisé par l’artiste genevois John Armleder. Un passage obligé. 

Emmanuel Grandjean

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