Bilan

Agenda (Luxe Printemps 2020)

Agenda (Luxe Printemps 2020)

En Suisse

(Crédits: Museum of Fine Arts Bern, Switzerland, all rights reserved)

Berne «Alles zerfällt»

Tout se disloque. Le Kunstmuseum nous raconte la chute de l’homme, provoquée par les théories de Galilée, Darwin et Freud. Il le fait avec de la peinture suisse du XIXe siècle, en grande partie tirée de ses caves et restaurée pour l’occasion. Le propos peut sembler prétentieux et grotesque, mais l’institution donne à découvrir des artistes (hommes, mais aussi femmes) jamais vus sur les cimaises depuis un siècle. Certains noms méritent de sortir de l’oubli comme Clara von Rappard ou Adolf Stäbli. (jusqu’au 20 septembre, www.kunstmuseumbern.ch)

(Crédits: Dr)

Genève « Fred Boissonnas et la Méditerranée »

Une odyssée photographique. Genève a acquis en 2011 le fonds familial après des décennies de tractations. Il y avait là 200 000 négatifs. Une exposition s’imposait. Son thème tourne curieusement autour du thème de la Méditerranée. Partie pour Athènes au début des années 2000, la partie grecque ne fait en effet pas partie du lot. On verra comment s’en tire l’équipe curatoriale, chargée de ce qui restera l’unique exposition du MAH au Musée Rath en 2020. (du 24 avril au 26 juillet, www.institutions.ville-geneve.ch/mah)

(Crédits: Dr)

Genève « Olivier Mosset »

La totale. Comme naguère John Armleder ou Sarkis, le Bernois a droit à un Mamco presque entier. Né en 1944, l’homme a commencé sa carrière en France avec Daniel Buren, Michel Parmentier ou Niele Toroni. Installé aux Etats-Unis depuis 1977, l’homme cultive là-bas son « look » de « biker ». Il n’en produit pas moins une sorte d’antipeinture, faite en bonne partie de monochromes aux formes diverses. Le Suisse appartient aujourd’hui aux artistes cultes. Ceux qui servent de références aux jeunes générations. (jusqu’au 21 juin, www.mamco.ch)

(Crédits: Dr)

Bâle « Goya »

La Fondation Beyeler remonte le temps. Elle propose un peintre espagnol mort en 1828, en faisant de lui un père de la modernité. L’autographie de bien des toiles du maître se voit aujourd’hui discutée, notamment par une exposition proposée à Agen. Rien d’iconoclaste ici. Il faut s’attendre à une pluie de chefs-d’œuvre empruntés à prix d’or, dont la fameuse « Maja habillée » du Prado. C’est chez nous la première rétrospective Goya depuis celle de la Fondation Gianadda en 1982. Et encore cette dernière partait-elle des collections suisses ! (du 17 mai au 16 août, www.fondationbeyeler.ch)

(Crédits: Bloomsbury Auctions)

Lausanne « René Burri. L’explosion du regard »

En 2013, le photographe zurichois, déjà malade, déposait ses archives à l’Elysée. Il devait mourir en 2014, à 81 ans. Le musée lui devait un coup de chapeau, histoire de montrer que l’artiste n’est pas seulement l’auteur du célèbre portrait du Che en 1963. Il a donc sorti beaucoup d’images de ses boîtes. Noir et blanc, mais aussi en couleur. De quoi revisiter un parcours qui a débuté à l’agence Magnum dès 1955, avant de finir avec des travaux personnels. L’Elysée passera ensuite à « reGénération4 » le 27 mai. (jusqu’au 3 mai, www.elysee.ch)

A l’étranger

(Crédits: Dr)

Rome « Raffaello »

Après Léonard de Vinci, Raphaël, mort à 37 ans en 1520. L’anniversaire est marqué par une méga-exposition aux Scuderie del Quirinale, dont le dernier étage offre une vue stupéfiante sur Rome. Il y a là 200 œuvres de l’artiste. Des tableaux, bien sûr, mais aussi des dessins et des gravures tirés de ses projets. Plus un parcours en ville et au Vatican pour découvrir les fresques. Des prêts exceptionnels ont été consentis, entre autres par le Louvre, pour cette rétrospective coproduite avec les Offices de Florence. (du 5 mars au 2 juin, www.scuderiedelquirinale.it)

(Crédits: Dr)

Londres « George IV, Art & Spectacle »

On fait aujourd’hui des montagnes du Megxit. Mort en 1830, le dernier des George était un vrai scandaleux, bigame, prodigue et débauché. Il s’agissait aussi d’un des plus grands collectionneurs que l’Europe ait connus. La Queen’s Gallery, installée dans Buckingham Palace, réussit toujours d’excellentes expositions en partant de la Royal Collection. Il y a cette fois des tableaux, des bijoux et des meubles provenant souvent de Versailles. Plus des porcelaines de Sèvres en veux-tu, en voilà. L’homme aimait tout ce qui faisait riche. (jusqu’au 3 mai, www.rct.uk

(Crédits: Dr)

Paris La Fondation Pinault

Tout se passe sinon dans la clandestinité, du moins dans le mystère. Le milliardaire français n’a voulu communiquer ni la date d’ouverture de sa fondation dans l’ex-Bourse du commerce, dirigée par Martin Bethenod, ni le contenu de sa première exposition. On sait juste que la chose doit avoir lieu au mois de juin. Tout le monde salue la qualité de la restauration du bâtiment historique et du travail d’architecte de Tadao Ando. Venise continue par ailleurs parallèlement son travail. Youssef Nabil sera au Palazzo Grassi dès le 22 mars.

(Crédits: Dr)

Paris « Christian Louboutin, l’exhibition[niste]»

Le Musée de la Porte-Dorée, voué jusqu’ici à l’immigration, passe à des sujets moins austères. Ce chef-d’œuvre Art déco accueille aujourd’hui le plus mondain des chausseurs. Né en 1964, Louboutin a ouvert sa première boutique à Paris en 1991. Sa marque est aujourd’hui connue dans le monde entier, avec ses fameuses semelles rouges. L’exposition montre son œuvre, bien sûr, mais aussi des exemples spectaculaires de cet artisanat d’art auquel ce créateur reste très attaché. (jusqu’au 28 juillet,
www.palais-portedoree.fr)

(Crédits: Dr)

Venise « La Biennale »

Année paire, c’est l’architecture. Pour sa 17e édition, cette manifestation jadis un peu marginale s’est assurée les services d’Hashim Sarkis. Libanais de naissance, ce quinquagénaire travaille aux Etats-Unis. Il a décidé d’intituler sa prestation « How Will We Live Together ?». Il promeut ainsi un nouveau contrat social et spatial. Vaste programme ! Comme d’habitude, les pays feront en parallèle ce qu’ils voudront dans leur pavillon des Giardini, de l’Arsenale ou à l’intérieur de bâtiments loués en ville. (du 29 août au 29 novembre, www.labiennale.org)

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