Bilan

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  • Berne :

    Toulouse-Lautrec et la photo

    Préoccupé par son image, qui était celle d’un nain, Toulouse-Lautrec a souvent affronté la photo comme un jeu supposant de prudents travestissements. Il s’est aussi servi, comme bien d’autres, du nouveau médium, donnant de la vie un reflet plus spontané que les toiles conçues selon des schémas académiques. L’actuelle exposition du Kunstmuseum rapproche tableaux, gravures et affiches du maître avec des tirages argentiques d’époque.

    Jusqu’au 13 décembre, www.kunstmuseumbern.ch

    Crédits: Dr
  • Wintherthour

    Beastly

    La représentation d’animaux occupe de nos jours une place énorme dans la photographie. Nos rapports ont pourtant évolué avec les bêtes. Celles-ci se voient tantôt promues au rang d’êtres humains bis, tantôt rabaissées au niveau d’un pur produit industriel. De nombreux artistes internationaux, utilisant tant l’image fixe que la vidéo, ont été invités à cette exposition se présentant avant tout comme une réflexion sociale.

    Jusqu’au 4 octobre, www.fotomuseum.ch

    Crédits: Dr
  • Genève :

    Le bouddhisme de Madame Butterfly

    Après « Les rois mochicas », qui entraient au nouveau musée de l’Amérique précolombienne, voici l’Asie. Ouvert aux Occidentaux dès 1853, le Japon a suscité étonnement et émerveillement en Europe. Une certaine incompréhension aussi, culminant dans l’opéra de Puccini. Le MEG fait aujourd’hui le tri entre la réalité bouddhique et ses interprétations. Des prêts internationaux, notamment du Musée Guimet, étoffent les collections genevoises.

    Du 9 septembre au 10 janvier, www.ville-geneve.ch/meg

    Crédits: Dr
  • Genève :

    Jean-Pierre Saint-Ours

    Annoncée depuis des années, pour ne pas dire des décennies, cette rétrospective honore le plus important peintre néo classique suisse. Genevois, Saint-Ours (1752-1809) a fait carrière à Paris, puis à Rome, avant de retrouver sa patrie en pleine révolution. Il en deviendra le chantre, avant d’être horrifié par ses dérives. Le Musée d’art et d’histoire montrera ses grandes toiles, aux sujets antiques, comme ses portraits, d’un style plutôt grave.

    Du 25 septembre au 31 décembre, www.mah-ville.ge

    Crédits: Dr
  • Lausanne :

    Giuseppe Penone

    Depuis longtemps représenté à Lausanne par la galeriste Alice Pauli, Giuseppe Penone jouit aujourd’hui d’une aura mondiale. L’Italien ne cesse d’exposer dans les lieux les plus importants des pièces qui l’éloignent beaucoup, en apparence, de ses débuts dans l’« arte povera » des années 1960. Avant tout sculpteur, l’homme a aussi une longue pratique du dessin, d’où l’ambiguïté du titre de cette proche manifestation du Musée cantonal des beaux-arts.

    Du 25 septembre au 3 janvier, site www.musees.vd.ch/musee-des-beaux-arts

    Crédits: Dr
  • Zurich :

    John Waters

    Né en 1946 à Baltimore, l’Américain n’a jamais voulu se cantonner dans le cinéma bis, dont il est devenu le réalisateur culte dans les années 1980, avec un titre comme «Pink Flamingos». Il est aussi acteur, journaliste et artiste plasticien, toujours avec la même démesure dans le kitsch. Le Kunsthaus lui consacre aujourd’hui un hommage, en présentant des photos et quelques créations en trois dimensions. L’ensemble est prêté par un fan de Waters.

    Jusqu’au 1er novembre, www.kunsthaus.ch

    Crédits: Dr
  • Paris :

    Elisabeth Vigée-Le Brun

    Fille d’artiste, managée par un mari abusif, Elisabeth Vigée (1755-1842) devient à la force du poignet la portraitiste le plus recherchée du règne de Louis XVI. Imposée par Marie-Antoinette à l’Académie, elle fuit seule avec sa fille la Révolution à Rome, Berlin, Vienne et Saint-Pétersbourg, avant de revenir à Paris passé de mode. Après Niki de Saint Phalle, le Grand Palais offre ses cimaises à une autre femme en prise aux mutations de son temps.

    Du 23 septembre au 11 janvier, www.grandpalais.fr

    Crédits: Dr
  • Londres :

    Shoes, Pleasure and Pain

    C’est le vêtement fétichiste par excellence. Celui qui fait autant rêver les hommes que les femmes. La chaussure ne sert pas qu’à marcher. Elle exprime les personnalités, tout en comprimant leurs extrémités. Le Victoria & Albert Museum, qui se spécialise dans la mode, propose en 200 paires un voyage au pays des extravagances. Il va des plateformes aux talons impossibles, en passant par les minuscules pantoufles des Chinoises aux pieds brisés. Jusqu’au 31 janvier, www.vam.ac.uk

    Crédits: Dr
  • Milan :

    Food

    En marge de l’expo, la Triennale propose une énorme exposition organisée par Germano Celant. Elle tourne aussi autour de la nourriture. Mais ce sont cette fois-ci les rituels de la table qui se voient explorés depuis 1851. De très nombreux artistes contemporains ont été invités, de Paul McCarthy à Urs Fischer, en passant par Issey Miyake, afin de compléter la partie historique. L’écho reçu par la manifestation semble unanimement positif. C’est rare !

    Jusqu’au 1er novembre, www.triennale.org

    Crédits: Dr
  • Lyon :

    La Biennale

    C’est la treizième du nom, qui suit d’autres manifestations automnales. Dirigée par Thierry Raspail, qui a cette fois confié les rênes à l’Américain Ralph Rugoff, la Biennale souffre un peu de venir après Venise. Elle se répartit entre plusieurs lieux, dont les habituels Sucrière et Musée d’art contemporain, avec un détour par le nouveau Musée des confluences. Thème de l’année, « La vie moderne ». Il se voit pris avec ironie. L’avenir n’a aujourd’hui rien de radieux.

    Du 10 septembre au 3 janvier, www.biennaledelyon.com

    Crédits: Dr
  • Amsterdam

    Munch et Van Gogh

    «Matisse/Picasso». «Klee et Kandinsky». Les grandes expositions misent aujourd’hui sur les couples forts. Elle estiment ainsi renouveler l’intérêt, ou du moins exciter la curiosité. Edvard Munch n’étant mort qu’en 1944, on oublie que le Norvégien, établi dans les années 1880 en France, fut le contemporain du Hollandais. Il devient ainsi possible de tracer des parallèles, plus ou moins convaincants. Cet accrochage de luxe a été coproduit avec Oslo, où il a déjà été montré avant son arrivée au Van Gogh Museum.

    Du 25 septembre au 17 janvier, www.vangoghmuseum.nl

    Crédits: Dr
  • Bilbao :

    Alex Katz

    Lausanne l’a opposé il y a quelques saisons avec Félix Vallotton. Né en 1927, Katz a été rattaché au pop art à cause de ses images plates et colorées. Il n’y a pourtant chez lui aucune critique de la folie consumériste américaine. La preuve ! Avec « Ici et maintenant », le New-Yorkais propose une suite de paysages conçus depuis les années 1980. Le Guggenheim montre parallèlement Basquiat jusqu’au 1er novembre et Koons jusqu’au 27 septembre.

    Du 23 septembre au 31 janvier, www.guggenheim-bilbao.es

    Crédits: Dr
Etienne Dumont
Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Lui écrire

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

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