Bilan

Agenda

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  • LE MUDAC FAIT L’« ÉLOGE DE L’HEURE »

    La montre a longtemps symbolisé la Suisse avec le chocolat. L’institution lausannoise rajeunit et internationalise cette vision avec un panorama de l’affichage des heures depuis 1550. L’ancien cohabite avec le moderne, voire le futuriste. Des designers et des plasticiens se sont vu inviter. La manifestation veut à la fois intéresser, amuser et faire découvrir. Bref, il ne faut pas s’attendre à y perdre son temps.
    Jusqu’au 27 septembre, www.mudac.ch

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  • KLEE & KANDINSKY À BERNE

    Ils ont été collègues, amis et voisins, au temps du Bauhaus de Weimar, dans les années 1920. Les deux pères de l’abstraction se retrouvent logiquement au Zentrum Paul Klee, qui s’offre une exposition de luxe chaque été. Celle-ci est coproduite par Munich, où elle ira ensuite. Beaubourg, qui détient le legs Nina Kandinsky, a beaucoup prêté. Il n’y a rien là de bien nouveau à apprendre, mais en revanche beaucoup à voir. Du 19 juin au 27 septembre, www.zpk.org

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  • LE SEPIK AU RIETBERG ZURICHOIS

    C’est la nouvelle civilisation tribale à la mode. Le long du fleuve Sepik, en Papouasie, a fleuri une culture aux formes étranges et raffinées. Un art très différent de ce que l’on rencontre en Afrique ou en Océanie. Le Rietberg s’est de nouveau associé avec le Quai Branly et le Martin-Gropius-Bau de Berlin pour une exposition internationale. Il y aura là un village entier, avec d’un côté le monde des hommes et de l’autre celui des femmes.
    Du 10 juillet au 4 octobre, www.rietberg.ch

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  • MARLENE DUMAS CHEZ LES BEYELER

    Elle est née au Cap en 1953, mais l’Africaine du Sud vit depuis 1976 à Amsterdam. C’est, avec l’Anglaise Jenny Saville, récemment vue au Kunsthaus de Zurich, la tenante d’une figuration profondément dérangeante. Marlene a une vision assez terrifiante du monde, et les thèmes politiques ne lui font pas peur. La Fondation Beyeler propose la vraie rétrospective de l’artiste, celle qui va des débuts à maintenant. Jusqu’au 6 septembre, www.fondationbeyeler.ch

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  • REGENERATION3 À L’ÉLYSÉE

    La première mouture de cette course aux nouveaux talents a eu lieu à Lausanne en 2005, la seconde en 2011. Il s’est agi de nouveau en 2015 de sélectionner parmi les dossiers envoyés par les centres de formation artistique. Tout reste en effet ici scolaire. Des 300 candidats, il en est resté 50, dont six Suisses. L’aventure actuelle ne se contente pas de tirages classiques.

    Il y a aussi des livres, des vidéos et des installations.

    Le monde bouge… Jusqu’au 23 août, www.elysee.ch

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  • CARLO DOLCI AU PALAZZO PITTI

    C’est le plus sucré des peintres florentins du XVIIe siècle (on dit ici « Seicento »). Célèbre pour sa piété comme pour son extrême lenteur de production, Carlo Dolci (1616-1686) a avant tout donné de petits tableaux religieux aux coloris étranges et à l’atmosphère irréelle. Le Pitti lui offre sa première rétrospective à la Salla Bianca. Il est permis de trouver la chose sublime ou totalement kitsch.
    Du 30 juin au 13 novembre, www.uffizi.firenze.it

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  • ZURBARAN CHEZ LES THYSSEN

    Madrid produit des expositions importantes. Celle que les Thyssen consacrent à Francisco de Zurbarán 1598-1664) se veut novatrice. Il s’agit en effet de proposer une «nouvelle image» d’un artiste généralement vu comme le peintre des saints les plus austères. Il y a donc là des portraits comme des mythologies, plus les œuvres de son fils Juan et de ses nombreux disciples. Jusqu’au 13 septembre,

    www.museothyssen.org

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  • ALEXANDER MCQUEEN AU VICTORIA & ALBERT

    La postérité lui réussit. Le couturier britannique s’est suicidé à 40 ans, en 2010. L’année suivante, sa rétrospective au « Met » new-yorkais attirait 661 000 visiteurs. Londres en offre une autre vision aujourd’hui avec « Savage Beauty ». Le plus fou des génies de la mode y est montré dans des décors délirants, dont une grotte faite de (faux) tibias humains. Les robes et les chapeaux restent bien sûr importables, mais quelle imagination ! Jusqu’au 2 août, www.vam.ac.uk

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  • LA BIENNALE À VENISE

    Avancée cette année d’un mois, la manifestation monstre se voit pilotée par Okwui Enwezor. Le Nigérian a voulu ouvrir la Biennale à des artistes venus d’autres pays et d’autres horizons. Reste qu’ici le chef d’orchestre dirige seulement une partie des festivités. Dans son pavillon, et il y en a plein aux Giardini et en ville, chaque pays fait ce qu’il veut. Le scandale est pour une fois suisse. Il s’agit de la fausse mosquée de Christoph Büchel, installée dans une église. Jusqu’au 22 novembre, www.labiennale.org

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  • « RENCONTRES » PHOTO À ARLES

    Arles a changé de mains. C’est Sam Stourdzé, venu de l’Elysée lausannois, qui tient désormais la barre. Il lui faut remonter le courant, après une cuvée 2014 compliquée, et composer avec les travaux pharaoniques voulus par la mécène Maja Hoffmann. Au copieux programme, il y a aussi bien un hommage à Walker Evans que des « émergences » et des « résonances ». Plus quelques collections privées, dont une dédiée au sphinx de Gizeh. Du 6 juillet au 20 septembre, www.rencontres-arles.com

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  • « DOLCE VITA ? » MUSSOLINIENNE À PARIS

    De 1900 à 1940, l’Italie réunifiée s’est inventé une peinture moderne et des arts décoratifs annonçant le design. Après l’Art nouveau (dit ici «Liberty»), c’est le futurisme, puis un retour à l’ordre regardant vers l’Antiquité. Arrive enfin un minimalisme permis par une dictature avide de nouveauté. En 1940, Gio Ponti et Carlo Scarpa ont déjà inventé le style d’après-guerre. L’exposition d’Orsay est complétée jusqu’au 13 juillet par une rétrospective Adolfo Wildt à l’Orangerie. Un sculpteur délirant, mort en 1931.
    Jusqu’au 13 septembre, www.musee-orsay.fr

    Crédits: Dr
Etienne Dumont
Etienne Dumont

CRITIQUE D'ART

Lui écrire

Né en 1948, Etienne Dumont a fait à Genève des études qui lui ont été peu utiles. Latin, grec, droit. Juriste raté, il a bifurqué vers le journalisme. Le plus souvent aux rubriques culturelles, il a travaillé de mars 1974 à mai 2013 à la "Tribune de Genève", en commençant par parler de cinéma. Sont ensuite venus les beaux-arts et les livres. A part ça, comme vous pouvez le voir, rien à signaler.

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