Bilan

Agenda

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  • La cravate à Zurich

    C’est l’attribut obligatoire du monde des affaires. C’est aussi celui que l’on porte par souci d’élégance ou dans les grandes occasions (mariage, baptême, enterrement). L’antenne zurichoise du Musée national suisse refait l’histoire de la cravate, petite bande de tissu autrefois portée indifféremment par les hommes et les femmes, mais devenue avec le temps un accessoire strictement masculin. Une exposition dans le cou.

    « La cravate », Landesmuseum Zürich, du 19 septembre 2014 au 18 janvier 2015, www.landesmuseum.ch

    Crédits: Dr
  • Designers’Saturdayà Langenthal

    Tous les deux ans, designers, écoles et fabricants suisses de mobilier se retrouvent à Langenthal pour exposer leurs dernières productions. Un parcours amusant qui se déroule le temps d’un week-end dans le dédale des usines de verre, de bois et de textile qui forment le tissu industriel de cette bourgade typiquement bernoise où Ruckstuhl, Girsberger, Glas Trösch et Création Baumann possèdent leur maison mère. Et où le Lausannois Adrien Rovero présentera un ensemble des créations de son studio.

    15e Designers’Saturday, 1er et 2 novembre, Langenthal, www.designerssaturday.ch

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  • Gustave Courbet à Bâle et à Genève

    Il est né dans le Jura français en 1819 mais est mort en exil à La Tour-de-Peilz en 1877. Gustave Courbet entretient donc avec la Suisse un rapport à la fois géographique et biographique. La Fondation Beyeler et le Musée d’art et d’histoire de Genève lui consacrent ainsi un double accrochage. La première s’intéresse à l’apport du peintre réaliste dans l’histoire de l’art moderne, le second aux années helvétiques de l’artiste au caractère bien trempé dont « L’origine du monde » continue, aujourd’hui encore, d’alimenter le scandale.

    « Gustave Courbet », du 7 septembre 2104 au 18 janvier 2015, Fondation Beyeler, www.fondationbeyeler.ch

    « Gustave Courbet : les années suisses», du 5 septembre 2014 au 4 janvier 2015, Musée d’art et d’histoire de Genève, institutions.ville-geneve.ch/fr/mah

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  • Le Corbusier à Zurich

    En 1958, la Zurichoise Heidi Weber rencontre Le Corbusier. Entre la marchande de design et l’architecte de la modernité, le coup de foudre est immédiat. Au point que la première va convaincre le second de produire sous licence trois de ses chaises. Deux ans plus tard, Heidi Weber passe commande d’un musée au concepteur de la villa Savoy. Planté au bord du lac de Zurich, le pavillon en acier, béton et panneaux colorés baptisé La Maison d’Homme mettra sept ans à sortir de terre. Décédé en 1965, Le Corbusier ne verra donc jamais l’édifice terminé. Une ultime création qui aujourd’hui se visite et dont un livre publié l’année dernière retrace la genèse.

    Heidi Weber Museum, ouvert de mercredi à dimanche, www.stadt-zuerich.ch/lecorbusier

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  • Nouveau Musée d’ethnographie à Genève

    Ça bouge à Genève. Du moins dans le secteur du bâti où la ville réveille enfin ses ambitions architecturales. Dessiné par le bureau zurichois Graber Pulver, le nouveau Musée d’ethnographie de Genève est donc un événement. Un beau projet d’envergure qui multiplie par quatre sa surface totale par rapport à l’ancienne école où le musée exposait jadis ses collections. Avec sa façade métallique percée de losanges, ses 7200 m2 essentiellement développés en sous-sol et son esplanade paysagée, ce MEG tout neuf promet d’être le nouveau phare culturel de la cité.

    Nouveau Musée d’ethnographie de Genève, inauguration le 31 octobre, www.ville-ge.ch/meg

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  • Irving Penn au Palazzo Grassi

    Il y a quelques années, le Musée de l’Elysée avait exposé sa série des « petits métiers ». Des pompiers, des bouchers, des ramoneurs qui posaient en noir et blanc devant l’objectif d’Irving Penn, juste avant qu’il n’entame sa carrière internationale. Une collection corporatiste à revoir dans la vaste rétrospective de l’œuvre du photographe américain organisée jusqu’à la fin de l’année au Palazzo Grassi ; 130 photographies en tout qui déroulent un parcours éclectique. Et montrent comment, à travers ses portraits de célébrités – on a tous dans l’œil celui sublime de Miles Davis – ses images de mode, ses natures mortes et ses clichés des aborigènes de Nouvelle-Guinée, Irving Penn a fait que la photographie reste cet instrument de toutes les fragilités, celles du temps qui passe et de l’humanité.

    « Irving Penn, Resonance », jusqu’au 31 décembre, www.palazzograssi.it

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  • Sonia Delaunay au Musée national d’art moderne

    Avec Robert Delaunay, elle formait le couple d’artistes français le plus futuriste de son époque. Tous les deux amoureux de la couleur, tous les deux bien décidés à vouloir transposer le mouvement en peinture, l’histoire de l’art montre surtout l’œuvre du premier, plus rarement celui de Sonia, la seconde, Mme Delaunay, donc. Le Musée national d’art moderne de la ville de Paris corrige le tir et consacre son expo de l’automne à celle dont le public connaît surtout les activités dans les arts décoratifs.

    Sonia Delanauy, du 17 octobre 2014 au 22 février 2015, www.mam.paris.fr

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  • Vienna Design Week

    Tant qu’à voyager design, passons de Londres à Vienne où s’installe chaque année une Vienna Design Week qui sort des sentiers battus pour s’intéresser davantage à une approche sociale du design. A côté des expos, des workshops et des conférences, la ville d’Adolf Loos et de Michael Thonet met aussi en place des collaborations en invitant des designers d’aujourd’hui à collaborer avec des manufactures d’hier, jadis fournisseurs officiels de l’Empire. On a ainsi vu l’Anglais Max Lamb graver des verres chez J. & L. Lobmeyr et le Lausannois Tomas Kral coiffer une collection de lampes avec des casquettes du chapelier Mühlbauer. Lequel Tomas Kral rempile au festival cette année placé sous la couleur du bleu: 75 chaises repeintes dans 75 variations d’azur, balisant ainsi son parcours.

    Vienna Design Week, du 26 septembre au 5 octobre, www.viennadesignweek.at

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  • Horst P. Horst à Londres

    Elève de Le Corbusier à Paris, il a failli être architecte. Horst Paul Albert Bohmann choisira finalement la voie de la photographie. Entré chez «Vogue» en 1931 pour qui il travaillera jusqu’en 1991, celui qui se fait désormais appeler Horst. P. Horst développe un style basé essentiellement sur la lumière et le noir et blanc. Fasciné par la statuaire antique et frappé d’un certain goût pour le surréalisme, Horst impose une vision de la mode à la fois chic et sculpturale. Exilé aux Etats-Unis où il tire le portrait de la jet-set internationale et de leurs intérieurs, le photographe allemand meurt à Palm Spring en 1999 au terme d’une prodigieuse carrière que le Victoria and Albert Museum de Londres retrace en 250 images.

    «Horst, photographer of style», du 6 septembre 2014 au 4 janvier 2015, Victoria and Albert Museum.

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  • Robert Gober au MoMA

    Il appartient au cercle des artistes contemporains singuliers dont chacune des apparitions crée l’événement tant elles sont rares. Robert Gober, ses jambes en cire qui surgissent des murs et ses lavabos en faïence qui rappellent que chez l’artiste américain une partie de l’inspiration vient de Marcel Duchamp, a droit à sa grande rétrospective au Museum of Modern Art de New York. Une exposition majeure, la plus importante consacrée à l’artiste aux Etats-Unis, qui regroupe 130 œuvres du milieu des années 1980 à nos jours. A ne pas manquer si vous êtes dans le coin.

    « Robert Gober : The Heart is not a Metaphor », jusqu’au 18 janvier 2015, www.moma.org

    Crédits: Dr
sean layland

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