Bilan

Agenda

La vie surréaliste de Max Ernst
  • «L’ange du foyer ou le triomphe du surréalisme»,Max Ernst, 1937. Crédits: 2012, ProLitteris, Zurich.
  • Lichtenstein, une rétrospective Crédits: Martin P. Bühler.
  • Dynamo Crédits: Dr, Keystone
  • Gianni Piacentino Crédits: Dr
  • The picassos are here Crédits: Succession Picasso

Il a été dada, puis surréaliste, a joué les chercheurs d’or pour Buñuel et exposé avec le Blaue Reiter de Berlin. Né en 1881, mort en 1976, la vie de Max Ernst c’est une aventure de l’art qui traverse les avant-gardes. Une épopée fantastique à qui la Fondation Beyeler rend hommage à travers une rétrospective gigantesque comme l’œuvre de l’artiste allemand n’en a jamais connu en Suisse.

Cent septante tableaux, dessins, sculptures racontent cet enfant du siècle qui prétendait avoir soufflé à Jackson Pollock sa technique du dripping. Des techniques, justement. Max Ernst restera comme le plus empiriste des artistes de son époque. En 1925, il invente le frottage qui consiste à couvrir de mine de plomb une feuille de papier posée sur une surface quelconque.

Histoire d’en révéler les dessins inattendus, les figures imaginaires cachées dans les méandres de la matière. Le pendant graphique de l’écriture automatique. L’année suivante, alors qu’il collabore avec Miró aux décors des Ballets russes de Diaghilev, il développe le grattage en griffant directement la peinture sur la toile. Le hasard comme le révélateur de l’inconscient.

Mais sa grande œuvre reste Une semaine de bonté ou les sept éléments capitaux, 182 collages que Max Ernst réalise en quelques semaines pendant un séjour en Italie en 1933. Cinq cahiers où l’artiste compose des scènes oniriques à partir d’illustrations découpées dans des ouvrages du XIXe siècle, dont certaines de Gustave Doré.

Rêveries bizarres et drôles où les hommes sont affublés de têtes d’oiseau et les femmes portent des ailes de succube. Farce violente à l’érotisme affiché et à l’anticléricalisme assumé (on se souvient de sa toile La Vierge corrigeant l’Enfant Jésus de 1925), la semaine de bonté exploite les thèmes tumultueux du surréalisme.

Un tumulte qu’Ernst expérimente bientôt dans sa biographie. Déclaré « étranger ennemi » par le gouvernement de Vichy, il s’échappe vers les Etats-Unis grâce à Peggy Guggenheim, qu’il épouse, avant de fuir cette union à Sedona dans le désert de l’Arizona. Remarié pour la quatrième fois, l’artiste allemand peint, sculpte, reçoit Duchamp, Man Ray et fait l’étonnement des Indiens navajos.

De retour à Paris en 1953, il est radié des surréalistes par André Breton pour avoir reçu le Grand Prix de la Biennale de Venise. Il s’éteint le 1er avril 1976 en laissant une œuvre majeure à l’humour ravageur et à l’invention légendaire.

Ernst racontait ainsi : « J’ai eu mon premier contact avec le monde sensible lorsque je suis sorti de l’œuf que ma mère déposa dans le nid d’un aigle qui le couva pendant sept ans. » Presque comme Léonard de Vinci.

Max Ernst, du 26 mai au 8 septembre, www.fondationbeyeler.ch

Lichtenstein, une rétrospective

A Warhol le pop art de la consommation. A Lichtenstein celui issu de la BD populaire. La Tate Modern de Londres consacre une rétrospective de l’œuvre de l’artiste américain qui trouvait son inspiration dans les comics. Le tour de l’œuvre en 125 tableaux et sculptures. Whaam !

Tate Modern, Londres, jusqu’au 27 mai, www.tate.org

Dynamo

Comment les artistes contemporains expriment le mouvement, l’espace et la lumière ? Organisée par Serge Lemoine, l’exposition Dynamo fait le tour de cette question qui agite la création depuis le début du XXe siècle.

Un parcours balisé par 200 œuvres signées Jeppe Hein, Ann Veronica Janssens, Anish Kapoor, Xavier Veilhan et des Suisses John Armleder, Philippe Decrauzat, Stéphane Dafflon et Felice Varini.

Grand Palais, Paris, jusqu’au 22 juillet, www.grandpalais.fr

Gianni Piacentino

Difficile d’imaginer dans ces maquettes de véhicules carénés comme des fusées que leur auteur roula jadis pour l’Arte Povera. Explication de ce parcours singulier au Centre d’art contemporain de Genève, qui présente la première rétrospective en Suisse de Gianni Piacentino.

Centre d’art contemporain, Genève, du 5 juin au 18 août, www.centre.ch 

The Picassos are here!

Figure emblématique de l’art du XXe siècle, Picasso s’accroche aux murs du Kunstmuseum de Bâle. Particularité de l’exposition ? Toutes les œuvres présentées proviennent des collections privées de la région, dont celles de la Fondation Beyeler. Histoire de confirmer qu’en Suisse se trouvent des trésors bien cachés.

Kunstmuseum Basel, jusqu’au 21 juillet, www.kunstmuseumbasel.ch

Livia Manzoni

Aucun titre

Lui écrire

Aucune biographie

Du même auteur:

Les fourres qui nous emballent
Objectif: compact

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."