Bilan

A l’étranger

A l’étranger par Etienne Dumont

«Marguerite d’Autriche» de Bernard van Orley, Bozar, Bruxelles 2019. (Crédits: Dr)

Bruxelles

Bernard van Orley à Bozar. Cela peut sembler étrange. Mais l’artiste belge, l’un des plus importants du XVIe siècle flamand, n’avait fait jusqu’ici l’objet d’aucune véritable exposition. Après Théodore van Loon, le Palais des beaux-arts répare un nouvel oubli. Né en 1487 et mort en 1541, cet homme de cour a aussi bien donné des tableaux que des cartons de tapisserie ou de vitraux. Il s’est inséré dans tout un univers créatif, qu’il s’agit de restituer. Bozar regroupe ainsi jusqu’au 26 mai des pièces rarement vues, venues du monde rentier.

(www.bozar.be)


(Crédits: Palazzop Strozzi 2019)

Florence

Verrocchio au Palazzo Strozzi. Peintre, sculpteur, orfèvre, Andrea di Cione di Michele (1435-1488), dit simplement Verrocchio, a dirigé un énorme atelier dans la Florence des Médicis. Celui-ci produisait de tout, mais au plus haut niveau. Le chef d’entreprise a formé non seulement Léonard de Vinci, mais aussi Botticelli, Ghirlandaio ou Le Pérugin. Ces élèves figurent jusqu’au 14 juillet dans la première rétrospective jamais consacrée à une figure clé de la Renaissance. Après le Strozzi, l’exposition ira à Washington, lestée de son contexte architectural. (www.palazzostrozzi.it).


(Crédits: Keystone)

Londres

Mary Quant au Victoria & Albert Museum. Véritable musée de la mode, le V & A ne montre pas que la maison Dior jusqu’au 14 juillet. Du 6 avril au 16 février 2020, l’institution rend hommage à Mary Quant, la reine des «sixties». Aujourd’hui âgée de 85 ans, l’Anglaise a commencé par tenir un magasin sur King’s Road, puis elle a créé sa propre ligne. La minijupe, c’est elle. La créatrice a fait ses adieux en 2000, mais il subsiste 400 de ses boutiques dans le monde. L’exposition proposera son style, voulu accessible à toutes les femmes. (www.vam.ac.uk)


(Crédits: Ralph Rugoff, le commissaire de la Biennale de Venise / Photo Getty/AFP)

Venise

La Biennale. Elle tient bon la rampe depuis 1895. La Biennale reste l’étalon de ce genre de manifestations devenues toujours plus bourgeonnantes. Aux Giardini et à leurs pavillons nationaux se sont adjoints l’Arsenale, puis divers lieux squattés en ville. Le commissaire de cette 58e édition s’appelle Ralph Rugoff. L’Anglais a choisi comme titre «May You Live In Interesting Times», ce qui n’engage pas à grand-chose. La manifestation dure du 11 mai au 24 novembre. Pauline Budry et Renate Lorenz représentent la Suisse.

(www.labiennale.org)


(Crédits: Succession Victor Vasarely, Centre Pompidou, Paris 2019.)

Paris

Vasarely au Centre Pompidou. Succès public surprise pour le plasticien qui a marqué en France les années 1960 et 1970. Le père de l’op art offrait des compositions qui jouaient de faux effets de profondeur, alors qu’il s’agissait en principe de constructivisme. La mode a mis le Hongrois à toutes les sauces, du foulard à la couverture de disque en passant par la façade d’immeuble. Normal que cette débauche de ronds et de carrés colorés se soit démodée. Après Madrid, Paris signe son retour en grâce. Jusqu’au 6 mai. (www.centrepompidou.fr)

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