Bilan

Swissroc rachète cinq sites industriels de Gétaz-Miauton

A l’issue d’une procédure d’appel d’offres en deux phases, Swissroc Investment a mis la main sur cinq propriétés commerciales et industrielles du groupe Gétaz Miauton.

  • Le plus grand des cinq sites acquis, Aigle (VD), comprend 58'000 m2.

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  • Le site de Bulle (FR) comprend 12’800 m2.

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  • Le site de Bussigny (VD) comprend 11'600 m2.

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  • Le site de Viège (VS) comprend 2'600 m2.

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  • Le site de Givisiez (FR) comprend 5'o00 m2.

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Après son rachat par Blackstone fin 2019, CRH Europe Distribution (qui avait acquis le groupe Gétaz Miauton au printemps 2007) a été renommé Building Materials Suisse (BMS), filiale du Groupe BME (Building Materials Europe). Se retrouvant au fil du temps avec de nombreux sites, parfois très proches, BMS a décidé d’optimiser ses points de vente. D’où la procédure d’appel d’offres en deux phases, lancée en septembre 2020 par CBRE. Douze propriétés commerciales et industrielles ont été mises en vente.

Après avoir reçu des offres en direct, BMS en a retiré trois du processus (dont Châtel-Saint-Denis). Au final, sur les six sites romands, cinq ont été remporté à fin mars par le groupe Swissroc (via son véhicule d’investissement « Swissroc Industrial Opportunities (CH) SA ») pour une somme de l’ordre de 50 millions de francs. Cela concerne Bussigny (11'600 m2), Bulle (12’800 m2), Givisiez (5000 m2), Viège (2600 m2) et Aigle (58'000 m2). D’après le site internet de BME, le sixième site romand, Villeneuve, aurait pour sa part été cédé au groupe Orllati. Du côté alémanique, c’est le groupe HIAG qui est parvenu à mettre la main sur la majorité des sites mis en vente par BME.

Un potentiel de développement considérable

Cyril de Bavier, CEO de Swissroc Group

«Ces sites se caractérisent par une grande mixité en termes de maturité de projet (repositionnement, développement, stable) et offrent un potentiel de développement considérable grâce à leurs réserves à bâtir et leur excellente localisation», commente Cyril de Bavier, CEO de Swissroc Group. 

A ce propos, BMS devrait devenir locataire de la moitié des surfaces à Aigle. A Bulle, une demande d’autorisation de construire va être déposée pour édifier une halle pour BMS. Concernant, Givisiez (FR), un plan de quartier est à l’étude. Enfin, rappelons que Bussigny est devenu LA plateforme logistique de la Suisse romande, donc les possibilités de valorisation sont infinies. «Ce sont vraiment des sites à travailler. Dans ce marché, vous avez d’un côté l’immobilier résidentiel avec un rendement de 3%, cher à l’entretien et de nombreux locataires pas toujours faciles; de l’autre côté, il y a ce type de surfaces industrielles où les rendements sont au minimum de 5%, très peu coûteuses l’entretien, et avec peu de locataires», résume le CEO.

Objectif: un portefeuille de 500 millions de francs

Pour finaliser le montage de cette première grosse opération et créer un véhicule d’investissement, Swissroc a œuvré avec l’étude Borel & Barbey (legal), l’étude Kellerhals Carrard (structuring) et UBS (financement). «Sur cette première acquisition, les actionnaires de Swissroc et leurs proches ont sur-souscrit. Cette première opération va servir de socle de départ. Nous voulons enchaîner avec plusieurs autres acquisitions et lever en tout cas 200 millions de francs pour arriver à notre objectif d’un portefeuille de 500 millions de francs.»

L’objectif? «Avec l’attrait du franc suisse et de l’immobilier comme classe d’actifs, nous souhaitons nous développer dans le métier de l’asset management: gagner la confiance des acteurs institutionnels et viser une cotation en bourse», précise Cyril de Bavier. Ce dernier mise sur la logistique, l’artisanat, les datas centers et le médical. «A noter que c’est l’une des classes d’actifs qui reste accessible aux investisseurs étrangers.»

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

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Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin 2019.

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