Bilan

Richemont inaugure un écrin écologique genevois de l'horlogerie

Le nouveau Campus de Richemont alimenté entièrement en énergies renouvelables a été inauguré mardi à Meyrin (GE).

Le site accueille déjà 1000 collaborateurs, 10% du secteur dans le canton. Près de 200 autres pourraient suivre d'ici 2020.

Crédits: Richemont

Des maisons horlogères et une école des métiers et des arts de ce secteur rassemblées sur 45'000 m2. Le nouveau Campus de Richemont alimenté entièrement en énergies renouvelables a été inauguré mardi à Meyrin (GE).

"C'est la rencontre de l'industrie, de l'innovation horlogère et de l'innovation écologique", a dit devant quelque 180 personnes le président du Conseil d'Etat genevois François Longchamp. Le Campus genevois de Haute horlogerie (CGHH), pensé en 2010 et qui fait partie de Richemont International, aura coûté 180 millions de francs. Soit 80 de plus que le chantier de départ qui a été redimensionné.

Le site accueille déjà 1000 collaborateurs, 10% du secteur dans le canton. Près de 200 autres pourraient suivre d'ici 2020.

Tous sont actifs dans la recherche, la formation, l'innovation ou la promotion des métiers horlogers. Richemont voulait montrer son attachement à Genève malgré des conditions financières qui ne figurent pas parmi les plus avantageuses, a affirmé le patron du groupe de luxe genevois Richard Lepeu. Mais aussi provoquer des interactions.

Site avec 100% d'énergies vertes

A la manufacture de Roger Dubuis sont venus s'ajouter trois bâtiments, reliés par des cours intérieures. Le site utilise à 100% des énergies renouvelables.

Il rassemble 2600 m2 de panneaux solaires photovoltaïques, plus de 50% de béton recyclé, 40 sondes géothermiques et un système d'aérorefroidisseur adiabatique couvrant près de 80% des besoins annuels en froid. Une gare se trouve juste à côté et la fréquence des trains devrait être étendue.

Elément principal de l'incubateur, l'Ecole des Métiers et Artisans de Haute Horlogerie encadre depuis 2012 des apprentis, 95% de ses activités. Elle propose par ailleurs d'autres formations, également pour le public, ou des évaluations et certifications de compétences, dans les domaines de l'horlogerie, de la micromécanique et des métiers d'art.

Cette école, qui dispose d'antennes à Dallas, Hong Kong et Shanghai, est ouverte à l'ensemble des acteurs de l'horlogerie qui le souhaitent. De 32 apprentis actuellement, elle doit s'étendre à une cinquantaine et sept formateurs par an d'ici 2020. Cinq maisons de Richemont sont partenaires, dont Roger Dubuis, Vacheron Constantin et Van Cleef & Arpels.

Plusieurs ateliers présents

Ces derniers ont aussi aménagé sur le site une partie de leurs activités. Avec deux autres entreprises du groupe de luxe genevois, Cartier et Jaeger-LeCoultre qui a envoyé une soixantaine de personnes, dont ses équipes internationales et l'administration de sa filiale suisse.

Pour la marque vaudoise, le campus permet de se rapprocher "des boutiques et des grands axes", explique l'un de ses responsables. Dans l'atelier d'émail, des pièces demandent jusqu'à 100 heures de travail.

L'Atelier de Maroquinerie, lancé fin 2014, peut fabriquer des bracelets pour les montres du groupe en une heure. Il complète le dispositif avec Richemont Europe.

La Fondation de la Haute Horlogerie s'établira dans quelques semaines. Un atelier de polissage également. Le site pourrait aussi s'élargir à d'autres sociétés. Des réserves foncières peuvent être exploitées.

Richemont a supprimé récemment 500 postes dans ses activités suisses, dégraissage qui s'est matérialisé par une centaine de licenciements. Le numéro deux mondial du luxe emploie au total environ 9000 collaborateurs en Suisse.

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