Bilan

Choisir le bon courtier grâce à la startup Bestag

Une startup suisse cartonne grâce à son logiciel qui sélectionne les meilleurs professionnels en vue d’une vente immobilière.

Francisco Hernandez (à g.), directeur de Bestag pour la Suisse romande, et Patrice Choffat, fondateur et CEO.

Crédits: DR

Fondée fin 2017, la startup vaudoise Bestag dépassera les 200 millions de francs sous mandat ce printemps depuis son lancement par Patrice Choffat. Autre chiffre communiqué: grâce à son logiciel, elle est à l’origine de 65 millions de francs de transactions immobilières. Des ventes réalisées dans l’ensemble des cantons romands, ainsi que dans sept cantons alémaniques et le Tessin.

Que propose-t-elle? La jeune pousse a développé un logiciel qui scrute en permanence dix sites suisses d’annonces immobilières. Cela lui permet de répertorier les numéros à appeler, le nom éventuel du courtier, depuis combien de temps tel bien est en vente, le changement de courtier pour tel et tel bien, le prix proposé (lorsqu’il est indiqué), etc. A partir de ces informations, les équipes de Bestag font de l’analyse de données. «Pour chaque bien immobilier pris individuellement, cet outil identifie en permanence les trois courtiers les plus compétents pour le commercialiser», résume Francisco Hernandez, directeur pour la Suisse romande.

Un système original

Cliente de Bestag, Martine Düscher cherchait à vendre son bien atypique à La Chaux-de-Fonds (NE), une vaste ferme en zone agricole ne pouvant être agrandie. «Après avoir découvert Bestag en faisant une recherche via un moteur de recherche, j’ai fait la connaissance de Francisco Hernandez. Je craignais le fait de devoir payer une seconde commission, or cela ne fonctionne pas ainsi. Bestag se rémunère sur la commission du courtier. Avec ce système original, nous avons rencontré trois différents courtiers et avons pu en choisir un qui a été très efficace, bien qu’il ne fasse jamais de publicité et que notre bien soit très atypique.» Initiée à la fin de l’été 2020, la démarche a abouti à une vente finalisée chez le notaire à la fin de cet hiver.

«Pour évaluer les performances passées des courtiers, notre logiciel enregistre si une vente s’est faite ou non et le nombre éventuel d’ajustements du prix. Si la vente s’est déroulée dans un laps de temps relativement court, de l’ordre d’environ trois mois, par exemple, alors cela signifie qu’il n’y a pas eu de discount significatif sur le bien en question», précise le CEO Patrice Choffat, désormais installé à Zurich. Autre particularité intéressante de cette startup: «Pour assurer une vente au meilleur prix, nous préconisons un paiement du courtier à la performance. Le courtier risque une partie de sa commission, mais pour une très bonne vente, il gagnera plus que la norme standard de sa région. Cette dernière étant de 3% sur Genève et Vaud, par exemple», ajoute Francisco Hernandez.

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN DE 2019 A 2021

Lui écrire

Serge Guertchakoff a été rédacteur en chef de Bilan de 2019 à 2021, et est l'auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin 2019, avant de céder la place à Julien de Weck à l'été 2021.

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