Bilan

L'immobilier neuchâtelois et ses disparités

Les différences continuent à se creuser dans le marché immobilier neuchâtelois. Les régions connaissent des développement bien différents au niveau des prix et de la disponibilité des biens. C'est ce qu'indique une étude réalisée par la Banque cantonale neuchâteloise.

Les loyers demeurent en moyenne moins élevés dans le haut du canton.

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Pour une même villa, il faut débourser 813’000 francs dans la région du Locle et 1’258’000 sur le Littoral. L’étude de la Banque cantonale neuchâteloise (BCN) témoigne toujours de certaines disparités au sein du marché immobilier. La différence de prix est toujours notable entre ce qui est connu comme “le Haut” et “le Bas”. Les villas connaissent une légère baisse des prix (0,9%) en 2019, mais devraient reprendre leur hausse entamée il y a une dizaine d’année.

Crédits: BCN.
Crédits: BCN.

Le prix moyen d’un tel bien reste moins cher à Neuchâtel que chez les voisins. Il se situe pour l’ensemble du canton à 1’091’000 francs, contre 1’387’000 francs pour la moyenne helvétique. L’étude mentionne la volonté des ménages d’acheter des villas, mais évoque également un “haut niveau des prix et des exigences à remplir en matière de financement”. De quoi empêcher la concrétisation d’achat.

Le marché de la PPE

Les prix ont augmenté pour le marché de la propriété par étage (PPE). La hausse a toutefois ralenti au cours du deuxième trimestre, et il y a même eu un recul des prix lors du dernier trimestre. Les experts de la BCN expliquent ce phénomène par l’évolution démographique. En absolu, peu de personnes s’installent dans le canton de Neuchâtel.

La demande est contenue et ne génère pas de hausse. En plus de cela, la crise actuelle du Covid-19 impacte également les prix. Ces deux facteurs suggèrent que le recul observé au dernier trimestre se poursuivra au cours de l’année 2020. L’étude réfute l’hypothèse d’un effondrement des prix, grâce aux taux d’intérêts très bas.

Baisse des demandes de permis, augmentation de l’offre

Les projets se concrétisent. Il y a donc eu moins de demandes de permis en 2019. La BCN rappelle dans son étude que ce phénomène est comparable au canton de Vaud. A cette baisse de demandes de permis s’ajoute l’augmentation de l’offre d’appartements en PPE, à hauteur de 5,1% au dernier trimestre.

La répartition s’est bien faite géographiquement, et une quinzaine de projets de plus de 5 millions de francs ont reçu le feu vert au niveau du permis de construire. En tout, cela représente 550 appartement sur le marché à court terme.

Crédits: BCN.

Les disparités entre régions sont toujours présentes. Au Locle, région la moins chère, un appartement en PPE moyen coûte environ 477’000 francs. Ce bien fictif de 110m2 de surface habitable se monnaie 921’000 francs dans le Littoral neuchâtelois.

Crédits: BCN.

Logements vacants: un vrai souci

La moyenne suisse des logements vacants se situe à 1,7%. Elle atteint 2,4% dans le canton de Neuchâtel. Pourquoi ? D’une part, le recul démographique continue de peser sur le marché des logements. Autant les autorités que les patrons parlent d’un phénomène d’exode. Les travailleurs se logent parfois à Gampelen, La Neuveville ou encore du côté de Grandson. Les cantons voisins attirent grâce à leur fiscalité. Autre facteur qui pèse dans la balance: la construction. Beaucoup d’immeubles - et donc de logements - sont sortis de terre au cours des dernières années, ce qui contribue à asseoir ou augmenter le taux de vacance.

Et après la crise ?

Le marché du logement pourraient bien changer après la crise du Covid-19. “Le télétravail appelle de nouvelles typologies de logements, les services en ligne entraînent une demande accrue pour des locaux de logistique, l’immobilier de la santé redevient une évidence et la digitalisation de l’immobilier va s’accélérer” souligne l’étude.

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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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