Bilan

Les deux principaux groupes immobiliers britanniques dans le rouge

Le vote pour le Brexit s'est traduit par la première baisse de la valeur des immeubles de bureaux à Londres depuis 2009, après plusieurs années de forte croissance.

La décision des Britanniques de quitter l'Union européenne a entraîné une vague d'inquiétude autour du marché immobilier au Royaume-Uni.

Crédits: Reuters

Les deux principaux groupes immobiliers britanniques, Land Securities et British Land, sont tombés dans le rouge au premier semestre achevé fin septembre, en raison d'une baisse de la valeur des biens dans la foulée du vote pour le Brexit.

Dans un communiqué publié mercredi, British Land, le deuxième groupe du secteur au Royaume-Uni, a annoncé une perte avant impôt de 205 millions de livres (239 millions d'euros) sur les six premiers mois de son exercice décalé.

Il était pourtant encore nettement bénéficiaire un an plus tôt avec un profit avant impôt de 823 millions de livres.

Signe de la mauvaise passe traversée par les spécialistes de l'immobilier depuis le référendum, la valeur de son portefeuille d'actifs a reculé de 2,8% à 13,9 milliards de livres.

"Nous sommes conscients que l'avenir est incertain mais nous sommes confiants dans notre capacité à dégager du chiffre d'affaires et notre solide bilan permet à notre activité de résister", explique dans le communiqué Chris Grigg, directeur général du groupe.

British Land explique que le vote pour le Brexit s'est traduit par la première baisse de la valeur des immeubles de bureaux à Londres depuis 2009, après plusieurs années de forte croissance.

Le groupe s'inquiète de l'impact à venir du Brexit tant sur les entreprises qui occupent actuellement des bureaux que sur les projets d'investissement au Royaume-Uni.

Le premier acteur du secteur, Land Securities, a également été secoué. Il a publié mardi une perte avant impôt de 95 millions de livres au premier semestre clos fin septembre, contre un bénéfice de 707,9 millions un an plus tôt.

Son directeur général, Robert Noel, a évoqué dans un communiqué "l'incertitude actuelle du marché".

La décision des Britanniques de quitter l'Union européenne a entraîné une vague d'inquiétude autour du marché immobilier au Royaume-Uni, en plein boom ces dernières années. Au moment du référendum, les prix de la pierre dans la capitale dépassaient de 54% le pic atteint avant la crise financière internationale de 2008-2009.

Plusieurs sociétés financières ont même été contraintes de geler certains fonds dans l'immobilier commercial au début juillet, à cause d'un afflux d'investisseurs pressés de récupérer leur mise face à la menace d'une chute des cours.

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