Bilan

Le résidentiel nourrit le risque de bulle au 1er trimestre

Le risque de bulle immobilière est resté au premier trimestre à des niveaux élevés, inférieurs toutefois au pic atteint l'été dernier. L'augmentation des prix de biens résidentiels a encore perturbé un marché passablement sous pression, selon les observations réalisées par les économistes d'UBS.

Les prix dans le résidentiel ont accéléré entre janvier et mars, progressant de 4,4% sur un an en moyenne.

Crédits: Keystone

L'indice de bulle immobilière calculé par le numéro un bancaire helvétique s'est fixé à 1,80 point, en légère augmentation par rapport au dernier partiel 2020 (1,73 point), indique UBS jeudi. La grande banque avait constaté une véritable envolée au troisième trimestre, à 2,01 points, un sommet jamais atteint depuis plus de cinq ans.

Les prix dans le résidentiel ont accéléré entre janvier et mars, progressant de 4,4% sur un an en moyenne, affirment les économistes de la grande banque. Il s'agit de la hausse la plus vigoureuse enregistrée au cours des huit dernières années, avertissent-ils.

Suivant toujours une tendance inversée, les loyers ont continué leur tassement, de 2,5% au premier trimestre. UBS y perçoit une dépendance "exacerbée" à la faiblesse des taux. Les constructions d'immeubles locatifs se poursuivent à un rythme soutenu, dopées par des conditions de financement favorables.

Les grandes zones urbaines de Genève, Lausanne, Zurich et Bâle sont les premières concernées par le risque de bulle. UBS perçoit néanmoins des risques de liquidités au Tessin, ainsi que dans le Haut neuchâtelois et le Jura vaudois.

Le risque de bulle aurait pu véritablement s'envoler, mais a été maintenu à des niveaux raisonnables grâce à la hausse des revenus des ménages, lié à la reprise économique post-Covid qui se dessine pour l'instant. La demande en crédits hypothécaires et en appartements locatifs demeure stable, explique la banque aux trois clés dans son communiqué.

Le danger n'est pas écarté pour autant, UBS prévoyant la poursuite de cette évolution divergente, soit hausse des prix de l'immobilier résidentiel et recul des loyers. Une fois la crise traversée, les déséquilibres seront bien plus forts qu'avant celle-ci.

UBS prévoit une nouvelle hausse de l'indice au 2e trimestre, qui devrait néanmoins terminer l'année sur une note stable, à 1,73 point.

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