Bilan

L'indice des bulles immobilières reste dans la zone de risque

L'indice des bulles immobilières a affiché une certaine stabilité au troisième trimestre, passant à 1,38 point, contre 1,37 point au trimestre précédent.

Le contexte actuel s'avère peu favorable aux bailleurs. La grande banque affirme que le rapport prix/loyer s'est dégradé lors de la période sous revue, en raison du recul des loyers.

Crédits: Keystone

L'indice des bulles immobilières a affiché une certaine stabilité au troisième trimestre, passant à 1,38 point, contre 1,37 point au trimestre précédent. Il est resté dans la zone de risque, selon les chiffres publiés mercredi par UBS. Deux facteurs pèsent sur l'indice, à savoir la stagnation des prix nominaux des logements en propriété et une demande moindre d'appartements en PPE acquis dans un but de placement.

La banque constate par ailleurs une "croissance soutenue" des volumes hypothécaires durant la période sous revue (+3,4%). Comparé à l'évolution des revenus des ménages, ce chiffre se situe toujours bien au-dessus de sa moyenne à long terme, précise UBS dans son communiqué.

Le calme est revenu sur le marché immobilier, à en croire la stabilisation des prix des logements en propriété en comparaison au trimestre précédent. UBS souligne toutefois que les déséquilibres perdurent, notamment en raison de l'inflation négative et de la baisse des revenus des ménages. Cette situation a débouché sur une augmentation du prix des logements en propriété de 3,1% sur un an.

Le contexte actuel s'avère peu favorable aux bailleurs. La grande banque affirme que le rapport prix/loyer s'est dégradé lors de la période sous revue, en raison du recul des loyers. Il faut ajouter à cela une recrudescence de logements vacants (+1,8%). Un relèvement des loyers n'apparaît pas "réaliste" alors que les prix à la consommation chutent.

Les taux d'intérêt négatifs ne semblent plus déployer les effets positifs sur la demande de logements en propriété. Les taux de croissance annuelle des prix est redescendue au niveau de l'année dernière. En outre, les achats de logements dans un but de placement n'ont plus la cote: la demande a plongé de 18,7%, contre 20% en début d'année, niveau record.

UBS se montre pessimiste pour l'évolution du marché du logements lors des prochains trimestres. Le ralentissement conjoncturel actuel devrait se faire sentir encore davantage, conclut la grande banque.

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